Le blog de Dawn Girl

19 janvier 2020

Pétronille de Amélie Nothomb

Petronille

 

Lors d'une séance de dédicaces, l'écrivain Amélie Nothomb rencontre pour la première fois Pétronille, l'une de ses plus fidèles lectrices, avec qui elle correspond depuis quelques temps. L'auteur est très surprise par l'apparence de Pétronille ; elle la prend au départ pour un adolescent de quinze ans. Elles vont devenir amies et partager leur goût commun pour un doux breuvage : le champagne.

 J'avais lu une douzaine de livres d'Amélie Nothomb quand j'étais plus jeune. Pour des raisons que j'ai la flemme d'expliquer ici, j'étais fâchée avec cet écrivain et je n'avais plus lu un seul de ses romans depuis 2009.

"Pétronille" m'a un peu réconciliée avec elle: ce roman est plaisant et ne se barre pas trop dans des délires psychédéliques ; on retrouve la plume d'Amélie Nothomb avec plaisir. J'ai beaucoup aimé le personnage de Pétronille, qui n'a peur de rien et se fiche complètement de ce que les gens pensent. J'ai failli mourir de rire en l'imaginant interpeller le serveur du Ritz pour qu'il remplisse sa coupe de champagne vide en s'écriant : "Marée basse !". Elle est talentueuse, rebelle, (presque) sans-gêne ; elle se barre au Sahara sur un coup de tête ; j'adorerais être un électron libre comme elle et je pense qu'elle plaira à beaucoup de lecteurs.

Bref j'ai aimé ce livre ; désormais je différencie Amélie Nothomb l'auteur et Amélie Nothomb le personnage de fiction, et je ne vais pas chercher plus loin. Je pense que c'est la meilleure stratégie à adopter avec elle :-)

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14 janvier 2020

Prochainement sur ce blog... (ou comment faire du teasing)

Je suis en train de terminer un article. J'ai commencé à le rédiger début novembre ; j'hésitais à le publier mais je me suis décidée à le faire. Comme je suis dessus depuis deux mois, il sera un peu mieux rédigé que d'habitude, avec des images dedans et tout. Cet article parlera d'un sujet que j'avais déjà évoqué vite fait il y a très longtemps (genre en 2005) mais que je n'avais jamais approfondi car mon mode de vie ne s'y prêtait pas. Mais depuis quelques temps c'est redevenu d'actualité.

Voilà comment on ménage le suspense :-D

Par contre je ne pense pas le publier avant février au moins ; non pas pour vous faire languir mais parce que ma fille a une intervention chirurgicale prévue fin janvier, que ça va être une période un peu pourrite donc je préfère parler de tout ça plus tard.

Côté lectures j'ai terminé le tome 8 de "La petite maison dans la prairie" ; il me reste 50 pages pour finir "Les yeux ouverts" de Marguerite Yourcenar (je ne serai pas fâchée d'arriver au bout). J'ai prévu de lire "20 000 lieues sous les mers" fin janvier et de faire un article ensuite.

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29 décembre 2019

L'été meurtrier de Sébastien Japrisot

ete meurtrier

Dans les années 70, une jeune femme de 20 ans, Eliane, vient s'installer dans un village du sud de la France avec sa mère (surnommée Eva Braun en raison de ses origines germaniques) et son père lourdement handicapé (qu'on ne voit jamais). A cause de son attitude provocatrice, Eliane attire tous les regards et devient l'objet de rumeurs dans le village. Très vite, elle séduit Florimond, un habitant du village, (surnommé Pin-Pon car il travaille comme pompier volontaire), et vient vivre avec lui dans la maison qu'il partage avec sa mère, sa tante et ses deux frères.

Il s'avère qu'Eliane est en fait née d'un viol collectif subi par sa mère vingt ans plus tôt ; l'un des trois violeurs serait le père de Pin-Pon. C'est pour cette raison qu'elle a séduit ce dernier, son but étant de faire payer les agresseurs...

Ce roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1983 ; un très bon film que j'avais vu il y a longtemps déjà. En lisant le livre je visualisais donc les acteurs du film ; je connaissais déjà l'histoire et son dénouement, mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier grandement la lecture. C'est bien écrit ; les personnages sont attachants ; j'imaginais très bien le village du sud entre montagnes et arrière-pays. Ce roman m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de Sébastien Japrisot (pour info, c'est également lui qui a écrit "Un long dimanche de fiançailles").

(actuellement je lis un livre d'entretiens de Marguerite Yourcenar, mais je ne ferai pas d'article dessus car c'est loin d'être passionnant ^^)

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16 décembre 2019

Lectures de décembre

J'avais 18 ans de Elisabeth Fanger

18

 

1974. Elisabeth (dite Lili), 18 ans, s'ennuie dans sa vie dorée de jeune fille riche. Elle sèche le lycée et sort tous les soirs en boîte de nuit avec ses meilleures amies. Lors d'une soirée, elle rencontre Bada, un garçon de Belleville dont elle tombe follement amoureuse. Un soir, Bada lui téléphone, paniqué : il vient de braquer une banque avec plusieurs complices ; il y a des victimes. Lili accueille Bada chez lui après que ce dernier a semé la police. Le lendemain, ils partent en cavale avec un ami de Bada et la petite amie de ce dernier. La cavale durera deux ans et se terminera en Grèce pour Lili, seule, sans bagages et sans argent. Elle y restera 3 mois avant de rentrer en France.

Cela faisait très longtemps que j'avais envie de lire ce livre ; à l'époque de sa sortie (en 2004), j'avais vu l'interview d'Elisabeth Fanger dans l'émission Tout le monde en parle. Evidemment, la recette plaît toujours et comme beaucoup de personnes, je marche à fond : les beaux quartiers de Paris, l'argent facile, l'illégalité, la fuite à l'étranger... On se demande comment tout cela va se terminer. 

Bada est en fait Sid Mohamed Badaoui, une figure du grand banditisme qui a fait partie du Gang des Postiches. Après sa mort, les braquages du gang ont continué jusqu'au milieu des années 80.

Au début, le personnage de Lili m'a un peu agacée avec son côté "pauvre petite fille riche" qui se prend pour une star de cinéma ; je la trouvais vraiment énervante et l'écriture était poussive. C'est au moment du braquage puis de la cavale que je me suis laissée prendre dans le récit. J'émets quelques doutes sur la véracité de certains points (j'ai du mal à croire qu'une soi-disant fille riche  des beaux quartiers parisiens prénomme sa fille Cindy et participe à Secret Story, m'enfin bon ce n'est que mon avis ^^), mais bon j'ai pris tout cela comme une histoire romancée. Et au final j'ai assez bien aimé. Je serais curieuse de voir le film qui a été tiré du livre ; je le regarderai si l'occasion se présente.

 

Le défilé des vanités de Cécile Sépulchre

 

defile vanites

 

 Martine Pouelzoc, alias Marine de Rubempré, parvient à décrocher un stage au sein du magazine Luxe Addict. Elle tente de se faire une place dans le milieu impitoyable de la mode en changeant de nom, de look et en jouant des coudes (et pas que des coudes ^^), au milieu de filles issues du sérail.

Je résume ainsi le livre, car c'est en substance ce que dit la quatrième de couverture, mais je trouve ce résumé un peu trompeur. En effet, on pense que Marine est le personnage principal et qu'on va la suivre tout au long du récit, mais il n'en est rien : il y a aussi Elisabeth, la rédactrice en chef, brillante mais vieillissante et accro à la chirurgie esthétique ; Raphaël, le Directeur Artistique que j'ai eu un peu de mal à cerner ; Agathe, la journaliste travailleuse et malheureuse en amour ; Bille, l'assistante boulotte et bûcheuse qui bosse dans l'ombre (enfin "boulotte", elle doit faire du 38 j'imagine) ; bref toute une galerie de personnages qu'on quitte et qu'on retrouve alternativement au fil des chapitres.

Je commence par le positif : c'est bien écrit ; on voit que l'auteur connaît très bien le milieu de la mode et ses codes. On se sent bien sûr vieille, grosse et moche au milieu de ces créatures très minces, friquées et bien sapées, mais c'est plaisant à lire. J'ai trouvé le personnage de Queen, la présidente du magazine à la fois burlesque et un peu cliché (elle est inspirée à mon avis d'Anna Wintour et d'autres papesses de la mode, en grossissant le trait bien sûr) ; celui de Ombeline la fille parfaite assez agaçant (bon elle a un prénom pourri quand même ; perso "Ombeline" ça me fait penser à "Ombilic"). Je pense que mon personnage préféré est Elisabeth : on sent qu'elle a gagné son poste de rédactrice en chef en travaillant d'arrache-pied pendant des années et qu'elle est tout à fait légitime à sa place. Son combat contre le jeunisme ambiant et sa prise de conscience sur ce qu'elle a raté dans sa vie personnelle sont assez touchants. Bref je m'attendais à une resucée à la sauce française du Diable s'habille en Prada, mais pas du tout ; c'est complètement différent.

En revanche, deux bémols pour moi : tout d'abord l'auteur, pour accentuer le côté "provinciale qui débarque à Paris", a affublé la future stagiaire du patronyme "Martine Pouelzoc" ; cette dernière étant originaire de Plougasnou, dans le Finistère. Je suis bretonne et j'en ai ras le bol qu'on fasse passer la Bretagne pour une terre de bouseux. Je sais que ce n'est pas le sujet du livre, mais il ne faut pas avoir fait Normale Sup pour voir que l'auteur a cherché des noms rigolos en "Plou", bah ouais ça fait tout de suite penser à "plouc" ; c'est plus marrant que si elle s'était appelée Dupont et avait débarqué de Schwindratzheim, hein.

Alors oui, il y a des petites villes bretonnes qui commencent par "Plou" ou "Plo" (Plougasnou existe réellement) ; mais il y a aussi une flopée de "Ker" ; et même, oh incroyable 90 % qui ne contiennent aucun des deux : Dinan, Saint Malo, Pontivy, Quimper, Lorient, etc etc... Et pour info, la majorité des noms de famille bretons ne commence pas par "Pou", mais comprend plutôt un "Le....", par exemple Le Calvez, Le Floc'h, Le Mercier, etc etc... Et pour finir, oui nous avons des bleds paumés en pleine cambrousse (je vis dans l'un d'entre eux d'ailleurs, bien qu'étant à la base originaire de Rennes), mais pas plus qu'en Picardie, qu'en Franche-Comté ou qu'en Alsace. Merde.

 Voilà, ça c'est dit :-)

Deuxième bémol : j'ai trouvé la fin complètement bâclée ; tout s'emballe d'un coup ; les gentils gagnent et les méchants sont out, tout le monde fait un gosse (désolée je spoile mais ça n'enlève pas la qualité du reste du livre). Bref c'est dommage car les premières centaines de pages sont vraiment bien écrites et agréables à lire.

 

Lecture en cours : "L'été meurtrier" de Sébastien Japrisot ; je peux déjà vous dire que ma critique sera positive :-)

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02 décembre 2019

Bilan (provisoire) des séances avec la psy d'Alice

Trois nouvelles séances ont eu lieu avec la psy ; la dernière en date s'est déroulée en couple avec B. En effet, la psy souhaitait nous voir tous les deux sans Alice pour qu'on puisse discuter de la situation sans lui créer de stress supplémentaire. Il ressort pas mal de choses de toutes ces séances ; ce n'est pas forcément évident de classer tout cela de manière organisée et cohérente. Le plus simple, je pense, est de faire un paragraphe par idée générale :

 

-Mon histoire avec mes parents, l'histoire de B. avec son ex et leurs enfants, ainsi que notre histoire à B. et à moi ; tous ces éléments ont créé un gloubiboulga qui est sans aucun doute en partie responsable des symptômes qui posent problème dans notre famille : les colères d'Alice, les séparations difficiles, le fait qu'Alice s'inquiète sans cesse pour moi et a du mal à se détacher...

-Sur 4 séances, j'ai pleuré 3 fois. Lors de la séance d'aujourd'hui, quand les vannes se sont ouvertes j'ai demandé un verre d'eau tellement je me suis sentie mal. Les pleurs qui sortent me font mal physiquement ; c'est de la douleur à l'état pur. Tout ceci fait tellement écho à ma propre histoire... La psy m'a demandé (tout en se doutant de la réponse), si j'avais été victime de violences. Je lui ai répondu : "Oui, de violences verbales" en pensant à mon père, mais j'aurais pu aussi parler de violences physiques en pensant à ma mère. Je me rappelle très bien m'être dit plusieurs fois qu'elle ne m'avait pas mis de claque depuis X jours ou semaines. Ce n'est quand même pas normal de se dire ça.

-Alice s'inquiète sans cesse pour moi. Quand je pleure, elle vient me dire que ça va aller ; elle me donne un mouchoir ou un dessin. Elle ne s'autorise pas à jouer. Je lui ai pourtant dit à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas à gérer mes émotions, qu'elle avait le droit de s'amuser sans moi, que tout allait bien pour moi. Ca me rend dingue parce qu'elle s'inquiète pour moi comme je m'inquiète pour ma mère. Je ne veux pas qu'elle me prenne en charge comme j'ai pris ma mère en charge ; je ne connais que trop bien la lourdeur de ce poids à porter.

-Concernant B., il se plaint qu'Alice le rejette par moments. Il a parlé de Maelle, sa fille aînée, qui le rejette depuis la naissance d'Alice, et le parallèle que cela engendre chez lui. Il a confessé avoir dit à Alice "Maelle ne veut pas me voir, et elle ne veut pas te voir non plus". Erreur, selon la psy (et je suis d'accord avec elle) : Alice risque de penser que c'est sa faute. Or Maelle ne rejette pas Alice personnellement, puisqu'elle ne la connaît pas. Elle rejette le concept, pas la personne. B. doit absolument dire à Alice que cette rupture est une histoire entre Maelle et lui, et qu'elle n'a rien à voir là-dedans. Elle a également dit (très subtilement, mais j'ai saisi le message et j'espère que B. aussi), que cette rupture avec Maelle et son rejet de la nouvelle famille de son père cachait peut-être autre chose du passé, quelque chose dans leur relation à eux, et/ou dans son lien conjugal à l'époque où il était  avec son ex-femme.

 -Alice risque de penser que ces ruptures familiales (B. avec Maelle et moi avec mon père) sont la norme puisqu'elle construit son image du monde sur ce qu'elle voit au quotidien. Elle risque de  reproduire le schéma une fois adulte, et de couper les ponts avec son père. Nous devons donc parler avec elle en lui expliquant que non, ce n'est pas la normalité d'être en rupture totale avec un membre de sa famille, et lui expliquer le pourquoi de ces ruptures, de façon à ce qu'elle ne comble pas les trous en se créant un scénario plus grave que la réalité.

 -On a également parlé des colères, des punitions, des terreurs nocturnes qu'on a pris (à tort) pour des colères. Du fait qu'à tout cela s'ajoute un facteur physiologique : sa surdité. Alice est une éponge. La psy l'a observée dans sa manière de bouger et de parler, et elle la trouve déjà pleine de tensions. Il faut dire que la pauvrette a hérité d'un terrain anxiogène pour se construire... A nous de lui donner un cadre aussi sécurisant que possible, en tenant compte de nos histoires personnelles et de nos vécus respectifs.

 -La maîtresse d'Alice m'a confirmé ce que la psy soupçonnait : quand elle a besoin d'aide, Alice ne la demande pas. Comme les adultes ne peuvent pas deviner ce dont elle a besoin, elle accumule les frustrations tout au long de la journée, ce qui peut expliquer qu'elle "explose" le soir pour évacuer tout ça. Je dois m'entretenir plus longuement avec la maîtresse jeudi prochain ; ce rendez-vous tombe plutôt bien.

 

En conclusion, on a déjà pas mal travaillé depuis le début des séances, fin octobre. Il y a encore beaucoup de travail, mais on constate déjà du changement : moins de colères, moins de cauchemars ; elle joue davantage dans sa chambre. Je suis heureuse qu'une personne extérieure ait confirmé à B. ce que je pensais par rapport à son ex et à Maelle et qu'il ait vu à quel point cela me faisait souffrir. J'espère qu'il va y réfléchir et faire ce qu'il faut par rapport à Alice. Moi je ne me sens pas du tout prête à lui parler de mon père, mais je sais que je vais devoir le faire :S 

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26 novembre 2019

Cinq semaines en ballon de Jules Verne

cinq-semaines-en-ballon

 

Le Docteur Samuel Fergusson décide de partir sur les traces des anciens explorateurs, et de parcourir l'Afrique d'est en ouest. Petite particularité par rapport à ses prédécesseurs : il va faire ce voyage en ballon (aérostat), ce moyen de transport étant beaucoup plus sûr selon lui. Il sera accompagné de son ami Dick Kennedy, ainsi que de Joe Wilson.

J'ai vraiment apprécié ce périple en Afrique ; je pense que j'ai même préféré ce livre au « Tour du Monde en 80 jours ». Les seuls bémols sont toutes ces formules scientifiques auxquelles je n'ai rien compris (mais qui sont essentielles pour expliquer la faisabilité du voyage en ballon) ; il y a également Kennedy qui bute allègrement un éléphant et deux lions et je n'ai pas trop aimé le côté chasseur en mode safari. Mais en-dehors de cela, on apprend énormément de choses sur la géographie africaine et la population de tous les pays qu'ils traversent ; c'est très instructif.

J'ai également subtilisé « 20 000 lieues sous les mers » à mon patron (ses Jules Verne prennent la poussière dans son cabinet depuis vingt ans) ; je vais attendre qu'il se barre aux Antilles en janvier pour le lire.

D'ici là je n'ai plus rien à lire ^^ La commande que j'ai passée chez Amazon pour continuer d'écouler ma PAL n'est pas encore arrivée et je ne suis pas assez motivée pour me fader « La chartreuse de Parme » (je pense que ce sera le dernier bouquin de ma PAL que je lirai :D)

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03 novembre 2019

Dernières lectures

Virgin Suicides de Jeffrey Eugenides

virgin suicides

Les sœurs Lisbon vivent avec leurs parents dans une petite ville de banlieue près de Detroit. Une famille bien sous tous rapports en apparence : le père est professeur au lycée, la mère tient sa maison et s'occupe des filles ; ils fréquentent l'église tous les dimanches. La vie de cette famille apparemment sans histoire est perturbée par le suicide de Cecilia, la plus jeune des filles, suivi un an plus tard du suicide de ses quatre sœurs après que leur mère les a cloîtrées dans la maison et interdit toute sortie.

 Ce roman a été adapté au cinéma par Sofia Coppola en 2000 ; je n'ai vu le film qu'une seule fois lors de sa sortie. J'avais été un peu déçue : ok elles se suicident toutes, mais pourquoi ? J'étais curieuse de savoir si le livre donnait des pistes.

Et bien en fait... pas vraiment, mais la frustration a été un peu moins forte qu'avec le film. L'histoire est racontée par l'un des voisins des sœurs Lisbon, vingt ans après les suicides. Lui et ses amis n'ont jamais oublié ces filles qui les fascinaient ; ils ont récupéré des objets leur ayant appartenu et qu'ils ont conservé comme des « pièces à conviction ». Le narrateur remonte le fil de l'histoire, depuis le suicide de Cecilia jusqu'à la mort de ses sœurs. On assiste, impuissant, à la déchéance de toute la famille Lisbon (les parents s'isolent avec leurs filles dans une maison qui devient sale et tombe en ruine). Les garçons aperçoivent les filles derrière des fenêtres couvertes de crasse, communiquent avec elles en leur passant des disques au téléphone, se demandent ce que signifient les signaux lumineux qu'elles envoient et les lettres énigmatiques qu'elles leur déposent pendant la nuit. Le suicide collectif a lieu alors qu'ils viennent les chercher pour s'en aller loin de chez elles.

Le point de vue narratif fait qu'on peut tout imaginer ; on ne sait absolument rien de ce qu'il se passe derrière les murs de cette maison transformée en prison : violence verbale, physique ? Viols ? Manipulation mentale ? On ne sait pas pourquoi elles se suicident, ni pourquoi elles le font à ce moment-là. Généralement ça m'énerve de finir un livre avec des questions sans réponse, mais l'écriture de ce livre m'a fait oublier mes interrogations : c'est très bien écrit, c'est poétique, imagé. Un vrai roman sur le passage à l'âge adulte et sur l'amour adolescent. A l'occasion si le film passe à la télé je le regarderai à nouveau.

 

GATACA de Franck Thilliez

 

gataca

 

Ce roman est la suite du Syndrome E. Lucie Henebelle, qui a démissionné de la police, apprend que Grégory Carnot, l'assassin de l'une de ses filles, s'est suicidé en prison. Parallèlement, Franck Sharko, dont elle est séparée, enquête sur la mort d'une étudiante, dont le corps a été retrouvé dans la cage d'un grand singe, apparemment blessée mortellement par ce dernier.

 Alors vous allez me demander comment ça se fait que j'ai ajouté Gataca sur ma PAL alors que j'ai critiqué Thilliez en disant que ce n'était pas l'écrivain du siècle ^^. En fait j'avais lu Le Syndrome E il y a 3 ou 4 ans (j'avais été déçue d'ailleurs, je ne sais même plus de quoi ça parlait), et j'avais envie de savoir ce qui était arrivé aux jumelles de Lucie Henebelle. Voilà pourquoi :-)

Je persiste et je signe concernant le style littéraire ; j'ai failli cramer le bouquin quand j'ai vu page 220 cette HORRIBLE expression même pas française : AU JOUR D'AUJOURD'HUI. Non mais ce n'est juste pas possible d'écrire ce machin quand on est écrivain bordel de merde. Et son éditeur, il a de la merde dans les yeux pour accepter d'écrire ça dans un LIVRE ?????? Par ailleurs, on trouve au moins 356 fois l'expression « de ce fait » ; une redondance quelque peu agaçante.

 Voilà c'est dit :D

Je vais commencer par les points négatifs, puis j'enchaînerai sur le positif (oui je vous rassure j'en ai trouvé quand même ^^) : d'abord les situations tellement vues et revues : les retrouvailles de Sharko et Henebelle dans un cimetière sous la pluie, alors qu'ils observent chacun de leur côté les funérailles de Grégory Carnot, et on se jette dans les bras après un premier contact froid, et gnagnagnagnagna... on se croirait dans Love Actually. De même que Henebelle qui s'introduit dans une maison, trouve un corps, manque de se faire gauler par la police et se fait sauver les fesses par Sharko qui BIEN SÛR était tout seul derrière la maison (pour aller pisser sans doute). J'ai déjà vu et lu ce genre de scène des dizaines de fois, y compris dans de très mauvais téléfilms. D'autre part, je persiste à dire que « Sharko » c'est vraiment pourri pour un nom de héros.

Mais il y a du positif tout de même :-) En fait, ce livre est plutôt une bonne surprise (si si je vous jure ^^). Premier point positif : pas trop de niaiserie amoureuse façon Camilla Läckberg ; au début du roman Sharko et Henebelle sont séparés et c'est très bien comme ça ; pas d'amour dégoulinant qui parasite l'enquête policière. Deuxième point positif : le roman est très bien documenté sur l'ADN et le Darwinisme ; il permet de réfléchir sur l’Évolution de l'Homme au sens large du terme, sur la génétique, sur l'adaptation de la nature à l'évolution (ce qui n'est pas forcément une bonne chose soit dit en passant), sur la destruction de la planète par l'homme, etc. La police scientifique n'est pas ma tasse de thé, mais je dois avouer que j'ai trouvé toutes ces données intéressantes et que j'ai suivi l'enquête avec plaisir.

Bref j'ai bien aimé ce livre malgré tout, par contre l'auteur n'a pas pu s'empêcher de faire retomber les deux héros amoureux, et ils vont se marier, se reproduire, blablabla... M'intéresse pas. Je passerai donc mon tour sur la suite de la saga Sharko-Henebelle. Puis bon, l'objectif au départ était de savoir ce qu'étaient devenues Clara et Juliette ; maintenant je sais. Merci Frankie, next !

 

 Satan était un ange de Karine Giebel

 

satan

 

François, avocat d'affaires basé à Lille, souffre d'une tumeur incurable au cerveau ; il va mourir bientôt. Face à cette nouvelle brutale et terrifiante, il prend sa voiture et plaque tout sans rien dire à personne, laissant sa femme dans l'inquiétude. Arrivé vers Lyon, il prend en stop un jeune homme, Paul, qui lui indique vouloir se rendre à Marseille. Ils vont voyager ensemble dans le sud de la France, apprendre à se connaître et à s'apprivoiser comme dirait notre bon vieux Antoine de Saint E.

 Ce livre m'a fait penser au film de François Ozon Le temps qui reste (la fin de ce film m'a traumatisée d'ailleurs) : comment réagir quand on apprend qu'on va mourir alors qu'on est encore jeune et qu'on n'a pas accompli le quart de ce qu'on aurait aimé faire ? Certains s'effondrent, d'autres profitent à fond du temps qu'il leur reste, d'autres encore choisissent la fuite en avant. C'est cette troisième option que François a choisie. Paul fuit aussi, mais c'est tout autre chose. Il vit au jour le jour. J'ai trouvé intéressante cette relation filiale qui s'instaure entre François, avocat riche et arrogant, et Paul, jeune voyou qui s'en est sorti comme il a pu.

Néanmoins. Ce roman fait partie pour moi des livres « VLVO » : vite lu vite oublié (c'est hélas le défaut de bon nombre de thrillers français). Non pas que je n'ai pas aimé ce livre, je ne peux pas dire cela. Mais les situations et les personnages sont assez « cliché » (certains diraient « téléphonés » mais j'ai horreur de cette expression). Il n'y a rien d'inattendu, seulement une belle amitié qui se noue entre les deux protagonistes et quelques jolies tournures de phrase. Bon évidemment on a envie de savoir si François meurt et comment, mais on est loin de Thelma et Louise. Un road trip de petite envergure selon moi.

Hélas je ne pourrai pas refourguer ce livre sur le Bon Coin car il a pris la flotte :D La faute à la tasse d'Alice qui s'est renversée dans mon sac à main.

 

La femme à la fenêtre de AJ Finn

 

femme fenetre

Suite à un drame familial, Anna vit seule dans sa grande maison. Alcoolique et agoraphobe, elle occupe ses journées en jouant aux échecs, en regardant des films en noir et blanc et en espionnant ses voisins. Un jour, elle est témoin d'un crime se déroulant dans la maison d'en face. Elle appelle la police, mais à cause de son état, personne ne la croit...

J'ai beaucoup aimé ce livre ; le suspense est au rendez-vous du début à la fin. A un moment donné, je me suis dit "oh non pitié, pas ça", et puis finalement l'auteur m'a sorti un rebondissement du chapeau et j'ai pu terminer le roman sans rester sur ma faim. Je conseille à fond ce livre !

C'est là que je me rends compte que j'ai vraiment une préférence +++ pour les thrillers étrangers et que les auteurs français sont toujours un cran en-dessous (je l'ai encore constaté lors de la lecture des deux livres que j'ai évoqués précédemment). Je n'ajouterai plus de polar français sur ma PAL ! ^^

Édit: je viens de commencer "Cinq semaines en ballon" de Jules Verne. Le Dr Fergusson explique le fonctionnement du ballon avec moult formules mathématiques et physiques auxquelles je ne comprends absolument rien. Je ne sais pas pourquoi j'ai instinctivement pensé à l'Averse 🤭

 

 

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31 octobre 2019

Première séance chez la psychologue pour Alice

Note : En général je parle de ma fille principalement sur mon autre blog, mais je fais une exception aujourd'hui car l'article me concerne aussi.

 

Jeudi dernier j'ai emmené Alice pour la première fois chez une psychologue. J'avais les coordonnées de cette dernière sous le coude depuis plus d'un an ; j'ai fini par sauter le pas devant l'ampleur des crises de rage et des nuits pourries qui ont accompagné la rentrée scolaire. Elle a toujours été colérique avec un caractère difficile, mais là ce n'était plus gérable : refus d'obéir, insolence, colères soudaines avec tapes, coups de pied voire claques ; réveils nocturnes avec parfois refus de se recoucher (une nuit elle a balancé son marchepied dans le nez de son père qui l'a empoignée en serrant les dents ; j'ai cru qu'il allait lui mettre une claque :S). Il faut ajouter à tout cela que les séparations sont difficiles quand je l'emmène à la garderie, qu'elle a beaucoup de mal à se mêler aux autres enfants ce qui est source d'inquiétude pour moi, que B. a complètement arrêté de m'aider à la maison et met les pieds sous la table quand il rentre du boulot, que mon boulot à moi se passe mal (je suis d'ailleurs en arrêt depuis 15 jours), que ma mère me gave avec ses réflexions de merde, que je dois gérer toute seule mes rendez-vous médicaux et ceux d'Alice sur mon seul jour de repos hebdomadaire en essayant de ne pas trop lui faire louper l'école (ORL, kiné, psy, audioprothésiste, ophtalmo, dermato, ergothérapeute et bientôt orthophoniste... B. bosse du lundi au vendredi et je ne peux pas prendre d'heures sur mon boulot vu la connerie de mon patron, donc démerde-toi Barbara).... bref je suis au bord du burn-out et j'ai clairement besoin d'aide au moins pour calmer Alice.

Par contre en-dehors des crises c'est une petite fille calme, câline, qui obéit et tout... C'est comme si elle était double :S

 La première chose que j'ai remarquée en entrant dans le cabinet de la psy, c'est la boîte de mouchoirs. Le cabinet se divise en deux parties : la première avec son bureau et un fauteuil (pour les consultations adultes je suppose) et la seconde partie avec une table, plusieurs fauteuils et des jouets (pour les consultations enfants). Nous nous sommes donc installées là. J'ai halluciné de voir comment Alice répondait bien aux questions ; j'avais l'impression qu'elle avait grandi d'un coup. Elle lui a dit qu'elle avait un frère, qu'il avait 5 ans et qu'elle ne savait pas comment il s'appelait. Elle n'a pas su lui dire comment s'appelaient ses copains d'école, et je pense que c'est tout ça qui a commencé à fissurer ma carapace : quand j'ai expliqué à la psy que B. avait deux enfants d'un premier mariage qu'Alice ne connaissait pas, je me suis effondrée. Plus je pleurais plus ça coulait ; ça m'énervait de pleurer devant Alice, surtout pour deux grands machins mutiques que B. a comparés à Alice en les faisant passer pour des anges sages et elle pour une petite fille colérique et insupportable, mais une fois les vannes ouvertes c'est très compliqué pour moi de les refermer.

La psy a expliqué à Alice que je ne pleurais pas à cause d'elle. Alice est venue sur mes genoux et m'a fait un câlin en me disant « Ca va aller » à voix basse (j'ai les larmes aux yeux rien que de l'écrire, damn).

La psy m'a dit que quand il y a des sujets tabous ou des zones floues dans la vie d'un enfant, ce dernier va combler les blancs, parfois en s'inventant une histoire encore plus grave que la réalité. J'ai donc compris qu'il faut absolument que B. lui parle de ses frère et sœur (ça me fait bien mal au cul de les appeler comme ça vu qu'elle ne les verra jamais et qu'ils n'en ont rien à battre d'elle, mais bon d'un point de vue technique ils sont frère et sœurs) ; et de mon côté il va falloir que je lui parle de mon père. Putain ça va être dur :'-(((

 Sinon elle a observé le comportement d'Alice et m'a dit que son agressivité peut être liée à sa surdité ; les enfants sourds ou malentendants sont souvent plus énervés et/ou impatients que les entendants, car ils ont un handicap à compenser. Alice porte un appareil auditif depuis 1 mois, elle entend donc des sons qu'elle n'entendait pas depuis 3 ans et demi ce qui peut être une source de stress. La psy a constaté qu'elle coupait souvent la parole et qu'elle levait les yeux au ciel quand un mot avait du mal à sortir (elle bégaye et s'énerve parfois à cause de ça depuis cet été). Elle m'a donc conseillé de retourner voir l'orthophoniste. Elle aimerait que B. soit présent lors d'une prochaine séance ; vu ses disponibilités ça va être compliqué m'enfin on va essayer... « Vous faites des consultations le dimanche ?? »

Cet après-midi Alice m'a demandé « pourquoi tu as pleuré chez la dame ? » ; j'ai essayé de le lui expliquer posément, sans pleurer. Les yeux ont un peu piqué mais j'ai tenu bon. Je me suis rendue compte d'un truc : quand je pleure chez un professionnel de santé en discutant, c'est plutôt bon signe, cela signifie que je me sens en confiance. Chez mon médecin traitant, j'ai pleuré. Chez l'hypnothérapeute, j'ai pleuré. Chez la psy d'Alice, j'ai pleuré. Or ce sont des personnes que j'ai senties bienveillantes et prêtes à m'aider. En revanche, chez les deux psychologues que j'ai consultées pour moi (l'une pour les tests de QI / TSA, l'autre pour travailler sur mon anxiété), j'ai évoqué l'alcoolisme de ma mère avec un ton détaché. Or ce sont des personnes à qui je n'avais vraiment aucune envie de me confier. J'ai donc bien fait d'arrêter les séances chez la deuxième psy ; elle était très gentille mais elle ne me convenait pas. Et à cinquante balles la séance non remboursée, ça fait cher la thérapie inutile. Il faut donc que je me mette en quête d'une psy chez qui je vais vider le paquet de Kleenex, même si je n'aime pas ça.

On retourne voir la psy d'Alice la semaine prochaine; j'aimerais travailler sur les séparations difficiles au coucher et à la garderie car cela devient très compliqué à gérer et je ne sais plus comment la rassurer. Je pense qu'au final B. et moi allons être autant analysés que notre fille. ^^

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17 octobre 2019

Dernières lectures

ne le dis à personne

 

David Beck est pédiatre dans un quartier défavorisé. Il est marié à Elizabeth, qu'il connaît depuis l'enfance. Un jour, alors qu'ils font leur pèlerinage annuel à l'endroit où ils ont échangé leur premier baiser, au bord d'un lac, Elizabeth est enlevée sous les yeux de Beck, qui est frappé à son tour et jeté à l'eau. Le corps d'Elizabeth est retrouvé quelques jours plus tard.

Huit ans après, Beck ne s'est pas remis de la mort d'Elizabeth. Les corps de leur deux agresseurs sont retrouvés au bord du lac ; d'après leur aspect ils sont morts depuis plusieurs années. A côté, une batte de baseball avec du sang appartenant au même groupe (rare) que celui de Beck. Parallèlement, ce dernier reçoit un mail montrant Elizabeth, vieillie, sur une vidéosurveillance, au milieu d'une foule. Elle serait donc vivante, et en danger... elle lui demande de ne parler à personne de ce message. Bientôt, Beck se retrouve poursuivi par le FBI et accusé de meurtre...

 Guillaume Canet a réalisé une adaptation de ce roman ; le film est sorti en 2006 et à l'époque je l'avais beaucoup aimé (c'était le bon temps ; avant qu'il ne commence à filmer sa nana ^^). Après avoir lu le livre, je dois dire que le film en est une adaptation très fidèle ; l'intrigue qui conduit à la disparition d'Elizabeth est plus complexe dans le livre par contre (je ne suis pas sûre d'avoir tout saisi d'ailleurs ; il faudra que je relise le livre).

Bref un livre sympa à lire ; ce n'est pas magnifiquement écrit je trouve mais ça se lit vite et on passe un bon moment.

 

oubli

 

C'est un drôle d'ovni que j'ai trouvé dans une boîte à livres. L'intrigue donnait envie : un type vole une canette de bière dans un supermarché ; il ne sortira jamais vivant du magasin...

En fait, le livre est librement inspiré d'un fait divers qui s'est déroulé à Lyon en 2009 : des vigiles ont tabassé à mort un gars dans le supermarché où ils travaillaient. Là où c'est atypique, c'est qu'en fait, le livre ne contient qu'une seule phrase... UNE phrase de 60 pages... Au-delà d'un récit, c'est surtout un exercice de style que l'auteur a voulu faire ; un peu comme Georges Perec qui a écrit tout un roman sans la lettre E. Malheureusement, Laurent Mauvignier n'a pas le talent de Georges Perec. J'ai torché "Ce que j'appelle oubli" en 1 heure ; le livre ne mérite franchement pas qu'on y accorde plus de temps. Un élève de quatrième pourrait faire aussi bien.

 

Next : un autre livre qui a donné lieu à une adaptation cinématographique : "Virgin suicides" de Jeffrey Eugenides.

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11 octobre 2019

Magie et Cristal de Stephen King

magieetcristal

Quatrième tome de la saga "la Tour Sombre". Je ne suis pas fâchée d'être arrivée au bout... Ce fut looooong, tellement long... J'ai mis presque 2 mois à le lire :S

Il y a plusieurs raisons à cela : la première, c'est que le livre fait 945 pages. La deuxième, c'est que je suis très très fatiguée en ce moment (problèmes au boulot et avec ma fille) ; je passe des nuits de merde donc il y a eu plusieurs jours où je n'avais clairement pas envie de lire. Enfin, la troisième raison c'est le livre en lui-même.

Le roman débute juste après la fin du tome 3 : les quatre protagonistes (Roland, Eddie, Susannah et Jake accompagnés de Ote) sont embarqués à l'intérieur de Blaine, le monorail fou, qui leur lance un concours de devinettes. S'ils arrivent à coller Blaine, ils en sortiront indemnes. S'ils perdent, ils mourront. Durant le voyage, Blaine fait disparaître les parois de son compartiment, leur permettant de voir la Terre sous eux : un monde apocalyptique peuplé d'animaux mutants.

Finalement c'est Eddie qui finit par coller Blaine en utilisant l'absurde (des devinettes un peu équivalentes à "Paf le chien"). Ils descendent du monorail et atterrissent (si on peut dire) dans une ville où tout le monde semble mort (qui n'est pas sans rappeler un autre roman de King, "le Fléau" ; une allusion franche y est d'ailleurs faite à la fin du livre). Ils marchent le long d'une autoroute et aperçoivent au loin une sorte de palais de verre. Près d'eux se trouve une tramée qui émet un son très désagréable.

C'est là que Roland leur raconte sa jeunesse, lorsqu'il a été envoyé à Mejis avec ses amis, Cuthbert et Alain... Une longue césure dans le récit ; plus de 700 pages... Un roman à l'intérieur du roman, ambiance western. C'est bien mené et bien écrit comme d'habitude, mais j'ai trouvé cette interlude vraiment longue. J'ai été contente de retrouver les personnages continuant de suivre le Sentier du Rayon car j'en avais franchement marre de Mejis, de la sorcière, de Susan et de Jonas... Bon, je n'ai pas forcément accroché à l'hommage au Magicien d'Oz (je n'ai jamais lu le (les ?) livre(s) ni vu le film ; je sais juste que Dorothy était interprétée par Judy Garland). J'espère que les tomes suivants restent dans le "temps" actuel des personnages. Je fais une pause avec cette saga ; j'en suis à la moitié maintenant et je n'ai pas encore acheté le cinquième tome :-)

Posté par Dawn Girl à 16:03 - - Commentaires [7] - Permalien [#]