Le blog de Dawn Girl

24 novembre 2017

La manipulatrice, la pétasse et le pervers (quel titre alléchant n'est ce pas ^^)

1200px-Christophe_Hondelatte

 

« Ce soir dans « Faites entrer l'accusé » : derrière le sérieux étudiant en informatique se cachait un pervers cannibale et collectionneur de petites culottes»

 

Maelle n'est donc pas venue à l'enterrement de sa grand-mère... Un comportement approuvé, voire encouragé par sa mère.

Bon je sais que c'est mal de regarder dans le téléphone de mon chéri, mais j'ai vu des SMS que son ex lui a envoyés, et sans déconner elle est complètement folle en fait... Déjà, elle commence par envoyer un message en signant « Maelle ». Ensuite quand B. demande à parler à leur fille elle fait barrage en rétorquant : « Elle est au travail. » et « Elle ne voudra pas te parler ! »

Plus tard dans la soirée, B. lui demande d'insister, que Maelle est leur fille et que sa relation avec elle est différente de leur relation à eux. Et là, je suis tombée sur le cul en lisant la réponse : « Dans la psychologie infantile, le premier amour du garçon c'est sa mère et le premier amour de la fille c'est son père. Et toi, tu es parti vivre avec une autre femme qu'elle. Tu l'as trahie !»

Et je passe sur le magnifique : « Tu n'as pas encore compris que dans cette histoire, c'est elle que tu as le plus trompée ».

 Cette femme est donc officiellement givrée :-S. Elle devrait arrêter de lire des bouquins de psychologie et consulter elle-même...

 Bref j'ai pris les SMS en photo (si B. apprend que j'ai fait ça, il me tue). J'ai fait une copie sur mon ordi et sur deux clés USB. C'est au cas où il arrive quelque chose à B ; si elle me fait chier je n'hésiterai pas à ressortir ces SMS qui prouvent noir sur blanc qu'elle a instrumentalisé Maelle pour se venger du divorce et priver B. de leur fille. Elle verra qu'avec moi, me marcher sur les pieds c'est marcher sur une mine. Connasse.

 Quant à leur fils, il était présent à l'enterrement (au moins...), mais par contre il est toujours aussi inquiétant. Je suis sûre qu'il va virer psychopathe ; affiché dans « Faites entrer l'accusé » ou « Chroniques criminelles ». Il fait vraiment flipper avec son stoïcisme et son mutisme. On ne sait pas ce qu'il pense, on dirait qu'il ne ressent rien. J'imagine déjà les gros titres du JT « Un étudiant breton sans histoire finit par découper son coloc » façon Luca Rocco Magnotta. Et là, j'ai envie de déménager loin, très loin... En Afrique tiens, comme La Nevrosée ^^. Au moins il n'ira pas nous trouver là-bas.

Nan parce que là, il est peut-être déjà en train de mettre au point son plan pour nous trucider... Paraît que les cinglés préparent ça des années avant de passer à l'acte.

Brrrrrr.

Posté par Dawn Girl à 11:27 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

01 novembre 2017

rapaces

Un joli portrait de famille <3

 

Je crois que là, on a atteint le fond du fond avec la fille aînée de B. (et l'espèce de vautour avide d'argent qui lui sert de mère).

 

Comme vous le savez déjà, Maelle n'adresse plus la parole à B depuis l'été 2016. A partir de la séparation de ses parents elle ne le contactait plus que pour lui demander de l'argent, et depuis qu'on a eu notre fille, elle a carrément mis le numéro de portable de B. en « indésirable » (Madame l'a dit à B. comme si c'était tout à fait normal o_O)

 

La mère de B. vivait ses derniers jours de vie (elle est décédée ce matin); elle a donc demandé à voir ses petits-enfants... dont Maelle qui soit dit en passant, n'est pas allée voir ses grands-parents depuis des années alors qu'elle habite à 15 km de chez eux.

 

B. ne pouvant pas contacter directement sa fille, il a téléphoné à Madame pour lui demander que Maelle aille voir sa grand-mère. Réponse de Madame : « Je vais lui dire, mais je ne suis pas sûre qu'elle fera quelque chose ».

 

Là-dessus, l'un des frères de B. (sans que B. n'ait rien demandé), est allé chez Maelle pour lui redire que sa grand-mère la réclamait. Ni une ni deux, B. a reçu un sms envoyé depuis le portable de Madame : « Ce n'était pas la peine d'envoyer ton frère pour plaider la cause de ta mère. Signé Maelle ».

 

Je ne sais pas ce qui est le plus choquant : que cette petite conne tienne ce genre de propos envers son père et parle de sa grand-mère mourante en disant « ta mère », ou que Madame relaye ce message avec son propre téléphone... J'ai d'ailleurs un doute si ce n'est pas Madame elle-même qui a rédigé le message.

 

Bref comme vous pouvez l'imaginer, B. n'a pas du tout apprécié cette ingérence et a rappelé son frère qui lui a raccroché au nez. De son côté, Madame a eu le culot d'envoyer un sms quelques heures plus tard en disant : « Maelle avait décidé d'aller voir sa grand-mère, mais elle a changé d'avis à cause de la visite de ton frère ». BAH VOYONS.

 

Ce que je vois moi, ce sont deux putains de vipères qui sont cul et chemise pour traiter B. comme un paillasson ; une jeune fille de 19 ans qui n'a plus aucun respect pour son père parce que sa mère l'utilise comme bras armé pour se venger d'avoir été trompée et quittée. Par contre, t'inquiète pas que le jour où B. décèdera, elles seront là pour récolter l'héritage, bande de rapaces.

 

B. est au fond du trou ; il pleurait carrément hier soir... J'enrage de ne pouvoir rien faire ; si j'envoie un message à Maelle ça va encore envenimer les choses (j'imagine que moi je suis la vilaine « maîtresse » qui a brisé leur famille, et lui le méchant papa qui a abandonné ses enfants... salope), et ça risque de me retomber sur le nez.

 

J'enrage aussi que B. ne tape pas du poing sur la table avec son ex ; il y gagne quoi à la ménager à part se faire traiter comme de la merde ??? Ca fait cent fois que je lui dis de l'envoyer chier, mais il ne le fait pas, et je ne comprends pas pourquoi.

 

PUTAIN je vous jure que si j'ai la Maelle en face de moi, je lui colle une claque. Et je pense que face à mon quasi-quintal, ses cinquante kilos toute mouillée feront 3 fois le tour de son string sans toucher l'élastique. Sale gosse mal élevée qui ne pense qu'au fric et qui va devenir une vieille mégère, tout comme sa mère. Je les vomis. BEUH.

Posté par Dawn Girl à 11:35 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
26 octobre 2017

J'ai testé pour vous...

Me mettre au sport... Parce que j'ai pas le choix en fait :p

Je vous replante le décor : le sport et moi, on n'est pas copains. J'ai un physique totalement anti-sport ; je deviens rouge ketchup et je crache mes poumons dès que je fais le moindre effort physique. Il y a quelques mois, je me suis pété les deux pieds en courant 500 mètres. A l'école, les cours de sport étaient ma hantise : je ne savais pas courir, j'étais disgracieuse même en ramassant une balle. Je suis nazebrock en gym (je crois que j'ai le record du monde de la note la plus basse). Je ne sais pas faire la roue, ni l'équilibre ; je conchie le saut de mouton. J'étais toujours la dernière choisie pour les équipes de sport collectif. Seul le basket allait à peu près car je suis très grande, et le handball j'aimais bien (mais ils me collaient toujours dans les buts, les cons).

Je m'étais inscrite avec une copine dans une salle de sport il y a... dix ans putain. Je n'ai pas été très assidue, j'avoue... Aujourd'hui, je n'ai plus le choix : il me reste 25 fucking kilos à perdre (quinze de ma grossesse et dix en trop que j'avais déjà d'avance). Je me sens énorme et je ne reconnais plus mon corps. Si je ne mesurais pas 1,80 m, je serais obèse. L'horreur....

BREF un beau jour sur Facebook, je vois une personne que je connais qui parle de la Training Academy. Je vais voir, et là j'hallucine en voyant les photos avant/après... Les gens fondent littéralement, et passent de la Mère Denis à Cindy Crawford. En quelques semaines seulement. POUR DE VRAI JE VOUS JURE.

(oui, seules les personnes de plus de 50 ans connaissent la Mère Denis. Et j'en ai 33. Meh.)

Je prends donc contact avec la Training Academy par mail ; la fille me pose quelques questions sur mes objectifs, mes attentes blablabla, puis me convie à une réunion d'information. Je dis banco.

J'arrive donc le jeudi soir à la fameuse réunion, la fleur au fusil et un peu à la bourre. Je pensais qu'on allait être 20 personnes... GROSSE ERREUR.

On était au moins 200 personnes :-S Dont certaines, franchement, n'avaient pas besoin de maigrir... On aurait cru une conférence Weight Watchers à Paris avec Amel Bent en guest star, alors qu'on était juste dans une zone industrielle en périphérie de Rennes. Putain, c'est là qu'on se rend compte de la portée de Facebook.

Je me suis dit : "OK, donc en fait on passe un casting, là ?" J'ai regardé les murs de la salle : une tapisserie entière d'anciens challengers avec les photos avant et après ; un dessin géant de Wonderwoman avec la phrase "Fais du reste de ta vie le meilleur de ta vie".

Deux anciens challengers sont venus témoigner ; ils balançaient des petites vannes et tout le monde riait. Quand ils disaient "j'ai perdu 15 kilos", il y avait toujours quelqu'un pour lancer un "bravo" et déclencher les applaudissements. Là déjà, je me suis cru dans une secte.

Ensuite, la coach nous a expliqué les modalités du challenge : verser une certaine somme d'argent qui est remboursée si on réussit le challenge (la politique de la carotte et du bâton) ; les séances très intensives (coaching à l'américaine avec des alternances de 20 secondes très intensives puis 10 secondes de relâchement). Elle a indiqué qu'il allait falloir changer nos habitudes alimentaires (avec une liste d'aliments à respecter scrupuleusement). 

Enfin, elle a précisé que les personnes acceptées dans le challenge devraient obligatoirement changer leur photo de profil Facebook et mettre à la place "Je fais le challenge -7 kilos en six semaines" ; se géolocaliser à la Training Academy sur Facebook à chaque séance, et badger sous peine d'être disqualifié. 

"Si l'une des règles vous pose problème, ne vous inscrivez pas !" a-t-elle martelé. J'ai donc suivi son conseil et je ne me suis pas inscrite :p Le côté show à l'américaine, demande pour être accepté dans le challenge et fliquage à l'extrême (pourquoi pas nous demander de mettre des culottes à leur effigie sans déconner ???) m'ont clairement dérangée.

Par contre, ça m'a remotivée pour m'inscrire dans une salle de sport classique ; ce que j'ai fait le lendemain matin. Je me suis mise au vélo elliptique et aux cours de musculation, et je peux vous dire que j'en chie. Je fais toujours 20 kilos de trop ; j'espère au moins en perdre cinq d'ci la fin de l'année. Je ne manquerai pas de vous raconter mes (més)aventures à la salle de sport. 

A suivre !

Posté par Dawn Girl à 16:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
12 octobre 2017

Le séminaire

le seminairea

Il y a presque 1 an maintenant, j'ai trouvé un boulot stable. Un CDI, enfin, depuis le temps que je l'attendais.

 

Ce n'est pas vraiment le cabinet de mes rêves : mon patron est très caractériel, refuse de recevoir les parents, nous parle comme à des chiens (enfin avec moi ça va, mais avec mes collègues), ne dit jamais les choses en face et nous fait sans arrêt décaler des rendez-vous (pour des raisons très importantes, du style sa cousine qui arrive des Etats-Unis)... Bref pas le job idyllique, mais grâce à ce CDI j'ai pu emprunter un peu d'argent à la banque pour m'acheter une nouvelle voiture (toujours pas fait d'ailleurs), couvrir des frais dentaires, acquérir un Mac parce que Windows 8 c'est vraiment pourri (enfin pour l'instant je garde mon Asus tant qu'il marche, mais après je me tire chez Apple)... bref des choses bassement matérielles mais au final c'est pour ça qu'on va bosser, non ?

 

En tant qu'employée « durable », j'ai eu le « privilège » cette année de participer au séminaire organisé chaque année par mon patron et ses confrères. Le genre de truc que je déteste. En tant qu'asociale patentée et handicapée profonde des relations humaines, je vous laisse imaginer à quel point j'étais mal à l'aise au milieu de tous ces praticiens et assistantes (dont certaines ont 20 ans et pèsent soixante kilos ; je me sentais comme un éléphant ridé à côté d'elles. M'en fous un jour elles aussi deviendront mamans et auront des hémorroïdes et des vergetures) Il a fallu se taper des conférences chiantes et des repas deux fois par jour au resto (c'est sympa le resto, mais quand c'est TOUS les jours, entrée plat et dessert midi et soir, on sature et on ne savoure même plus la nourriture). Sans compter mon expérience catastrophique avec le char à voile. Bref j'aurais préféré rester chez moi.

 

Je pense que ces séminaires servent surtout à faire mousser mon patron ; les praticiens se lèchent la figure par devant alors qu'ils se tirent dans les pattes par derrière ; les assistantes sont juste là pour faire potiche et en réalité ça fait chier tout le monde d'y aller. Moi j'étais vraiment triste de laisser ma fille pendant 4 jours :-( Je cherche déjà très activement une excuse valable pour ne pas y aller l'année prochaine. Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Posté par Dawn Girl à 15:37 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
09 août 2017

La gameuse, le retour

 

J'avais mis les jeux vidéo de côté depuis quelques temps (pendant ma grossesse il suffisait de 5 minutes de snowboard pour que je vomisse, et après, avec un nourrisson c'est compliqué).

Ma fille a 16 mois à présent et fait de vraies siestes ; j'en ai donc profité pour réinvestir dans une Super Nintendo et les bons vieux Mario Bros auxquels je n'avais pas joué depuis 15 ans ; pour les moments où Mademoiselle Princesse veut bien faire dodo.

 

Sans surprise, Mario Bros 1 et 3 torchés assez facilement ; j'avais juste oublié à quel point le Monde 8 du troisième opus était difficile. Par contre le donjon final et le dernier boss sont super simples comparés au reste. Seule la course 5 du monde 6 restera non-faite : il faudra m'expliquer comment on peut voler avec une carapace de tortue dans la main :-S Moi je n'ai pas réussi et je dois avouer que je n'avais pas envie de me prendre la tête pour une connerie pareille. Pour ceux que ça intéresse, voir la vidéo ci-dessous :

 

 

Je me suis ensuite attaquée au Super Mario Lost Levels ; à l'époque sorti uniquement au Japon car jugé trop difficile pour nos petits cerveaux d'occidentaux :p Dans mes souvenirs il me semblait l'avoir terminé, mais en fait je ne suis plus très sûre... bordel, qu'est ce qu'il est dur !!!! En fait, ce jeu aurait dû s'appeler « Super Mario Bros Trou Land ». C'est pas compliqué : il y a des trous partout ; des précipices long comme ma bite* où la seule échappatoire est de sauter (très loin ET très haut) sur des tortues volantes pour atterrir sain et sauf de l'autre côté. Ce n'est quasiment que ça, il y a davantage de vide que de plate-formes. Sans compter des méduses dans le ciel (oui oui!!!), des frères marteaux disséminés partout, des donjons d'une difficulté hallucinante avec en plus, des trajets imposés (il faut passer par-dessus les flammes / le tuyau / le frère marteau sinon le donjon recommence au début ; heureusement sur la Super Nintendo un signal sonore nous indique si on est passé par le bon endroit ou si on s'est trompé, ce qui n'est pas le cas sur la NES – coucou le donjon 7-4 qui ne finit jamais dans SMB 1).

Je me suis fait avoir avec une warp zone inversée qui m'a obligée à retourner au premier monde alors que j'étais au troisième ou quatrième (normalement les warp zones font avancer dans le jeu et non reculer) ; on trouve également des champignons empoisonnés qui font rapetisser au lieu de grandir (mais ils sont facilement reconnaissables à leur couleur bleue et leur aspect complètement différent des champignons « normaux »).

 

Bref là j'en suis rendue au monde 7 après environ 72 Game Over (vive le mode « continue » illimité). J'ai lu sur Viquipédia qu'il y a un neuvième monde accessible uniquement si on termine le jeu huit fois d'affilée... Ben ce sera sans moi ; j'aime bien les défis mais là c'est trop.

 

Ensuite je me referai Astérix (terminé celui-là ; sympa et pas trop prise de tête), puis je me pencherai davantage sur Aladdin où là, je suis bloquée au premier boss. Comme quoi j'ai perdu quelques neurones de gameuse en quelques années (il fut un temps où je trouvais tout toute seule ; il n'y avait pas Youtube. Il n'y avait carrément pas internet en fait. Mais ça c'était avant!).

 

*oui je sais, je n'ai pas de bite. Mais « long comme ma chatte » c'est moins drôle.

Posté par Dawn Girl à 16:11 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 juillet 2017

Renaissance ?

Comme je le disais dans un commentaire sur le post précédent, ma mère a été greffée du foie le 18 juillet (jour de l'anniversaire de mon arrière-grand-père tiens, je viens juste d'y penser). Ca a été très rapide : un appel en numéro masqué sur mon portable le lundi soir ; j'ai pensé que c'était un guignol qui téléphonait suite à une annonce sur le Bon Coin, donc fuck j'ai rejeté l'appel. Puis message vocal : "Bonsoir madame c'est l'hôpital, merci de dire à votre mère de décrocher le téléphone c'est au sujet de sa greffe". Je rappelle donc ma mère, puis l'hôpital me rappelle : "C'est peut-être pour cette nuit".

Je finis par avoir ma mère qui avait l'air sincèrement surprise que ça aille si vite ; il fallait qu'elle trouve un VSL et qu'elle se rende à l'hôpital dans l'heure... Elle m'avait mis dans la tête qu'elle risquait de rester sur la table d'opération ; inutile de dire que j'ai passé ma soirée à larmoyer et à me dire que je ne la reverrais peut-être jamais.

Bref l'opération s'est bien passée ; par contre elle a mal partout, dort très peu et à des épisodes de délire à cause du traitement anti-rejet :-'( Je tremble à chaque heure qui passe même si je sais qu'elle est entre de bonnes mains. Sans compter que cette greffe, si elle est une chance, est tombée JUSTE avant qu'elle finalise l'achat de son appartement ; du coup c'est à moi de me dépatouiller entre la banque et le notaire, de trouver une voisine pour venir nourrir ses chats durant notre semaine de vacances, tout ça avec mon boulot, ma fille, les rendez-vous médicaux de ma fille et mes séances de kiné... 

Je ne sais pas si ma mère m'a caché que son état était plus grave que ce qu'elle m'avait dit. Elle m'avait promis qu'elle me dirait tout, mais bon... Je me dis que si elle est passée avant tout le monde pour cette greffe, c'est que c'était sans doute sa dernière chance de vivre. Mais elle angoisse ; elle ne dort pas et pense à la personne décédée. Elle stresse aussi car apparemment elle a un truc douteux au sein, sauf que je me dis qu'ils ne l'auraient jamais greffée s'il y avait eu une vraie suspicion de cancer ???!

Wait and see, les dés sont jetés.

Posté par Dawn Girl à 15:07 - Commentaires [5] - Permalien [#]
14 juillet 2017

La fille toute douce

 Aujourd'hui je vais vous parler d'une collègue de travail. Enfin, « collègue de travail » ; je devrais plutôt dire « niaise de travail », ou « gentille fifille de merde que tu as envie de lui coller une claque de travail ».

 

Vous vous rappelez du sketch de Florence Foresti sur les filles douées pour la vie à deux ? Les filles toutes douces, qui rigolent silencieusement et boivent du jus de papaye? Ben j'en ai un superbe spécimen sur mon lieu de travail...

 

Alors je sais que c'est moi qui ai un problème, hein ^^ En tant que névrosée et handicapée profonde des relations humaines, je me prends la tête avec 90 % des gens parce que je ne sais pas les apprécier normalement, ou à défaut cohabiter avec eux. Nan, les gens, soit je les kiffe à mort, soit je les déteste. Et elle, je la déteste avec sa gentillesse et ses sourcils.

 

Mais qu'est ce que ses sourcils viennent faire là-dedans ?, allez-vous me dire. Et bien parce qu'elle fait partie des gentilles nunuches qui font les sourcils en accent circonflexe quand on leur adresse la parole. Vous savez, les sourcils qui veulent dire « Je sais que tu vas me dire un truc super intéressant donc je défronce les sourcils en même temps que j'ouvre mes oreilles et mon trou de balle». Ces sourcils sont bien sûrs accompagnés de la bouche entrouverte, sinon c'est pas drôle.

 

Ensuite, elle ne dit jamais un mot plus haut que l'autre ; elle parle toujours tout doucement. J'ai HORREUR des gens qui parlent tout doucement. Même quand je l'envoie chier, elle répond doucement. Quand elle veut me demander un truc et que je fais semblant de ne pas la voir suis occupée, plutôt que m'appeler elle attend une heure en se tortillant sur ses jambes et finit par oser un minuscule « Euh... Dawn Girl ? »

 

obelix

Voilà ma réponse à ta voix douce, bécasse

 

A table elle laisse la moitié de ses frites parce qu'il ne faudrait pas qu'elle prenne du cul (pendant que moi et mon autre collègue on s'est fait un plaisir de tout bouffer comme des chancres. Le gras c'est la vie). Sur son fond d'écran de portable il y a une photo d'elle et de son copain, qui a l'air aussi niais qu'elle. Parmi ses contacts téléphoniques, on trouve une « Luciole » avec un keur à côté. Beurk.

 

BREF, toute la panoplie de la parfaite nouille qui m'insupporte.

 

En fait, ce qui me dérange chez elle, c'est que je la trouve trop gentille pour être honnête. Je ne la sens pas. Je suis sûre qu'elle nous prépare un sale coup ; je ne peux pas expliquer pourquoi mais elle me paraît fausse ; faussement gentille. D'ailleurs, la gentille fifille a quand même réussi à négocier avec mon patron (pour qui on a le droit de prendre une journée uniquement si on est décédé), de s'absenter pour un week-end au ski, et hop un samedi parce qu'elle est de mariage... Le genre de truc que ma collègue qui est là depuis 7 ans n'a jamais osé demander... De plus, elle arrive à la bourre tous les matins alors qu'elle travaille au fauteuil avec lui :-S Bref, pour une timide / toute douce / gnangnan / gentille, je la trouve très sûre d'elle.

 

On verra si l'avenir me donne raison, mais croyez-moi, j'ai du pif. Les gens me prennent pour une folle quand je devine des trucs sur une personne, mais très souvent il s'avère que j'avais raison. Nous verrons...

 

En cadeau pour ceux qui ne l'auraient jamais vu : le sketch de Florence Foresti 

 

Posté par Dawn Girl à 15:46 - Commentaires [6] - Permalien [#]
04 mai 2017

Bientôt libre ?

 Entendre la cousine de B. me présenter comme « Dawn Girl, la femme de B. », ben ça fait bien plaisir :-) Même si on n'est pas marié et qu'on ne le sera probablement jamais. Elle ne devait pas apprécier Madame (gnark gnark).

 

Sinon, B. a ENFIN reçu la convocation chez le juge pour le divorce. Si j'ai bien compris, il homologue la convention et c'est torché, le divorce est prononcé. Reste plus qu'à espérer qu'il ne reporte pas l'audience ou je ne sais quelle connerie.

 

Il se pourrait donc que le 30 mai, son mariage avec la moche soit enfin derrière lui. Quatre ans que j'attends ça (et même 10 ans si on tient compte du début de notre relation). Le passé est mort, vive le renouveau (enfin je vous redirai ça après la convocation ^^).

Posté par Dawn Girl à 15:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
20 avril 2017

Je meurs

 Tout a commencé fin mars, alors que je descendais les escaliers au boulot : des douleurs aux deux chevilles. Je me suis dit que ça allait passer.

 

Sauf que ce n'est pas passé ; au contraire la douleur est allée crescendo. Le lundi, je montais et descendais les marches comme un zombie, les jambes écartées en ayant envie de hurler à chaque pas (vous avez loupé quelque chose, vraiment).

 

Le mercredi, n'y tenant plus je suis allée voir un médecin à côté de mon lieu de travail. C'était une jeune ; elle était très surprise qu'il y ait une atteinte des deux côtés. Elle m'a arrêtée quatre jours, m'a prescrit une prise de sang (qui a révélé le taux d'un truc trop élevé, mais personne ne m'a expliqué ce que c'était ni ce que cela signifiait).

 

Le lendemain, même discours de la part de mon médecin traitant (le rendez-vous était prévu depuis longtemps pour discuter de ma mère, mais j'en ai profité pour lui parler de mon problème ; je venais de mettre 30 minutes à faire le trajet de ma voiture jusqu'à son cabinet tellement je marchais comme une petite vieille). Elle m'a prescrit une nouvelle prise de sang, ainsi qu'une radio et une échographie des chevilles. Elle m'a dit très clairement : « Je ne sais pas ce que vous avez ».

 

Voilà qui n'était pas rassurant ; je n'allais pas tenir comme ça pendant 107 ans, bordel.

 

J'ai eu rendez-vous le lendemain pour la radio (qui n'a rien révélé), mais pour l'échographie, pas de place avant le 27 avril... Je suis retournée travailler le lundi tant bien que mal.

 

Sauf que ce n'était pas possible d'attendre si longtemps. Je ne pouvais ni marcher normalement, ni m'occuper de ma fille... Non seulement j'étais dans l'attente d'un diagnostic (ça avait l'air tellement extraordinaire que j'aie mal des deux côtés, que je me suis imaginé qu'on allait me prendre pour une affabulatrice qui s'invente des maladies), mais en plus je souffrais le martyre.

 

J'ai donc pris mon téléphone et j'ai appelé tous les cabinets d'échographie et cliniques du coin, espérant tomber sur un désistement... Rien de rien, jusqu'à ce que j'arrive à joindre l'hôpital (ça a été très compliqué et j'ai failli abandonner, comme quoi il faut persévérer). Il y avait eu un désistement pour le lendemain matin à 9 heures. J'ai dit banco.

 

Pendant l'échographie, le médecin ne disait rien, et c'était horrible. J'avais envie de lui dire : « Bon, tu trouves quelque chose, oui ou merde ? » Elle finit par dire à l'interne présent dans la salle, qu'elle ne voyait « pas grand-chose ».

 

Putain de bordel à queue, « pas grand-chose » = rien du tout . Donc ça y est, je vais me faire jeter... Les examens sont normaux ; le seul « espoir » qui me reste c'est que ma prise de sang révèle que je suis positive pour la maladie de Lyme, quelle joyeuse perspective... Mes os n'ont rien, mes ligaments non plus donc reste également l'hypothèse d'un problème veineux ; je vais devoir me procurer une ordonnance pour une écho-doppler... ou alors j'ai la maladie de Lyme. Ou alors il n'y a strictement rien et personne ne trouvera jamais ce que j'ai ; je suis condamnée à vivre comme ça, avec ces douleurs horribles et je vais finir droguée à la morphine comme Sylvain Augier.

 

(si tu es né après les années 80, tu ne connais pas Sylvain Augier. Et bien va voir sur Viquipédia).

 

Elle a fini par appeler un collègue, qui m'a refait l'échographie en leur faisant le commentaire en direct (avec des termes médicaux complètement incompréhensibles, c'était horrible). Il m'a dit qu'il allait me faire faire une IRM des chevilles. Là, tout de suite.

 

De quoi, une IRM ? Le truc où on doit normalement attendre 6 mois ? Là, maintenant, donc en urgence ? Mais j'ai QUOI, bordel de merde ?

 

Bref j'ai revêtu les surchaussures, la charlotte et la blouse nouée dans le dos (mais j'ai eu le droit de garder ma culotte donc personne n'a vu mon gros cul), et j'ai attendu patiemment dans le couloir pour l'IRM.

 

On m'avait dit que c'était un examen angoissant, ben je confirme... Et encore, je n'étais pas toute entière dans la machine. La première fois ils m'ont mis de la musique (j'ai eu « I will survive », j'ai ri) ; la deuxième fois ils ont oublié donc j'ai entendu tous les bruits.

 

Il en est ressorti le diagnostic suivant : fracture de fatigue. Des deux côtés. On m'a donné le compte rendu sur un CD rom, et invité à aller voir le médecin traitant pour voir quel traitement mettre en place.

 

Ensuite, j'ai été baladée : de l'hôpital au médecin traitant ; du médecin traitant (enfin son remplaçant) à la clinique, de la clinique à l'orthopédiste... Je suis sortie à plus de 18 heures :-S

 

L'orthopédiste était un gros con, qui ne m'a pas examinée, s'est contenté de regarder les images de mon IRM en disant « Ah oui, c'est pas normal », a passé une demi-heure à taper sur son putain de Macintosh portable sans dire un mot, et BIM 70 euros de consultation. J'étais très énervée en sortant.

 

La prise de sang faite le lendemain est anormale, mais je n'ai aucun retour... J'attends des nouvelles de mon médecin traitant, tout en sachant qu'elle ne pourra pas établir de diagnostic avec seulement ce résultat. Vous savez, dans les films quand on parle d' « examens complémentaires » ? Bah voilà, on y est.

 

BREF en conclusion j'ai deux fractures de fatigue et apparemment tous les médecins n'ont « jamais vu ça », c'est une blessure réservée normalement aux grands sportifs, or je ne suis pas du tout sportive. J'ai enquillé trois prises de sang (dont une avec des taux de machins gt et de bidules PAL anormalement élevés), je ne sais pas si j'ai un problème hépatique, osseux ou va savoir quoi encore, si c'est grave ou pas ; je vois une rhumatologue le 22 mai ; j'ai un diagnostic mais pas d'explication, aucun médecin n'a pris la peine de me faire un arrêt de travail pour cette journée-marathon ; heureusement mon patron a été sympa et ne m'a pas retiré d'heures.

 

La question qui me taraude, c'est « pourquoi ? » Pour moi qui ai peur de la maladie et de la mort, c'est vraiment pas cool :'-(

Posté par Dawn Girl à 17:51 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
09 avril 2017

La mère et la fille (épisode 1472)

 Jeudi dernier, le médecin de famille (elle suit ma mère, moi et ma fille) a demandé à me parler au sujet de l'état de santé de ma mère. « Sa maladie évolue » ; sous-entendu « elle se dégrade »...

 

Ma mère n'a pas bu depuis le mois de janvier ; elle tient car elle pense qu'elle aura une greffe de foie. Mais le médecin m'a dit que pour elle, il n'y aura probablement pas de greffe...

 

Alors là, je n'ai pas caché mon étonnement. Son hépatologue lui aurait parlé de greffe alors que ce serait inenvisageable ? Si c'est le cas, c'est vraiment dégueulasse de lui faire espérer quelque chose qui n'arrivera jamais...

 

Le problème, c'est qu'elle n'a jamais réussi à avoir l'hépatologue directement au téléphone. Je lui ai donc dit d'essayer de la rappeler pour mettre les choses au clair, parce que là il y a quand même un gros souci de cohérence dans les propos.

 

Après, elle est passée à moi : elle m'a demandé comment je vivais la situation, si j'avais besoin d'être aidée. Pour la première fois de ma vie, quelqu'un (que ce soit médecin, entourage etc), m'a demandé mon ressenti. Depuis toutes ces années (20, 30 ans ?), j'avais l'impression que personne n'en avait rien à foutre de comment j'allais ; la seule à plaindre c'était ma mère et moi on s'en tamponne (enfin sauf les lecteurs de mon blog, mais ce n'est pas pareil ^^). D'ailleurs, la dernière fois que quelqu'un m'a dit : « Il faut prendre soin de ta mère » j'ai eu envie de lui répondre : « Ah oui, « prendre soin de ma mère » ? Et MOI, connasse, tu me vois, ou bien je suis transparente ? T'es au courant que j'ai vécu seule avec ma mère depuis l'âge de 2 ans ? ça t'intéresse de savoir ce que ça fait d'avoir ce fardeau sur les épaules, de l'assumer toute seule depuis l'enfance ? D'avoir l'impression d'être seule au monde parce que le type qui se trouve être mon géniteur, m'a encore plus enfoncé la tête sous l'eau? Que le reste de la famille ferme ses rideaux et commente le truc de loin, bien à l'abri ? Que je vois de la pitié dans le regard des gens, dans les magasins ? Que j'ai l'angoisse de savoir comment elle va être aujourd'hui, demain et après-demain ? De me demander quel jour elle va mourir et comment ? Si elle va vomir, saigner, se vider ? De qui va la retrouver ? De comment je vais faire pour nettoyer toutes ses sécrétions corporelles et ce que je vais faire de ses putains de meubles ? Ca t'intéresse de savoir à quel point ça me pèse de ne pas être comme les autres, de mettre dix ans de plus à faire les choses parce que j'ai grandi de guingois ? Ca t'intéresse de savoir comment je vis la situation, ou tu t'en fous ? Je suis forte, c'est ça, je m'en sors ? Donc comment je vais, on s'en tape ? J'aimerais tellement que les gens se dispensent de dire des conneries quand ils ne savent pas de quoi ils parlent. Alors, si tu veux me rendre service (ou plutôt rendre service à ma mère, puisque moi je compte pour du beurre), fais donc ceci: avant de me demander de « prendre soin de ma mère », prends donc soin de ton cul, et tes phrases pourries, tu te les carres bien au fond de ta cavité rectale. Merde. Cordialement ».

 

J'ai pensé tout ça très fort, mais bien sûr, je n'ai pas osé le dire. Parce que je suis une gentille fifille polie (gné).

 

BREF tout ça pour dire qu'il a fallu attendre le 6 avril 2017 pour que ENFIN, quelqu'un se rende compte que je souffrais. Inutile de dire qu'au bout de quelques minutes, mon armure s'est fissurée et je me suis effondrée. J'ai l'impression de ne faire que ça, m'effondrer... Je dois chialer environ une fois par semaine à cause de ma mère. Appelez-moi Madeleine...

 

Elle a été très gentille. Elle m'a donné un mouchoir, et les coordonnées d'une psychologue. Que j'appellerai ; une fois que mon problème de chevilles sera résolu (oui car j'ai très mal aux chevilles depuis une semaine ; je ne peux plus marcher correctement et les médecins ne savent pas pourquoi... La seule chose qui me soulage, c'est la codéine. Et la codéine, on ne peut pas en prendre indéfiniment. Je suis en arrêt de travail ; je pense que le CDI que mon futur ex-patron m'avait promis va me passer sous le nez (il a un caractère de merde et est du genre à penser qu'il ne peut pas compter sur moi. Donc merci au revoir). Bref je fais des prises de sang et des radios des chevilles et on ne trouve rien. Je vais mourir des pieds).

 

Je serai toujours reconnaissante envers ce médecin de m'avoir tendu la main. Elle m'a dit que je pouvais venir la voir si ça n'allait pas, même si c'est juste pour parler. Quand je pourrai remarcher normalement, je m'occuperai de ma tête. Ne croyez pas que c'est une manière de repousser les choses ; je ne peux vraiment RIEN faire en l'état ; juste traîner mon derrière au boulot parce que j'ai pas le choix. Je n'arrive même pas à m'occuper correctement de ma princesse :'-( (si personne ne trouve pourquoi j'ai mal aux pieds, je me tire une balle. Dans le pied. Ha ha).

 

(Note pour plus tard : arrêter avec les parenthèses à outrance).

Posté par Dawn Girl à 10:53 - - Commentaires [6] - Permalien [#]