Le blog de Dawn Girl

22 avril 2019

Islanova de Camut et Hug

islanova

Ayant gagné le livre "Et le mal viendra" de Nathalie Hug et Jérôme Camut (ou Nathalie Camut ou Jérôme Hug, ou Jérôme Mug et Nathalie Cahute, bref il paraît qu'on les appelle les CamHug).

 (Note pour plus tard : arrêter avec les digressions qui ne font rire que moi et quelques illuminés de mon acabit).

 BREF ayant remporté ce livre chez Zofia donc, avant de le lire j'ai suivi les conseils de cette dernière et j'ai commencé par lire "Islanova" pour mieux comprendre l'histoire et mettre les événements dans leur contexte. Un prologue de presque 800 pages tout de même :)

 Résumé : Dans un futur proche, Julian Stark, un ancien flic ayant quitté la police après les attentats du 13-Novembre, s'est retiré dans les Vosges. Un jour, il surprend Charlie, sa fille de 16 ans, au lit avec Leny, le fils de sa femme. Furieux, il colle un pain dans la figure de Leny, et suite à cette altercation, les deux jeunes s'enfuient vers une ZAD (Zone à défendre) qui se situe sur l'Ile d'Oléron. Les écologistes qui s'y trouvent se battent pour la mise en place d'un système d'aqueducs amenant de l'eau potable dans des pays qui en manquent et ainsi, sauver des vies. Ils tentent d'autre part d'empêcher l'ouverture d'un énorme complexe bâti par des investisseurs chinois, nommé les Portes de Jade.

 Un livre dans l'air du temps, donc, avec cette ZAD qui rappelle un peu celle de Notre-Dame-des-Landes (le livre y fait allusion d'ailleurs). Charlie est fascinée depuis longtemps par Vertigo, l'un des meneurs de la ZAD ; tandis que Leny ne sait pas trop dans quoi il s'est fourré.

Au départ on découvre simplement la vie d'une ZAD, avec construction de cabanes et culture de patates à la ferme. Et puis on s'enfonce dans quelque chose de plus complexe : le gouvernement français tente (en vain) d'envoyer les CRS pour évacuer la ZAD de force ; il y a un mort et le sang coule... C'est le début d'une guerre. On quitte les simples zadistes pour découvrir une véritable société encadrée par des mercenaires qui n'hésitent pas à tuer ; les habitants de la ZAD se retrouvent séquestrés dans un état autoproclamé indépendant. On se demande qui tire les ficelles, qui est volontaire et qui est manipulé.

 

L'action ne manque pas ; les chapitres sont courts et ça n'arrête pas de bouger. Niveau rebondissements, on peut dire que les auteurs y sont allés fort. Comme Zofia j'ai eu un peu de mal à saisir le message du livre : les zadistes sont gentils, ils ne veulent que le bien ? Ils se sont fait berner par des méchants miliaires extrémistes ? L'Intelligence Artificielle est dangereuse ? Amazon va nous buter avec Alexa (cela dit j'ai envie de trucider Alexa quand je vois la pub de merde où Julien Clerc bêle "fais-moi une plaaaace au fond de ta vue" ; moi je lui ferais bien une place au fond de ma poubelle). (A Alexa hein, pas à Julien Clerc) (D'ailleurs Alexa c'est quoi ce prénom de merde sérieux ???)

Il y a des trucs vraiment ridicules dans le livre, comme Leny et Kit qui trouvent quand même le moyen de baiser dans un caisson hyberbare alors qu'ils sont juste en danger de mort ; comme Julian Stark (un nom vraiment pourri ; par pitié les auteurs arrêtez de baptiser vos flics de noms pseudo-américains-mais pas trop comme Stark, Shark ou Steak ; appelez-les Maurice Dupont, merde).

BREF Julian Stark qui se balade tranquillou avec une louve comme si c'était un teckel, la louve qui grignote ses petits nonosses et lui lape la main, sans déconner c'est n'importe quoi ; un loup est animal SAUVAGE bordel. Et puis la fille qui s'appelle Charlie alors que l'histoire est directement liée aux attentats de Paris ; la ficelle est tellement grosse ; leur nom de famille n'est pas Cabu ou Wolinski tant qu'on y est ?

Enfin, entre la ZAD et les Portes de Jade avec leur dédale de sous-sols, on a l'impression que l'Ile d'Oléron fait 30 000 kilomètres carrés façon terrain de foot d'Olive et Tom ; j'ai du mal à croire que seul le sud de cette petite île de l'Atlantique puisse contenir un tel microcosme. M'enfin on va dire que c'est un roman :)

Les CamHug (ou les HumCag ? Les ChuGam ? Pardon j'arrête :D) semblent avoir voulu nous transposer un film d'action américain sur l'Ile d'Oléron. Un peu comme Paris Enquêtes Criminelles ou Doc Martin, des séries françaises qui veulent imiter les séries américaines mais sans y parvenir.

Mais malgré ces défauts j'ai tout de même passé un bon moment avec ce livre. Le temps de me faire le deuxième tome de la Tour Sombre de Stephen King, et je m'attaque à "Et le mal viendra" ; je vous ferai un article :)

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15 avril 2019

Lettre au Fantôme

Ce post est la suite du précédent ; je le poste à l'arrache depuis mon téléphone ; les commentaires vont être fermés dessus mais cela n'a aucune importance.
Après avoir tapé une lettre de sentiments à mes collègues et à mon patron, j'ai ressenti le besoin d'écrire la lettre destinée à l'enfant qui aurait pu naître en 2012 mais qui n'est pas né parce que j'ai avorté. Je me suis adressé à lui et puis j'ai écrit ce que j'aurais aimé qu'il me réponde. Et là putain je peux vous dire que les larmes ont coulé, et pas qu'un peu...
Je ne me rappelle plus si j'avais pleuré à l'époque. Je me souviens que j'ai fait une espèce de dépression parce que le géniteur de cet enfant se pavanait avec une autre nana moins de 2 mois après l'Evenement, que je voyais tellement la vie en noir que chaque soir au coucher je me forçais à trouver quelque chose de positif à ma journée, mais je ne sais plus si j'ai pleuré.
Peut être que pour exorciser vraiment il faudrait que j'imprime la page Word et que je la brûle, mais je n'ai pas de cheminée, c'est ballot.

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13 avril 2019

La lettre de sentiments

Je suis en train de finir "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", un livre qui explique les différences entre les hommes et les femmes afin de permettre aux couples de mieux se comprendre et de mieux communiquer. En soi l'ouvrage est plutôt intéressant, mais je ne suis pas fâchée d'arriver au bout car je préfère largement lire des romans.

Parmi les techniques de communication au sein du couple, l'auteur préconise la "lettre de sentiments", c'est à dire mettre sur papier ses émotions négatives (la colère, la peur, l'angoisse, le regret) afin de les regarder en face pour ensuite, être capable d'accueillir les émotions de l'autre avec davantage d'empathie. Puis ensuite, rédiger la réponse que l'on souhaiterait avoir de la part de l'interlocuteur. On peut écrire cette lettre de sentiments à son conjoint, mais également à un parent, à son enfant, voire même à soi-même.

L'auteur donne quelques formules pour débuter les phrases, du style "Je n'aime pas...", "Je regrette", "Je suis énervée par..." etc etc.

Etant actuellement bourrée de stress et d'émotions négatives à cause de la grosse vache slash morback qui me sert de collègue, je trouve cette démarche très intéressante et j'envisage sérieusement, durant ma semaine de vacances, d'écrire une palanquée de lettres de sentiments : 

-à ma collègue 

-à B.

-à ma mère

-à mon père

-à l'enfant que j'ai retiré de mon ventre en 2012

-à la fille aînée de B.

-à mon patron

Bon je me doute que ça ne va pas me détendre en deux secondes et demie, mais si ça peut me libérer un peu... 

Je peux déjà dessiner mentalement la trame de ma lettre de sentiments envers ma collègue : 

*Je n'aime pas ta gueule

*Je n'aime pas ta putain de voix de braillarde qui me scie les oreilles et le thorax avec

*Je suis très irritée par cette façon que tu as de m'envahir ; de t'incruster quand je discute avec quelqu'un ou de me mettre mes courriers sous pli sans que je t'aie sonnée

*Je regrette de ne plus bosser en binôme avec M.

J'ai hâte de me mettre à l'ouvrage :) Je vous dirai si ça a changé quelque chose.

 

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28 mars 2019

J'ai un problème... (ta gueule Sylvie Vartan)

Bon je rigole mais j'ai vraiment un problème... Un  truc pas grave en soi mais qui me bouffe.

J'ai quelqu'un dans la tête. Quelqu'un qui m'intrigue, m'intéresse, m'attire. J'y pense tout le temps, tous les jours, très souvent. J'ai des papillons dans le ventre ; j'ai les mêmes pensées que quand je suis tombée amoureuse de B. Je me sens "poursuivie" par certaines chansons qui passent à la radio (à l'époque de B. c'était "Il avait les mots" de Sheryfa Luna...)

Dans le post où je vous parlais pour la première fois de mon TSA, j'avais évoqué brièvement le fait que depuis petite je m'attachais souvent à quelqu'un. Je sais maintenant que c'est un symptôme du TSA, mais cela peut déboucher parfois sur une vraie histoire d'amour ; la preuve avec B.

B. justement : évidemment je me suis posé des questions : est ce que je l'aime toujours ? La réponse est oui. Bien sûr, après quelques années ce n'est plus comme au début où on copulait partout dans toutes les positions, mais je l'aime toujours. Il m'attire toujours physiquement, même si c'est différent de la passion du début. Il est mon équilibre. Si je ne l'avais plus, je serais vraiment mal. Et perdue. 

La psychologue m'a demandé ce que j'éprouve pour les personnes à qui je m'attache. J'ai eu du mal à répondre : de l'intérêt ? De l'attrait ? Je n'ai pas osé prononcer le mot "amour". Même moi je n'ai jamais compris grand chose à ce machin ; pourtant ce n'est pas faute de l'analyser. Avec les années j'ai appris à avoir la bonne attitude et à laisser le feu mourir doucement à l'intérieur de moi, même si ça me fait mal. J'ai parfois sauté le pas et déclaré mes sentiments, comme avec Benjamin (mal m'en a pris, mais au moins je n'ai aucun regret ^^). Dans le cas présent, il est absolument hors de question de lui dire ce que je ressens, mais alors c'est mort de chez mort : l'histoire serait tout simplement impossible à cause de nos vies de famille respectives (oui, comme d'habitude j'aime la facilité <3)

Mais putain c'est le grand brasier à l'intérieur de ma tête... Je me dis que c'est peut-être aussi une montée de libido parce que j'ai arrêté la pilule (j'ai cru faire une thrombose le mois dernier) ; l'arrêt de la pilule provoquant souvent une explosion d'hormones. Donc ça va peut-être passer. Mais je ne pense pas... Arf......

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26 mars 2019

L'outsider de Stephen King

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L'histoire : le corps d'un enfant est retrouvé, assassiné et violé avec une branche d'arbre. Les analyses ADN et les témoignages sont sans équivoque : l'assassin est Terry Maitland, l'entraîneur de baseball de la ville, un homme connu et respecté. Il est arrêté et menotté un jour de match, sous les yeux de sa femme, de ses filles et de la moitié de la population locale. Il clame son innocence...

 

Après avoir terminé ce livre, je suis heureuse : j'ai enfin retrouvé le vrai Stephen King, celui que j'aime lire. Oubliée ma déception avec "Joyland" et son pathos ridicule ; King est de retour, et mon envie de le lire avec.

 Le roman démarre avec les dépositions des témoins ; une première partie un peu fastidieuse et pas très réussie je trouve : en effet, les protagonistes ont tous la même manière de s'exprimer ; on dirait que c'est toujours le même témoin qui revient ; il change juste de nom, d'âge et de sexe, mais il parle exactement pareil. J'en ai tiré une conclusion : King n'est pas doué pour les romans policiers purs, et j'ai d'ailleurs pensé que si l'histoire restait une simple enquête policière, j'allais encore être déçue.

 Et puis. Un rebondissement survient, (genre à la page 200, mais après plus de trente Stephen King à mon actif je n'ai pas été étonnée), et l'enquête démarre vraiment. Ceux qui ont aimé "Ca", "Bazaar" ou encore "La Tour Sombre" retrouveront tous les ingrédients qui font la réussite d'une histoire Kinguesque : le type cinglé pour qui on éprouve de l'empathie malgré tout ; la bande de protagonistes qui avance ensemble pour enquêter ; le lieu abandonné où siège le "Mal"... Bref du bon, du très bon. Je recommande sans réserve.

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22 mars 2019

Je veux bosser dans une grotte

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Ceci est mon plus beau sourire

 

(bon je dis ça alors que je viens de finir "L'outsider" de Stephen King (article à viendre)... Avec une grotte bien flippante...)

Bref.

Je sature de bosser avec des nanas que je n'aime pas.

Pour vous expliquer la configuration du cabinet où je travaille : normalement il y a deux assistantes à l'accueil et deux au fauteuil. Moi je bosse à l'accueil ; ce qui m'arrange plutôt.

Depuis 2 ans, je travaillais avec une collègue que j'appréciais à peu près. Et puis quelqu'un a démissionné et ladite collègue est partie travailler à l'arrière du cabinet, côté clinique. Je me suis donc retrouvée toute seule à l'accueil (ce qui n'est pas un problème ; après 7 ans de secrétariat je commence à me débrouiller). 

Et puis mon patron a fait passer des entretiens pour remplacer celle qui avait démissionné (vous suivez toujours ?). Comme il a mauvaise réputation, il a reçu des CV pourris (ou alors il a mal sélectionné les profils). Quand j'ai rappelé les candidates pour les convoquer, la moitié d'entre elles n'a jamais rappelé, donc vous voyez un peu le truc :D

Bref il a fini par prendre une fille à l'essai ; une espèce de grande panthère black avec une grande gueule ; le genre de fille qui a un rire tonitruant à la Claudia Tagbo et qu'on imagine très bien danser sur les tables en soirée. En bref, l'opposé total de mes collègues et moi qui sommes plutôt discrètes et pas super extraverties. Dès le début, on s'est dit que ça n'allait pas le faire car mon patron déteste les grandes gueules ; il déteste qu'on lui réponde. Quand il fait une remarque, il faut s'excuser et surtout fermer sa bouche ; jamais de "oui mais..." sinon il pète un câble. Je ne dis pas que c'est bien, mais c'est comme ça ; ce n'est pas à son âge qu'il va changer. Bref j'ai été surprise qu'il embauche cette personne car dès l'entretien son fort tempérament se ressentait.

 Au départ il l'a fait travailler en clinique, et comme prévu l'expérience n'a pas été concluante :  pas assez dynamique. Tous les soirs elle braillait après lui : "PUTAIN MAIS C'EST QUOI CE MEC ? C'EST FINI LE TEMPS OU LES FEMMES FERMAIENT LEUR GUEULE !!!!" J'avais envie de lui dire "mais putain pourquoi tu restes, si c'est si insupportable que ça ? Barre-toi, la porte est grande ouverte et personne ne te retient".

Bref comme elle n'a pas fait l'affaire en clinique, mon patron me l'a collée à l'accueil avec moi. Sauf que l'accueil c'est très speed et qu'elle ne supportait pas d'avoir plusieurs choses à faire en même temps. Elle soufflait, elle me stressait. En plus, ce jour-là j'étais angoissée parce que j'avais reçu un SMS de la nounou de ma fille me disant qu'elle avait 39,6 de température (j'en ai pleuré ; une de mes collègues m'a prise dans ses bras ; elle a dû me prendre pour une tarée de m'effondrer pour si peu).

BREF quand mon patron m'a annoncé le lendemain qu'il la licenciait, j'ai été contente je l'avoue. Il y avait clairement incompatibilité d'humeur.

 

Elle n'a pas digéré de se faire licencier, bien que mon patron ait fait les choses dans les règles. Elle a fait un scandale dans le cabinet ; elle s'est ramenée près de moi avec son portable à la main, et elle a appelé le Conseil de l'Ordre en racontant qu'elle faisait un malaise à l'accueil. Bref, la nana complètement givrée.

 

Mon patron a donc embauché une autre personne pour bosser à l'accueil avec moi. Et là, c'est encore pire qu'avec Naomi Campbell... Elle ne fait que des conneries ; elle envahit mon espace (j'étais habituée à être peinarde mais je l'ai sur le dos sans arrêt, je me sens oppressée). Elle reste à côté de moi les bras croisés à regarder ce que je fais, en se tenant debout genre à 20 centimètres de moi. Quand je discute avec un parent, elle s'inscruste dans la conservation en parlant plus fort que moi. Quand je dis "bonjour", elle gueule par-dessus ma voix : "BONJOUR !!!" Quand je fais un paiement par carte bancaire, elle me prend la carte et la met dans le lecteur, comme si je n'étais pas capable de le faire. C'est horrible, c'est envahissant... Par ailleurs, elle a une façon vulgaire de parler ; je parle fort mais elle, elle braille comme une poissonnière. Bref il y a du professionnel et du personnel qui se mêlent et moi je ne sais pas dire les choses... Je ne sais pas m'affirmer pour qu'elle me laisse mon espace de liberté. Et puis c'est fatigant de repasser derrière elle sans arrêt pour rattraper ses conneries. Hier j'étais en hyper-nervosité toute la journée ; j'en avais mal à la tête. Aujourd'hui encore, c'est mon jour de repos et j'ai mal aux yeux.

 

J'avais ma première séance avec la psychologue ce matin ; je lui ai expliqué (brièvement car c'était une prise de contact) mon souci avec cette collègue. Elle m'a expliqué comment je pouvais formuler les choses pour qu'elle ne vienne pas se coller ; je vais avoir 15 000 scrupules de lui dire ça mais je n'ai pas le choix sinon je vais péter les plombs.

 

J'envie les gens qui savent dire les choses franchement ; moi ça m'angoisse tellement que souvent je ne dis rien. Résultat : je passe au mieux pour une fille hautaine, et au pire pour une faux-cul. Une de mes collègues m'a dit que son mode de fontionnement était "une gifle, une caresse". J'adore :D Mais je ne sais pas faire.

 

En tout cas je ne serais pas étonnée de me retrouver en arrêt décès maladie d'ici peu. Je vais bien sûr appliquer ce que va me dire la psychologue, mais putain que ça va être dur.

 

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04 mars 2019

Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet

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J'avais déjà entendu parler de ce livre à l'époque de sa sortie, mais je ne me sentais alors pas du tout autiste. J'avais tout juste trouvé un point commun avec l'auteur : il parlait du chiffre 1 comme étant blanc ; j'avais déclaré à ma mère "Pour moi, le chiffre 1 est jaune". Elle m'avait regardée comme si j'étais timbrée et j'en étais restée là.

Puis le temps a passé et j'ai commencé à me rendre compte que j'avais peut-être un TSA (j'en parle depuis un petit moment ici donc je ne vais pas revenir sur mes posts précédents). J'ai essayé d'analyser de plus près ma synesthésie. J'ai toujours vécu avec, mais j'ai pris conscience de son "anormalité". Non, tout le monde ne visualise pas un objet en prononçant un mot. 

Il y a quelques jours, j'étais chez Cultura avec ma mère (à qui j'ai exposé les grandes lignes de ma synesthésie), et voilà que, armée de sa discrétion légendaire, elle interpelle une vendeuse à travers tout le magasin : EXCUSEZ-MOI MADAME AURIEZ-VOUS DES LIVRES TRAITANT DES GENS QUI ASSOCIENT DES MOTS AVEC DES GOÛTS S'IL VOUS PLAÎT ? BAH QUOI IL FAUT DEMANDER VOYONS DAWN GIRL !!!

(oui on parle fort dans la famille)

(j'étais très gênée)

La vendeuse ignorait totalement ce qu'était la synes-truc-chouette mais elle m'a donné le livre de Daniel Tammet. Je l'ai remerciée, la voix étouffée par mon écharpe dans laquelle j'avais enfoui ma figure putain maman je te connais pas.

De prime abord, le livre ne m'a pas captivée. En effet, Daniel Tammet a une particularité que je n'ai pas : le syndrome savant, comme le héros de Rain Man : il fait des calculs très compliqués de tête et connaît plusieurs milliers de décimales du nombre Pi (il a d'ailleurs fait une récitation publique de plus de 22 000 décimales). Du coup le premier chapitre parle énormément de sa vision des chiffres, des paysages numériques qu'il imagine et j'ai eu du mal à m'accrocher. Mais une fois ce cap passé, je n'ai plus lâché le livre, et pour la première fois de ma vie j'ai mis des post-it et pris des notes en prévision de l'article que j'allais écrire, tellement je me disais : "Putain, c'est trop moi, ça !"

Hormis le côté "savant matheux", je me reconnais beaucoup dans le livre. Tout d'abord, Tammet est passionné par les nombres premiers. Moi je ne suis pas passionnée, mais j'arrive à les repérer (bon je parle de ceux à 2 chiffres pas plus ^^). Pour moi ils sont différents des autres, et donc intéressants. Il voit certains chiffres grands, d'autres petits ; il leur attribue un caractère. Pour moi, le 7 a goût de carambar citron, il est donc blanc. Je n'aime pas le chiffre 5 ; ni sa prononciation ; le son me dégoûte ainsi que la façon de l'écrire "CINQ" beurk. Il pue, comme son aîné, le soixante.

Comme moi, Tammet a eu sa crise de collectionnite. Il ramassait les marrons, moi les paquets de cigarettes. Il a "collectionné" des dizaines de coccinelles qu'il a enfermées dans une boîte ; moi c'était dans un verre à moutarde. Il évoque également les associations d'idées qui lui viennent spontanément pendant qu'il parle ; moi c'est pareil ; au milieu d'une conversation je vais sortir quelque chose qui n'a rien à voir, et je sais que cela peut dérouter mon interlocuteur. J'ai beaucoup de mal à rassembler mes idées pour faire une phrase structurée allant à l'essentiel, sauf si je me concentre. Et au bout d'un moment c'est fatigant de se concentrer. C'est sans doute pour ça que je parle très vite. Il parle tout seul, a du mal à saisir les sous-entendus... Bref je ne vais pas faire le catalogue de tous mes points communs avec lui, mais cela me conforte dans l'idée que j'appartiens bien à la famille des autistes. Et ce n'est pas grave en fait.

Là où je suis un peu jalouse de lui, c'est qu'il a l'air de ne jamais avoir souffert de sa différence : il s'est fait emmerder à l'école, mais les autres l'ont vite lâché devant son absence de réaction, et il n'a pas subi de harcèlement scolaire. D'autre part, il a vécu dans un environnement familial et scolaire où les adultes ont accueilli sa différence et se sont adaptés ; là où moi j'ai eu autant de profs formidables que de gros cons (enfin connes surtout), qui au lieu de chercher à creuser un peu, ont préféré dire que j'étais un "bloc d'hostilité quasi-permanent", et où dans la cellule intra-familiale j'ai eu droit à des "qu'est ce que t'es empotée, t'as de la merde dans les mains ?" ou encore "arrête de faire le singe".

Son voyage en Lituanie a été une formidable expérience aussi ; il a été accepté comme il était. Une fois rentré chez lui, il a réussi à utiliser ses compétences hors normes pour créer un site internet, travailler de chez lui et gagner sa vie ainsi. Putain, c'est mon rêve :) Mais je n'ai pas son immense talent pour les chiffres et l'apprentissage des langues.

Enfin, il a des amis ; moi non. J'ai donc encore du taff pour faire de mon TSA quelque chose de positif ; mais n'étant qu'au début du parcours c'est normal que ça prenne beaucoup de temps. J'ai rendez-vous chez la psychologue le 21 mars et je dois m'occuper de l'ergothérapeute aussi. Toujours rien du côté du psychiatre donc je me tâte pour envoyer mon dossier au CRA de Brest ; de toute façon je ne suis plus à 5 ans près...

Chose très importante ; j'ai pris conscience que, contrairement à ce que je croyais, j'associe bien les jours de la semaine avec une couleur. Quand je pense à jeudi par exemple, ça m'évoque du rose. Mardi, du vert. Samedi, du rouge. Etc. Et je sais pourquoi : à cause du programme télé que ma mère achetait quand j'étais petite : chaque jour avait sa couleur pour les repérer plus facilement. Ca m'est resté. De même que je crois me rappeler que je comptais les choses quand j'étais petite (voitures, fissures sur un mur...) mais je ne le fais plus depuis très longtemps. Par contre, compter les syllabes ça a duré des années et des années...

En conclusion, j'ai trouvé ce livre vraiment très intéressant ; un coup de coeur :)

 

 

 

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22 février 2019

Fin de la saga "L'amie prodigieuse" de Elena Ferrante

amie prodigieuse

 

Je viens de terminer le quatrième et dernier tome de "l'Amie prodigieuse"... Le moment est donc venu de vous dire ce que j'ai pensé de ces romans. Je ne reviendrai pas sur le tome 1 car j'en avais déjà parlé ici.

Pas facile de résumer plus mille pages en quelques lignes ; d'autant que ces mille pages recouvrent plusieurs décennies ; une vie entière... D'un point de vue général, on reste sur le sentiment d'ambivalence d'Elena : issue d'un quartier défavorisé, elle parvient à se hisser dans la classe sociale supérieure grâce à de brillantes études et un travail acharné, mais toute sa vie elle se sentira illégitime, décalée, tiraillée entre ses origines et ce qu'elle a gagné. Géographiquement d'abord, elle étudiera à Pise puis vivra à Florence (le Nord semble toujours, pour les Italiens comme pour les étrangers, "propre" et civilisé, alors que le Sud a une image plus sale et péjorative, notamment à cause de la mafia. Monter dans le Nord est donc synonyme de réussite). Elle s'élève socialement, intellectuellement.

Mais après son divorce, elle rentre à Naples, puis finit par revenir dans son quartier d'origine, dans un appartement juste au-dessus de chez Lila, son amie d'enfance. Le dernier tome accélère considérablement le temps, et se termine alors qu'elle est grand-mère depuis peu.

La saga ne cesse de mettre des élémenrts en opposition : l'élégant italien contre le grossier dialecte (Elena elle-même repasse au dialecte quand elle s'énerve), Lila, restée à Naples et qui a stoppé ses études en primaire malgré une grande intelligence, contre Elena qui a étudié ; le travail légal contre le travail illégal avec les frères Solara qui tissent leur toile sur le quartier et sur Naples ; le Nord contre le Sud, les origines sociales contre l'ascension sociale...

Dans le tome 2 Elena résume sa vie à un "presque" : "J'y étais parvenue ? Presque. Je m'étais arrachée à Naples et au quartier ? Presque". Comme je disais plus haut elle ne se sent pas légitime à la place qu'elle occupe. Quand elle revient au quartier, les autres la traitent comme l'une des leurs, mais tout en lui rappelant qu'elle a fait des études et qu'elle est un écrivain reconnu.

D'un point de vue global, c'est bien écrit. Il y a des longueurs car Elena est beaucoup dans l'instrospection ; et à certains moments je me suis sentie en manque d'action. Et puis, comme je l'avais indiqué précédemment, j'ai trouvé l'histoire un peu ennuyeuse lorsque Lila passait au second plan. En effet, Lila est volcanique, alors que Elena est beaucoup plus sage ; elle travaille, elle a une vie tranquille... Le piment, c'est Lila. J'ai apprécié la quatrième tome, après le retour d'Elena à Naples, parce qu'il y a beaucoup d'action. Lila traverse un drame (on comprend alors le titre de ce dernier volume... mon coeur de maman a saigné un peu).

Par contre, j'ai terminé sur une note de frustration car ATTENTION SPOIL (passez le curseur dessus si vous voulez savoir) on ne sait pas vraiment pourquoi Lila a disparu FIN DU SPOIL. Et là j'avoue que j'en ai un peu voulu à l'auteur parce qu'il était plus de minuit bordel.

Mais j'étais malgré tout triste de quitter ces personnages. J'en retire deux choses : 1- ça m'a donné envie de visiter Naples et le sud de l'Italie (bien que je n'irais pas m'aventurer dans les quartiers chauds), et 2- j'ai vraiment envie de découvrir la série qui a été tirée de ces livres. Je compte bien m'y atteler un de ces quatre, mais je suis une vieille de 35 ans qui ne connaît rien à Netflix.

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02 février 2019

Bilan provisoire (enfin j'espère ^^)

Photo

La photo dont je parlais dans ce post

 

J'ai donc eu le compte-rendu de la psychologue concernant les tests visant à rechercher un TSA. Comme elle n'est pas médecin, ce compte-rendu devra être validé par un psychiatre, mais cela me déblaye déjà le terrain et me confirme ce que je pensais.

Le document fait 16 pages donc je ne vais pas vous ennuyer avec les détails techniques, mais en substance :

 -Elle a résumé mon profil, mon mode de vie, ma situation familiale actuelle et passée, mes attitudes, ma façon de me tenir et de m'exprimer, ma façon de manipuler les objets, mes tics physiques (ça fait un peu bizarre de se faire décrypter ainsi) ; elle a énoncé les symptômes que moi et ma mère lui avons indiqués. Puis elle est passée aux résultats des tests :

 

-1er test : j'ai un résultat égal à 34 (TSA probable à partir de 32)

-Test d'empathie : j'ai un résultat égal à 17 (TSA probable en-dessous de 30)

-Echelle de stress très haute

-Il est également ressorti des difficultés de mentalisation, une anxiété sociale très importante et une hypersensibilité sensorielle 

-Je suis à la limite du Haut Potentiel pour la compréhension verbale (j'ai 129 et le HP est à partir de 130)

-Pour les autres tests je suis dans la moyenne (entre 92 et 108), avec des difficultés dans la coordination, ainsi que pour me représenter les choses dans l'espace.

En conclusion, elle souligne des « spécificités » dans plusieurs domaines, et indique que « l'ensemble des caractéristiques va dans le sens d'un Trouble du Spectre de l'Autisme sans déficience intellectuelle ». Elle pense également que j'ai une légère dyspraxie (la dyspraxie accompagne souvent le TSA), ce qui pourrait expliquer mon incapacité totale à dessiner quoi que ce soit, mon écriture en pattes de mouche, ma difficulté pour manoeuvrer en voiture et ma nullité en EPS à l'école. Elle m'a invitée à contacter un ergothérapeute. Niveau psy, elle m'a conseillé de travailler en priorité sur cette anxiété qui me pourrit la vie au quotidien.

Bref encore un pas de fait ; maintenant il faut que j'arrive à obtenir un rendez-vous avec le fameux psy parisien et (surtout) que mon patron me file une journée pour y aller (je pense que ce sera le point le plus difficile). En fait je ne peux pas aller chez n'importe quel psychiatre, car il en faut un qui connaisse bien l'autisme, et plus précisément l'autisme féminin. En effet, les femmes ayant un TSA ont tendance à compenser et à imiter pour paraître normales, et c'est exactement ce que j'ai fait. Elle m'a dit que chez moi cela ne se voyait qu'en creusant un peu ; que j'étais en mode caméléon. Je pense également me diriger vers une thérapie cognitive pour l'anxiété, mais j'ai peur de devoir faire des mises en situation qui me mettent très mal à l'aise.

 

A suivre, je vous tiendrai au courant :-)

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18 janvier 2019

Vive l'informatique

Chers lecteurs, je vais vous raconter une galère qui m'est arrivée hier matin, le genre d'histoire dont personne n'a rien à foutre mais maintenant que je n'ai plus Facebook pour raconter ma vie, je suis bien obligée de le faire ici :p

 

Alors voilà : ce matin j'ai emmené ma fille chez la kiné ; le cabinet est situé en plein centre ville de Rennes. Comme dans n'importe quel centre ville de France et de Navarre c'est mission impossible pour se garer (bon quelquefois je fraude et je pique la carte handicapé de ma mère, bouh). Bref toujours est-il que quand on va là-bas, je me gare toujours dans le parking souterrain d'un centre commercial (payant avec barrière), car je suis sûre d'y trouver une place.

 

Vers 11h15 ce matin donc, nous sortons de chez la kiné, nous regagnons le parking et je me rends à la caisse pour payer. Je mets ma carte bleue dans la machine, et là : paiement refusé. Je recommence deux fois : paiement refusé. Le truc qui ne m'est jamais arrivé, et qui ne devrait pas m'arriver étant donné que j'ai des économies sur mon compte. Je regarde dans mon porte monnaie : 80 centimes. Voilà voilà...

 

Je vais à un distributeur pour retirer des espèces : à peine ai-je fait mon code que ce connard de DAB me dit "Opération annulée récupérez votre carte". Je me résume la situation mentalement : ma voiture est donc bloquée dans un parking souterrain, j'ai 80 centimes en tout et pour tout ; ma fille est patiente pour l'instant, mais ça pourrait changer très rapidement. En soi il n'y a rien de grave mais ça fait bien chier quand même. Je téléphone à ma banque : tous les conseillers sont occupés. Je téléphone à ma mère : pas de réponse. Inutile d'appeler B. puisqu'il est au boulot.

 

Il y a une agence bancaire à quelques dizaines de mètres : je décide de m'y rendre tout en finissant par réussir à joindre ma banque par téléphone. Ma conseillère me dit qu'il doit y avoir une panne générale car une autre cliente vient de l'appeler en lui exposant le même souci que moi. Elle me dit que si je me rends à l'agence Trucmuche à l'autre bout du centre ville, ils me dépanneront sans problème. Pendant ce temps-là, ma fille ne veut plus avancer et commence à chouiner. Je bénis le ciel de ne pas avoir trois gamins sur les bras.

 

Arrivée à l'agence, la banquière m'informe qu'elle n'a plus internet et qu'elle a dû tout redémarrer. Il y a donc bien une panne générale. Elle parle à ma fille, me dit qu'elle en a une du même âge. Ma fille balance son doudou par terre parce que je ne veux pas la prendre dans les bras, et dit : "maman ramasse". Je lui demande si elle m'a bien regardée et je précise que je ne suis pas sa bonniche. La banquière rigole : "J'ai l'impression d'être à la maison". Ca me rassure de ne pas être la seule à avoir une petite casse-couilles; bien que je pense que je possède tout de même un spécimen exceptionnel (j'ai une copine qui a un fils du même âge que ma fille et un autre de 18 mois. Ses garçons ne lui ont jamais fait de coucher conflictuel. JAMAIS. La mienne vient encore de me faire une colère ce soir et de pleurer au coucher ; on a acheté un lit sans barreaux et j'ai envie de me tirer une balle à l'idée de ce que vont être les couchers dans les prochaines semaines). Bref, internet ou pas internet, la banquière me donne une carte de dépannage pour retirer 60 euros. Sauvée.

J'achète un mini pain au chocolat pour faire patienter ma fille qui a faim : 50 centimes le machin dégueulasse à moitié congelé ; une honte. On se demande comment les franchises du style Mie Câline ou Brioche Dorée vendent encore leurs cochonneries industrielles.

Je retourne chercher ma voiture... entretemps le prix du parking a doublé. Nié.

 

Bilan : toujours avoir du liquide sur soi, parce qu'en cas de panne informatique et bien tu es coincée.

 

Sans transition :

 

J'ai eu des nouvelles d'une ancienne collègue. Celle avec qui je bossais quand la psychopathe m'a pourri la vie et a failli me faire rater mon diplôme d'assistante dentaire. Celle qui avait retourné sa veste et s'était acoquinée avec ladite psychopathe quand j'étais en arrêt maladie (elle m'avait dit : "Non mais bon tu es fatiguée, tu prends les choses à coeur" comme si le problème venait de moi, et ça, c'était pire que tout :'-((((  ). Celle à qui j'avais tout de même pardonné, car je l'appréciais et j'avais envie de croire qu'elle n'avait pas mauvais fond et avait agi par faiblesse.

Bref, j'ai appris que depuis que j'ai quitté ce cabinet (en septembre 2015), mon ancien patron passe son temps à prendre des filles en formation et à les dégager au bout des 18 mois de professionnalisation. Exactement comme il a fait avec moi. En me comptant, on arrive à 4 stagiaires congédiées. Ca ne lui coûte pas cher en main-d'oeuvre vous comprenez.

Mon ancienne collègue m'a également expliqué que depuis 2 mois, le boss est infect. Il en fait de moins en moins ; il achète du nouveau matériel et demande à ses assistantes de tout gérer en râlant parce que ce n'est pas prêt 5 minutes plus tard. "Ce matin je suis partie bosser à l'accueil sinon je lui rentrais dans la gueule" m'a-t-elle dit.

Ce soir elle m'a envoyé un sms en me demandant si j'avais vu une psy quand j'avais subi le harcèlement de la psychopathe. Je lui ai dit que non ; elle m'a indiqué que elle, elle en avait vu une. Le boss a donc bien changé depuis mon départ ; maintenant il en est carrément au harcèlement moral :-( Ben putain, moi qui étais dégoûtée de partir à l'époque et qui ai mis un bon moment avant d'accepter la situation, je ne regrette pas de ne plus bosser là-bas. Alors ok je bosse pour un patron con et j'ai de plus en plus de mal à encaisser l'hypocrisie et les sous-entendus de l'une de mes collègues, mais au moins je fais mon truc dans mon coin et je ne vais pas (encore ?) bosser avec la boule au ventre.

 

Sans transition :

 

Je me suis remise au sport. Au moins 2 mois que je n'avais pas mis les pieds à la salle de sport ; je sais ce n'est pas bien, mais je suis dans une période de stress +++ avec le boulot d'une part et ma fille d'autre part ; pendant 1 mois on était deux assistantes au lieu de quatre au cabinet et je finissais vraiment tard le soir. Du coup, ce manque d'assiduité + le boulottage de barres chocolatées-caramélisées diverses et variées + le foie gras à Noël + la galette des rois, je n'avais plus le choix il fallait faire quelque chose surtout que c'est bientôt la Chandeleur. Je m'y suis donc remise et j'espère reperdre les 5 kilos que j'avais réussi à perdre et ENFIN dégommer mes kilos de grossesse. Marre du yoyo.

 

Sans transition :

 

Lundi, j'ai profité d'une après-midi sans enfant pour ressortir mon GTA Vice City. C'était comme retrouver un ancien sex friend, trop bon :-) (je n'ai jamais eu de sex friend mais j'imagine). Quelle joie de retrouver les musiques, l'ambiance, les voix des personnages... Par contre mon jeu est catastrophique ; je perds désespérement mes neurones de gameuse et j'en suis à penser que je ne retrouverai jamais le niveau que j'avais il y a 10 ou 20 ans. J'espère que ma fille ne jouera jamais aux jeux vidéos sinon je serai vraiment humiliée... Pourtant j'étais vraiment bonne quand j'étais jeune ; je savais réflechir et trouver toute seule la solution sans aller sur YouTube.

Bref j'ai fait les premières missions en mode "mémère ressort ses manettes et joue comme une patate" ; j'y rejouerai sûrement pendant ma semaine de vacances (bien que je serai bien occupée cette semaine-là, je vais notamment avoir mes résultats pour les tests psycho-techniques concernant ma démarche de recherche de TSA).

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