Le blog de Dawn Girl

19 août 2019

Mon énorme déprime de la rentrée

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Mon moyen de transport pour aller en Helvétie

 

Je vous préviens d'avance que ce post est plein de gros mots ; j'ai besoin de me défouler. Ce sera un post de la Tourette. Veuillez m'en excuser :-)  

 

Je suis rentrée de vacances aujourd'hui, et dès demain, je retourne au boulot. Je suis déprimée, je n'ai aucune envie d'y aller... J'en ai ras le bol de mon boulot, il me fatigue psychologiquement.

Je crois que je vous avais déjà expliqué brièvement le contexte dans lequel je travaille ; je vais détailler davantage pour que vous compreniez pourquoi j'en ai ras le bol. Je vais toutefois tâcher de faire concis pour ne pas vous barber.

Mon patron est quelqu'un qui peut être gentil quand il veut, mais qui a mauvaise réputation : il parle mal aux patients (qui sont des enfants et qui sortent donc parfois de leur rendez-vous en larmes... et  derrière on doit gérer l'énervement légitime des parents) ; il nous parle mal quand il est stressé (donc souvent). Il a la réputation de faire traîner les traitements. Son devis est très cher. Il refuse catégoriquement de recevoir les parents en salle de soins (il n'accepte de les voir que très rarement, il n'a pas le temps). Il refuse les patients qui ont plus de 10 minutes de retard (mais bien sûr ce n'est pas lui qui refuse hein, c'est moi qui suis chargée du sale boulot puisque je travaille à l'accueil. Lui pendant ce temps-là il est bien peinard dans sa salle de soins).

Travaillant au secrétariat, je fais donc paratonnerre. La majorité des parents sont très gentils, mais je dois gérer ceux qui ne sont pas contents, à tort ou à raison. Je dois justifier le fait qu'ils payent presque 800 euros pour deux rendez-vous (trois s'ils ont de la chance). Je dois leur donner une réponse quand ils demandent combien de temps il reste de traitement et que mon patron ne répond pas à la question parce que ça le fait chier. Je dois gérer les emmerdeurs qui ne veulent venir que le soir à 18h ou le samedi parce que "nous on travaille" et moi je fais quoi je tricote connard ? Je dois décaler des rendez-vous quasiment toutes les semaines parce que mon patron a décidé que finalement, ce jour-là il fera du collage ou des poses de minivis "Tous les rendez-vous là, vous me les virez et vous les déplacez au lendemain. C'est mercredi donc ils pourront venir". BAH VOYONS. Je dois gérer les parents qui veulent le voir alors que lui ne veut voir personne. Ils sont prévenus dès le début mais ça, ils l'oublient vite. Last but not least, je dois me taper des séminaires de merde où je dois prendre un cercueil volant pour partir 4 jours dans un endroit loin de ma fille, avec des gens que je n'aime pas pour suivre des cours qui ne m'intéressent pas et faire potiche dans des soirées qui m'emmerdent au plus haut point et dans lesquelles je suis mal à l'aise parce que je suis autiste.

Au mois d'avril, il y a une connasse (il n'y a pas d'autre mot) qui s'est littéralement défoulée sur moi au téléphone. Elle m'a dit plusieurs fois que je me foutais de sa gueule. Elle a clairement dépassé les bornes. D'aucuns auraient pris leur téléphone pour dire à cette hystérique qu'elle n'a pas à s'adresser aux assistantes de cette manière, mais non seulement mon patron n'a pas bougé le petit doigt, mais en plus il l'a eue en face de lui 3 semaines plus tard et ne lui a strictement rien dit. Rien. Nada. Walou. Et elle non plus d'ailleurs ; elle est soi disant énervée contre lui mais elle se chie dessus quand elle est devant lui donc voilà, tout le monde se fait des jolis sourires pendant que moi je m'en suis tellement pris plein la gueule que j'en ai pleuré. Mais bon c'est tellement plus facile de hurler sur la secrétaire hein salope. Le pire c'est que depuis ce jour, cette pute se paie le luxe de me faire la gueule. LOL.

Bref il résulte de ces conditions de travail des prises de tête régulières avec certains parents ; juste avant les vacances d'ailleurs la mère d'une patiente (qui m'emmerde parce qu'elle veut voir mon patron, tiens donc) m'a dit qu'il fallait "rester zen".... Mouahahaha mais prends donc mon poste pendant 3 mois ma jolie et on verra si tu restes zen, Zazie.

Du coup je me sens con, parce que cette personne revient mardi et qu'elle va encore me gonfler parce que je me suis énervée. Et que quelque part je me sens coupable parce que je n'arrive pas à faire comme toutes ces secrétaires qui parlent doucement, ne s'emportent jamais et restent calmes en toute circonstance. La secrétaire de mon médecin est hallucinante : sa voix ne dépasse jamais 20 décibels. Bon cela dit, je pense que si elle se fait agresser verbalement, mon médecin est du genre à sortir de son bureau. Pourtant elle fait 1,60 m à peine et quarante kilos toute mouillée. Paradoxalement, mon patron qui a la carrure de Philippe Etchebest fuit les conflits comme la peste et laisse ses assistantes se démerder toutes seules. Va comprendre Charles.

Alors vous allez me demander ce que j'attends pour me barrer si c'est tellement horrible de bosser là-bas. Quelque part je suis comme dans une charentaise : c'est moche mais c'est confortable. J'ai un CDI, je commence à 10h le matin sans me taper d'embouteillages, je suis payée 1500 euros net ; ça me permet de ne pas trop regarder les prix quand je fais les courses. Je connais le logiciel, je connais le cabinet. J'ai mes habitudes. Il me faudrait une bonne dose de courage pour tout recommencer ailleurs, et je dois manquer de courage.

Mais. Je me sentais vraiment fatiguée psychologiquement au mois de juillet, et je sais que cette fatigue va revenir très vite, surtout que dans 15 jours c'est la rentrée en maternelle de ma fille et que l'amplitude horaire de ses journées m'angoisse beaucoup. Par ailleurs, dans 1 mois on part en Suisse pour LE séminaire annuel où je vais crever dans l'avion. Pas de vol direct donc on va prendre 4 cercueils volants (youpi) ; la fille avec qui je m'étais bien entendue à Lyon ne sera pas là donc je vais passer beaucoup de temps toute seule (je ne compte pas sur Mylène-planche-pourrie pour me tenir compagnie). Bref c'est la merde ; je peux espérer me reposer un peu au mois de novembre car mon boss se barre 4 semaines aux Antilles. Je suis déjà fatiguée d'avance...

Or, ma santé vaut plus que 1500 euros. Je dirais bien à mon patron d'aller se faire mettre avec son planning, sa copine hystérique et tout le reste mais mon mec étant smicard, je ne peux absolument pas me le permettre. Je ne peux pas partir sans rien. Les CDI sont rares dans ma branche. J'hésite donc entre chercher un poste de secrétaire à mi-temps (genre dans un labo par exemple), ou alors faire carrément un bilan de compétences pour changer de boulot et arrêter de me taper des connards qui ne veulent venir que le samedi et font passer la journée à Disneyland avant le rendez-vous chez l'orthodontiste. Je manque de temps ; mon boulot me bouffe mon temps et mon énergie. Ma mère me dit de me mettre au yoga mais je vois mal comment je pourrais soulever mon gros cul en plomb pour faire le poirier (sérieux, comment elles font toutes pour se mettre la tête en bas et les jambes en ciseaux telles des Nadia Comaneci en herbe ???)

 

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13 août 2019

Mes lectures de l'été

J'ai profité d'être en vacances pour continuer d'écouler ma PAL, je vous fais partager :-)

 

Notre Dame de Paris de Victor Hugo

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Le roman se déroule en 1482. Tout commence au Palais de Justice de Paris, où un mystère (sorte de pièce de théâtre), écrit et mis en scène par Pierre Gringoire, doit se dérouler. Mais rien ne se passe comme prévu et le mystère finit par être interrompu ; notamment après l'élection du Pape des Fous, remportée par Quasimodo, le sonneur de cloches de Notre Dame de Paris. C'est à ce moment qu'apparaît pour la première fois Esmeralda, une bohémienne, qui ensorcelle par sa grâce et sa beauté. Son chemin va croiser celui de Gringoire, puis celui de Phoebus dont elle tombera amoureuse. On va découvrir le côté sombre de Frollo, l'archidiacre qui a recueilli Quasimodo quand celui-ci était enfant... Victor Hugo s'attarde longuement sur l'architecture du Moyen Age et de la Renaissance ; il fait des parallèles avec son époque, soit le 19ème siècle. Il décrit très précisément l'architecture de Paris (au sens large) telle qu'elle était à l'époque où se déroule le roman (il a cependant pris quelques libertés avec la réalité selon l'éditeur).

 Notre Dame de Paris est un classique, voire une institution ; je ne suis ni assez lettrée, ni assez cultivée pour en faire une critique à la hauteur de sa qualité. On ne peut qu'être admiratif devant la quantité de références historiques, architecturales et culturelles qui truffent le livre. Ca a quand même plus de gueule que les allusions à Saw ou à Shutter Island qu'on trouve chez certains auteurs actuels...

 Ce que je peux dire, c'est que la déclaration d'amour de Frollo à Esmeralda m'a bouleversée, ce qui n'est pas étonnant au vu de mon actuelle errance sentimentale et existentielle. J'ai aimé suivre ces personnages et leur histoire tragique (oui ça finit mal, en tout cas pour certains protagonistes).

 

Treize marches de Kazuaki Takano

 

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 Le roman démarre dans la cellule de Ryô Kihara, un condamné à mort qui attend son exécution. Il entend les gardiens approcher et les supplie mentalement de ne pas s'arrêter devant sa cellule, ce qui signifierait pour lui que l'heure de sa mort est arrivée.

On quitte ensuite ce premier protagoniste pour rejoindre Jun'ichi Mikami, qui sort tout juste de prison après avoir purgé sa peine. Ses parents sont endettés jusqu'au cou en raison des indemnités colossales qu'ils doivent verser au père de la victime. Jun'ichi se voit proposer un travail par l'un de ses anciens gardiens de prison : enquêter sur le meurtre ayant conduit Kihara dans le couloir de la mort pour, peut-être, prouver son innocence et faire condamner le vrai coupable. A la clé, 90 000 yens, ce qui permettrait à Jun'ichi de soulager ses parents et leur éviter la banqueroute.

 J'ai lu ce thriller en deux jours à peine ; et comme à chaque fois que je lis un livre japonais j'en ressors avec la même impression : j'aime l'esprit carré des japonais, j'aime les thrillers japonais, j'aime les paysages japonais, j'aime le Japon, je veux aller au Japon ! :-) Surtout que, dans le cas présent, non seulement l'enquête est bien menée, mais ce livre m'a également permis de réfléchir sur la peine de mort.

 

La liste de nos interdits de Koethi Zan

 

liste interdits

 Dans ce livre, le lecteur accompagne Sarah, une jeune femme qui a été séquestrée et torturée dans une cave durant trois ans avec sa meilleure amie (Jennifer) et deux autres filles. Au moment où débute le roman, l'audition pour une éventuelle libération conditionnelle de leur bourreau doit avoir lieu bientôt. Sarah, qui est en plein stress post traumatique, veut tout mettre en oeuvre pour que son tortionnaire ne sorte pas. Elle veut également retrouver le corps de Jennifer, qu'elle n'a jamais revue depuis sa disparition de la cave.

L'enquête de Sarah est étayée de flashbacks qui retracent son enlèvement avec Jennifer ainsi que leurs conditions de captivité. Au tout début, le roman m'a mise très mal à l'aise ; entre le kidnapping et le club SM, je me suis demandée dans quoi je m'étais fourrée en lisant ce livre. Et puis finalement, je me suis laissée prendre par le récit. Ce n'est pas le roman du siècle ; ça se termine un peu comme les feuilletons américains qui meublent les après-midis de TF1 (dans ceux des années 2000 on était sûr d'y trouver soit Alexandra Paul, soit Lori Loughlin, soit Mélissa Gilbert) (oui j'ai été au chômage moi aussi). Mais bon bref j'ai bien aimé quand même :-)

 

La maison des chagrins de Victor Del Arbol

 

maison chagrins

 

Eduardo a perdu sa femme et sa fille dans un accident de la route. Accro à l'alcool et aux médicaments, il vivote dans un appartement impersonnel. Ancien artiste peintre reconnu, il gagne désormais sa vie en peignant des portraits anonymes vendus en grande surface. Un jour, Olga, sa galériste, le met en relation avec Gloria, une célèbre violoniste, qui lui demande de faire le portrait de l'homme qui a provoqué la mort de son fils. Pendant ce temps, Arthur termine de purger sa peine de prison. Il est non seulement responsable de la mort du fils de Gloria, mais également de la fille d'un autre détenu, un Arménien qui tente de le tuer avant sa sortie. Cette tentative de meurtre échouera car Arthur est sauvé par son codétenu, Ibrahim, avec qui il partage l'amour de l'Algérie (mais pas que ^^). Une fois libéré il demande à Guzman, un Chilien au passé trouble, de retrouver sa propre fille, disparue depuis longtemps.

Bien entendu toutes ces intrigues sont mêlées, mais je n'en dis pas plus ;-)

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre au début ; le récit est assez consistant et Eduardo est beaucoup dans l'introspection. De plus, je dois avouer que la peinture est un art qui m'est totalement étranger. Mais l'écriture est soignée, très documentée ; ce qui fait qu'on se laisse finalement embarquer dans l'enquête. Les personnages ont tous des côtés sombres, ce qui les rend intéressants. C'est bien mené jusqu'au bout, ça ne finit pas en queue de poisson ; bref je recommande à 100 % pour ceux qui aiment les thrillers !

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05 juillet 2019

...

brain-switch

Mettre mon cerveau sur OFF, mon rêve...

J'en ai marre. Ca me gave. Je me soûle toute seule. Je voudrais que ça s'arrête...

Il y a quelques temps, je vous ai dit que j'avais quelqu'un dans la tête. Ca ne va pas mieux. C'est même de pire en pire. Ca a commencé insidieusement il y a 2 ans, et c'est allé crescendo, de plus en plus fort. Il occupe mes pensées du matin au soir. Le matin je pense à lui. Dans la voiture je pense à lui. Au boulot je pense à lui. Quand je vais au sport je pense à lui. Le soir je pense à lui. Je crois que c'était pareil quand j'avais B. dans la tête : je vivais B., je respirais B., je mangeais B. (ça fait 12 ans maintenant mais ça devait y ressembler). Là c'est pareil mais ça a changé de personne. L'éternel recommencement.

Je me déteste. J'ai pleuré des hectolitres de larmes pour être avec B., et maintenant que j'ai ce que je voulais, quelqu'un d'autre occupe mon esprit. Quel est donc mon problème ?? Je me dis que ma relation avec B. ne doit plus me satisfaire, sinon je n'aurais pas besoin de divaguer. Pourtant je suis sûre de l'aimer encore.

Je sais que rien n'est possible avec l'autre, donc il n'est même pas question d'essayer quoi que ce soit. Sa situation est encore plus compliquée que celle de B. lorsque je l'ai connu. Je me dis que la meilleure solution serait de ne plus le voir du tout. Mais ce n'est pas possible car je le vois dans le cadre professionnel. Et puis putain qu'est ce que je serais malheureuse si on me disait là, tout de suite maintenant, que je ne le reverrais plus jamais...

Alors que faire ? Voir une psychologue ? J'en ai vu une, à deux reprises au mois d'avril-mai, mais elle ne me convenait pas. C'est dur de trouver quelqu'un avec qui on se sente suffisamment en confiance pour parler de sentiments amoureux. Autant pour une phobie on peut faire de l'hypnose ou de l'EMDR, mais pour oublier quelqu'un je ne sais même pas s'il y a un remède à part la lobotomie. A part le temps... (qui prend bien son temps bordel)...

Je voudrais juste qu'il SORTE DE MA TETE...

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26 juin 2019

Adieu la foldingue...

Tongues

Ma très chère ex-collègue dont je parlais dans un post précédent est donc passée ce matin pour récupérer son solde de tout compte... Je m'étais arrangée pour aller ranger des dossiers là-haut donc j'ai juste aperçu le reflet de sa gueule de merde dans une vitrine.

Je n'étais vraiment pas bien :-( Je transpirais, mais ce n'était pas dû à la canicule actuelle ; je transpirais de peur et je sentais ma propre transpiration. C'était hyper inconfortable.

Je n'entendais pas ce qu'elles se disaient en bas avec mes collègues, mais le truc qui m'a bien gonflée c'est que l'une d'elles (Mylène) est venue lui dire au revoir, et bonne continuation et blablabla, que ça a dû dégoiser sur moi à base de : "non mais tu sais Dawn Girl elle est très spéciale, nous aussi on a du mal avec elle et patati et patata", alors que cette même collègue faisait des commentaires ironiques sur elle quand elle n'était pas là... Bref le bal des faux culs dans toute sa splendeur... 

Il faut dire qu'avec Mylène, je ne sais jamais sur quel pied danser. Elle est autant capable de me prendre dans ses bras quand je pleure que de me planter toute seule au milieu d'un séminaire où je ne connais personne ; elle est autant capable de me balancer les clés de la réserve limite dans la gueule que de me parler tout doucement, donc je suis déstabilisée dans mes réactions. Je l'apprécie et ça me fait chier de l'apprécier.

Bref si je me fie à l'attitude des autres, ce n'est pas grave que le boulet ait fait plus de conneries en deux mois que moi en deux ans. Ce n'est pas grave qu'elle ait foutu le bordel dans le planning. Ce n'est pas grave qu'elle se soit tellement pochtroné la gueule qu'elle n'a pas été capable de venir bosser. Ce n'est pas grave qu'elle ait systématiquement téléphoné au cabinet sur les heures de fermeture comme une putain de faux cul. Ce n'est pas grave qu'elle m'ait appelée en m'accusant de lui avoir envoyé des messages sortis tout droit de son imagination. Ce n'est pas grave qu'elle m'ait demandé à deux reprises si j'essayais de la rendre folle. Non non tout ça n'est pas grave ; on se lèche la pomme et on se dit bonne continuation... Beurk.

Moi je m'en fous, je suis peut-être froide, asociale, mauvaise collègue, pas faite pour le travail en équipe, mais au moins je ne suis pas hypocrite connasses :-)

 

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21 juin 2019

Terres Perdues de Stephen King

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Il s'agit du troisième tome du cycle "la Tour Sombre" ; pour (re)voir l'article sur le tome 2, c'est par ici.

En fait j'aurais dû faire aussi un article sur le premier tome, car je vais être obligée de revenir dessus pour expliquer ce volume-ci. ^^

Après avoir quitté la plage et les homarstruosités du tome 2, les trois protagonistes (Roland, Eddie et Susannah) se retrouvent dans une immense forêt. Roland apprend aux deux autres à devenir des pistoleros comme lui. A cause de ce qu'il a fait dans le tome 2 (empêcher Jack Mort de tuer Jake et le pousser sous les rails du métro), Roland est en proie à une sorte de scission mentale entre deux "réalités" différentes : l'une où Jake, le jeune garçon qu'il a rencontré dans le tome 1, est mort une première fois dans son monde à lui (poussé sous les roues d'une voiture par Jack Mort) puis a basculé dans le monde de Roland (et où ce dernier l'a ensuite sacrifié pour poursuivre sa quête de la Tour Sombre), et une seconde réalité où Jake n'est pas mort dans son monde et où il n'a donc jamais rencontré Roland.

Roland a donc l'impression de perdre la boule. De son côté, dans son monde à lui, Jake est lui aussi confronté à ces mêmes doubles souvenirs et a l'impression de perdre la boule lui aussi. 

Après qu'ils ont affronté une espèce d'ours géant moitié animal moitié robot, Roland explique à ses compagnons sa dissociation mentale et ses doubles souvenirs, et leur expose la structure du monde telle qu'on la lui a expliquée lorsqu'il était enfant: il serait constitué de rayons, chacun ayant deux gardiens à chaque extrémité (l'ours qu'ils ont rencontré étant l'un des gardiens), et le point de convergence entre ces rayons serait la fameuse Tour Sombre, l'objectif à atteindre.

En regardant attentivement leur environnement, ils remarquent une sorte de sentier invisible, nommé le Sentier du Rayon (allusion à la démonstration de Roland un peu plus tôt) ; ils vont donc suivre ce sentier pour essayer d'atteindre la Tour Sombre. Ils aperçoivent un Anneau de Parole (un machin rituel occupé par un monstre) comme dans le Tome 1 ; c'est à cet endroit qu'ils vont créer un passage avec le monde de Jake pour permettre à ce dernier de les rejoindre. Pendant ce temps-là, toujours dans son monde, Jake s'enfuit de chez lui, et grâce à plusieurs indices (je n'en dis pas plus mais c'était assez marrant de suivre la piste avec lui), il se retrouve dans un manoir hanté au beau milieu de New York. C'est en passant par ce manoir qu'il franchit la porte entre les deux mondes et rejoint les autres.

Ils continuent donc leur route tous les quatre ; désormais dans un environnement de plaine infinie avec une ville fantôme au loin (c'est con mais ça m'a fait penser à l'un des tomes de la Petite Maison dans la Prairie ^^). Ils arrivent dans un village en ruines, complètement délabré, peuplé de gens très âgés qui leur racontent ce qui est arrivé à leur monde. Ils ne savent pas tout, mais une phrase revient souvent : "le monde a changé". Ils évoquent un monorail maléfique (qui rappelle à Jake un livre qu'il a acheté dans son monde, "Charlie le Tchou-Tchou"). Roland, Eddie, Susannah et Jake partent donc à la recherche du monorail, nommé Blaine.

J'en ai déjà trop dit donc je m'arrête là ;-) A l'heure où je poste il me reste une centaine de pages à lire mais je peux déjà dire que j'ai beaucoup aimé ce troisième tome (encore plus que le deuxième). Ca y est, je suis bien prise dans l'histoire et j'ai envie de connaître la suite. King est toujours aussi fort pour mener son récit et faire vagabonder notre imagination. 

Quand j'aurai terminé je passerai à Notre Dame de Paris de Victor Hugo (sans transition ^^), un sacré pavé dont je risque de rédiger le compte rendu d'ici 5 ou 6 mois :S

 

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12 juin 2019

Et le mal viendra de Jérôme Camut et Nathalie Hug (enfin la moitié que j'ai lue ^^)

et le mal viendra

"Et le mal viendra" est à la fois une préquelle et une suite au roman "Islanova", sur lequel j'avais fait un article ici. J'avais bien aimé ce dernier, malgré quelques défauts de crédibilité. Je partais donc avec un a priori positif pour lire "Et le mal viendra" ; malheureusement je viens de le refermer à la page 273, soit à la moitié du livre. Je n'avais plus envie de me forcer.

 Il y a une critique sur Babelio qui résume à peu près mon avis ; je vous la retranscris ici : 

Page 200, j'abandonne. Lisant essentiellement le soir par petits bouts, je ne comprends rien: trop de noms, trop d'allusions aux ouvrages précédents (que j'ai tous lus, pourtant), trop d'aller-retours dans le temps, je m'y perds. OK, c'est fort bien formulé comme toujours. Or, cette tendance au fouillis, entamée avec Islanova, prend ici un veritable envol qui - pour moi - manque d'intérêt. Je vais plutôt relire Malhorne.

 En fait, le livre fait des allers-retours entre les années 2016-2018 et 2028 ; on suit donc tour à tour Morgan Scali, dévasté par la mort tragique de sa femme lors du 13-Novembre au Bataclan, qui décide de tout plaquer et de partir en Afrique avec ses enfants pour essayer de changer le monde (et comment il finira par basculer dans le terrorisme), et Julian Stark, qui est prêt à remuer ciel et terre pour démanteler le réseau de Scali et récupérer sa fille.

Je me suis complètement perdue dans le livre : d'une part, les allers-retours incessants entre les deux époques m'ont donné une véritable gerbe lecturesque : je ne savais plus qui était méchant et qui était gentil, je confondais Shana avec Charlie et Milan avec Leny ; je ne me souvenais plus du rôle de Novak dans "Islanova" et ça m'agaçait ; de plus les auteurs nous ont pondu une véritable toile d'araignée entre l'armée congolaise régulière, les militaires des pays voisins qui ont conquis des territoires sur le pays, les rebelles, les Rangers, les colons, les terroristes, les étrangers-gentils, les étrangers-gentils-mais-qui-s'acoquinent-avec-l'ennemi, ceux qui ont l'air méchant mais sont gentils, les locaux dont les étrangers ont graissé la patte, la compagnie de pétrole... je ne comprenais pas les objectifs de chaque protagoniste, je n'arrivais pas à visualiser le décor. Tous les soirs je reprenais la lecture ; je peinais, je m'obligeais à finir le chapitre... Et puis hier soir, j'ai dit stop.

J'ai horreur d'abandonner un livre, surtout quand il figure sur ma PAL. J'ai envie de l'écouler en entier, ma PAL. Mais là ce n'était plus possible. Désolée Zofia ! ^^

J'essaierai peut-être de revenir dessus plus tard, mais là j'ai vraiment besoin d'une (longue) pause car je suis très refroidie. Je suis repartie dans le tome 3 de "La Tour Sombre" de Stephen King.

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07 juin 2019

Mes plus beaux moments de solitude

Parce que la petite Averse  m'a inspirée avec son florilège d'anecdotes drôles, je vous livre ici mon florilège de moments de grande solitude. Le plus ancien souvenir a 28 ans, le plus récent quelques mois à peine. 

-1991, dernier jour d'école avant les grandes vacances. J'entends la maîtresse dire : "vous pouvez aller dehors". Je suis sûre de l'avoir entendue. Je prends donc ma corde à sauter et je me sauve dans la cour de récréation.Deux minutes plus tard, alors que j'alterne les sauts à cloche pied et les sauts bras croisés, la maîtresse  m'interpelle par la fenêtre : "NON MAIS DAWN GIRL QU'EST CE QUE TU FAIS DEHORS LA CLASSE N'EST PAS TERMINEE ! VEUX-TU RENTRER TOUT DE SUITE ???" Je me tourne et je vois mes camarades de classe qui regardent la scène par la fenêtre en souriant. L'horreur.

-1999. Je suis à une grosse fête familiale au fin fond des Côtes d'Armor. On se balade dans un chemin, j'ai envie de faire pipi. Je me mets donc dans le fossé. Et là, BIEN SÛR, des gens sont passés (alors que dix secondes plus tôt il n'y avait personne en vue). Je me suis donc assise dans ma pisse pour faire genre "Non non rien, je me suis posée là pour cueillir des pâquerettes".

---> (une autre version de cette histoire existe : celle où j'ai quand même réussi à me faire gauler en train de pisser au fin fond d'une gare routière allemande par UN VELO qui passait par là).

-2004, je suis en première année de fac de droit. Ma mère ne cesse de me tourmenter avec ses plaintes contre mon père pour abandon de famille (si je n'approuve pas ses démarches, cela signifie pour elle que j'approuve le comportement de mon père. Alors qu'à l'époque j'ai déjà coupé les ponts avec lui. Bref). Il y a une prof de droit que je trouve géniale. Elle est froide comme les vents du Nord, mais son cours est passionnant. Elle est concise, percutante, claire. C'est un plaisir de se taper 4 heures de droit civil tous les mardis matins. Si si je vous jure. Ma mère me dit : "Va lui demander ce qu'on peut faire comme démarche contre ton père". En bon petit soldat, je m'exécute.

Déjà elle accepte que je vienne la voir à la fin du cours, mais elle ne reste pas assise à son bureau ; elle se lève et je dois la poursuivre dans le couloir. Et là, entre deux portes d'amphithéâtre, et devant des camarades de promo, à peine ai-je commencé à lui dire "c'est pour ma mère..." qu'elle me coupe la parole et me dit : "Ah non non, je ne réponds qu'aux questions concernant le cours. Pour le reste vous avez des consultations gratuites d'avocat. J'ai déjà des gens qui ont téléphoné chez moi donc maintenant je ne donne plus aucun conseil".

Bon au moins, après ça, ma mère ne m'a plus jamais demandé d'aller voir un prof et s'est débrouillée toute seule avec ses avocats. Quant à cette prof, je continue de penser que c'est une juriste très brillante avec une capacité exceptionnelle pour enseigner (elle a dirigé au moins une vingtaine de thèses, possède plusieurs chaires à la fac et a écrit 12 000 livres), mais je pense également que c'est une femme naviguant dans des hautes sphères élitistes  et méprisant profondément les étudiants de première année. Dommage Brigitte.

-2006, je suis en leçon de conduite avec B. Aujourd'hui, il y a une troisième personne dans la voiture, apparemment un nouvel enseignant qui vient d'intégrer l'auto-école. A un moment, on passe devant une maison de quartier, B. déclare : "C'est là qu'ont lieu les examens du code de la route". Je réponds : "Oui effectivement, c'est là que je l'ai passé l'année dernière". B. rétorque : "Je m'adressais à David". Voilà voilà...-

-2006 toujours, mon moniteur d'auto-école (qui n'était alors plus B.), me dit "monte dans la voiture, j'arrive tout de suite". Je m'installe donc derrière le volant, et là je vois que l'épingle à nourrice que j'avais placée pour réparer maladroitement la braguette de mon jean, s'est à moitié barrée (oui je l'aimais bien ce jean et je ne voulais pas le foutre à la poubelle, ON NE SE MOQUE PAS). Bref, constatant donc que ma braguette est joyeusement ouverte à tous les vents, je m'exclame tout fort (et en anglais dans le texte) : "Oh my god !!!!" Et là j'entends quelqu'un se marrer à l'arrière de la voiture. Je me retourne : il y avait une inspectrice. Voilà voilà...

-2016 : quelqu'un vient chez moi pour me racheter des anciens bodys devenus trop petits pour ma fille. On fait affaire, puis je lui demande : "C'est pour quand ?" et là elle me répond : "Ca y est, elle est née il y a deux mois". Voilà voilà voilà...

-2017 : au boulot, un patient sort de son rendez-vous accompagné d'une jeune fille qui a l'air d'avoir 18 ans et demi. Je déclare donc à celle-ci : "Si votre papa a des questions, qu'il n'hésite pas à nous appeler". Réponse de l'intéressée : "Heu en fait c'est mon mari". Voilà voilà voilà...

-2018 : un de mes contacts Facebook poste sur son mur la photo d'une fille. Sur la photo je ne vois qu'une seule chose : le sourire gingival de cette fille (certains détestent les clowns, moi ce sont les sourires gingivaux. Il n'y a rien de plus dégueu qu'un sourire gingival, ça me débecte). Comme je ne sais pas garder mon opinion pour moi, je commente la photo en m'exclamant : "Les dents !" avec un smiley terrifié (vous savez, le bleu avec les yeux écarquillés). Deux jours plus tard, je vois que mon contact Facebook est ami avec la fille de la photo. Qui a donc vu mon commentaire sur sa dentition avec l'émoticône du cri de Munch. Ahem.

Je ne manquerai pas de vous raconter d'autres anecdotes de ce type, car en fait ça m'arrive assez souvent :-)

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30 mai 2019

La foldingue 3.0

Il y a quelques semaines, je vous racontais mes déboires au boulot avec une collègue qui m'a hurlé dessus quand elle s'est fait virer parce que son solde de tout compte n'arrivait pas assez vite à son goût ; et celle qui lui a succédé qui multipliait les conneries et m'angoissait par son attitude pot de colle. En fait c'est encore parti en couille comme avec l'autre d'avant, sauf que là c'est plus grave :'-(

13 mai : elle ne se présente pas au boulot. 45 minutes plus tard, la pharmacienne d'à côté vient me voir en me disant "votre collègue est juste là derrière, elle est ivre morte dans sa voiture, j'ai ramassé les bouts de verre. Elle ne veut pas que j'appelle son mari. Je ne sais pas quoi faire". Je vais prévenir mon patron, qui décide au vu des événements de mettre fin à sa période d'essai. "Si elle ne vient pas un jour sur deux parce qu'elle est bourrée, on ne pourra pas compter sur elle". J'en profite pour lui dire que même si je ne veux pas tirer sur l'ambulance, il se trouve que cette fille multiplie les erreurs depuis qu'elle est là, que je suis en état d'hyper nervosité à bosser avec elle, donc cet "incident" complète le tableau. Au final, après avoir passé une heure avec elle la pharmacienne est allée porter un médicament à l'hôpital (elle bossait quand même...) et quand elle est revenue ma collègue était partie. Dans sa voiture donc, et en état d'ébriété...

 14 mai : quand j'arrive au boulot je vois que ma collègue a laissé un message sur le répondeur à 6h50 du matin : "Désolée je n'ai pas pu vous prévenir hier, mais j'ai fait un malaise et je suis hospitalisée. Je vous tiens au courant dès que j'en sais plus sur mon état de santé car j'ai une batterie d'examens à passer".

18 mai : elle m'appelle au cabinet en me demandant si j'ai bien reçu son arrêt de travail, et me dit qu'elle reviendra le lundi suivant.

20 mai : elle ne se présente pas ; je reçois un appel de sa mère qui me dit qu'elle ne sera pas là aujourd'hui et qu'elle nous tient au courant. J'essaye de lui demander pour combien de temps elle est arrêtée, mais elle me répond qu'elle ne sait pas. Elle a l'air pressée de raccrocher...

21 mai : message de ma collègue sur le répondeur disant qu'elle sera absente toute la semaine.

27 mai : message de ma collègue sur le répondeur pour dire que son arrêt va se prolonger et qu'elle nous "envoie les papiers". Je la rappelle pour savoir combien de temps elle est arrêtée ; je tombe sur sa messagerie et elle ne rappelle pas.

28 mai : une autre de mes collègues me dit qu'elle lui a envoyé un SMS comme quoi elle revenait le lendemain... Vu ses propos de la veille je me dis WTF.

29 mai : elle est revenue. Mon patron lui annonce qu'il la licencie. Elle redescend à son poste (avec moi, donc), comme si de rien n'était. Puis une de mes collègues vient la prendre par les épaules ; elle commence à dire qu'elle n'appréciait pas la manière de faire de mon patron, que s'il voulait lui parler il aurait pu le faire avant. Elles repartent voir mon patron (je n'ai pas entendu la conversation car je m'occupais des patients pendant ce temps-là).

Quand elle revient, elle me dit qu'elle me laisse les dossiers, que je suis au courant de la situation et que de toute façon "ça doit te faire très plaisir, hein ?" Je lui réponds que pas du tout, qu'elle se plante complètement. Elle rétorque "ouais c'est ça". Je monte à l'étage pour faire un truc ; quand je redescends elle est partie et a laissé les clés du cabinet sur mon bureau.

 Après la pause déjeuner elle m'appelle sur le téléphone du cabinet, et là s'ensuit une conversation surréaliste :

"Bon je t'écoute, qu'est ce que t'as à me dire ?

-Comment ça, qu'est ce que j'ai à te dire ?

-Ben je sais pas, tu m'envoies des messages depuis tout à l'heure".

Dans la mesure où je ne lui ai jamais envoyé de message de ma vie, je nie formellement. Je lui demande de quel numéro émanent ces messages mais elle refuse de me répondre. "Qui d'autre que toi m'enverrait des messages disant "je vais gérer mes dossiers au carré, toi tu vas partir et moi je vais rester? C'est pour me rendre folle, hein c'est ça tu veux me rendre folle ?"

Je réessaye de lui faire dire le numéro qui envoie ces messages mais elle botte à nouveau en touche. Elle me demande de lui donner mon numéro, ce que je refuse évidemment. Elle se marre : "Ah ben ouais, forcément dans ce sens-là ça ne marche pas, hein". Je finis par lui dire de m'envoyer ses messages sur le mail du cabinet, ce qu'elle accepte. Bien sûr, je n'ai rien reçu.

J'en ai parlé à mes collègues ; l'une d'elle m'a demandé si elle était bourrée. Je lui ai répondu "peut-être, je n'en suis pas sûre". Quand ma mère était bourrée cela s'entendait ; là vraiment sa voix était normale (bien que ses propos étaient délirants). Je suis ensuite allée voir mon patron, qui n'en a eu strictement rien à cirer. Il a juste dit : "Ah ben comme ça on a moins de scrupules à se séparer d'elle". Comme c'est agréable de se sentir protégée par son boss <3

Le soir j'en ai parlé à ma mère qui m'a fait flipper : "Non mais elle est complètement psy, ta collègue ! Si ça se trouve elle va se ramener avec un couteau. Fais une main courante".

Je vais donc aller faire une main courante à la gendarmerie demain matin (aujourd'hui c'est férié), mais d'une part j'ai peur de me faire jeter (on connaît l'accueil que réservent certains flics / gendarmes aux victimes, l'Averse est bien placée pour en parler) ; et d'autre part j'ai peur d'aller bosser maintenant. J'ai peur qu'elle téléphone encore au cabinet et qu'elle m'accuse d'avoir crevé ses pneus, tué son chien ou je ne sais quel délire encore. J'ai peur qu'elle vienne et qu'elle dégoise à mon sujet devant les patients, et/ou qu'elle ait un couteau dans la main et qu'elle me plante. J'ai peur qu'elle ait raconté à ses proches qu'elle a été virée à cause de moi (ce qui est faux évidemment, mais je ne l'aime pas et je n'ai jamais réussi à le lui cacher ; je ne sais pas faire ça), que son mari et/ou son fils, et/ou son père, voyant qu'elle est en détresse et que son futur chômage lui a mis encore plus la tête sous l'eau, se pointent au cabinet avec un couteau ou un fusil de chasse et essayent de me buter. Je sais que je n'ai pas eu de menace directe, mais elle a l'air de faire un délire paranoïaque sur moi et je ne me sens pas en sécurité si je vais bosser. D'autant plus que mon patron prend tout ça par-dessus la jambe et que je ne peux pas compter sur lui (ce que je savais déjà, étant donné qu'il ne bouge pas le petit doigt quand je me fais hurler dessus par la mère d'un patient au point d'en pleurer).

Je ne peux pas démissionner ; si je le fais je ne toucherai pas de chômage et B. est au SMIC donc on ne peut pas vivre à trois sur son seul salaire, c'est impossible.

Cerise sur le gâteau de merde : la folle devra revenir au cabinet pour récupérer son solde de tout compte (à moins qu'elle décide de venir faire son préavis, va savoir), bref elle devra revenir quoi qu'il arrive et comment vous dire que je préférerais crever que d'être présente ce jour-là. Elle me fait peur.

 Je m'énerve d'avoir peur comme ça, je me demande ce que j'ai fait pour que ma route croise celle de cette tarée et je donnerais tout pour faire un bond de 3 mois dans le temps pour savoir comment cette histoire va évoluer.

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14 mai 2019

Les Trois Cartes de Stephen King

Les_Trois_Cartes_La_Tour_sombre_tome_2

 

Il s'agit du deuxième tome du cycle "La Tour Sombre" de Stephen King. Je n'avais pas fait d'article sur le tome 1 (et je ne pense pas que j'en ferai sur les 8 tomes car cela risque d'être fastidieux), mais j'avais envie de parler de celui-ci.

En gros, l'histoire de la saga, (pour ce que j'en connais jusqu'ici ^^) est celle de Roland de Gilead, l'un des derniers Pistoleros, qui voyage en quête de la Tour Sombre. Dans le premier tome (ainsi que dans la préquelle intitulée "Les Soeurs d'Elurie" dans un des recueils de nouvelles de King), Roland semble évoluer dans un univers qui ressemble au désert américain ; il se bat avec ses armes façon western ; on en apprend un peu sur sa jeunesse et sa formation aux armes ; dans "Le Pistolero" il rencontre un jeune garçon nommé Jake qui va l'accompagner dans sa poursuite de l'Homme en Noir.

Là où réside toute la subtilité, c'est que si on a l'impression que King nous conte une histoire qui s'est passée il y a très longtemps ; il y a des éléments plus récents comme la chanson "Hey Jude" des Beatles (une chanson du 20ème siècle, donc) qui infirment cette hypothèse... On comprend que le jeune Jake est mort dans notre monde avant de se réveiller dans celui de Roland... Moi qui ai du mal à visualiser les espaces et les temps, c'est toute une gymnastique pour mon cerveau ^^

Au début du deuxième tome, Roland se réveille sur une plage qui semble infinie, et peuplée de homards géants et ne ressemblant pas à ceux de "notre" monde (Roland les surnomme "homarstruosités"). L'un d'eux le blesse gravement. Il continue son chemin difficilement, car la morsure du homard semble lui avoir inoculé un poison.

Il se retrouve face à une porte, posée là sur la plage, semblant sortir de nulle part. En l'ouvrant, il se retrouve dans la tête (au sens propre du terme) d'un passeur de drogue se trouvant dans un avion, et dans les années 80. Il entre en contact avec Eddie (c'est le nom du passeur), puis on assiste à une fusillade à la sauce mafia sicilienne de New York. Ensuite Roland ramène Eddie dans son monde, puis ils continuent leur route ensemble. Il y aura une deuxième porte, s'ouvrant cette fois sur les années 60, et enfin une troisième porte où on retrouvera Jake, le jeune garçon du premier tome, avant sa mort dans "son" monde.

A la base la fantasy ce n'est pas du tout mon truc, mais le "monde parallèle" de Roland ressemblant au nôtre (à part qu'il parle avec des mots désuets et que son arme paraît antique), je n'ai pas été trop déroutée. Du coup ce roman m'a plu. Maintenant je pense que 8 tomes ça fait beaucoup et que ça risque de me paraître long, mais : 

-j'aime bien finir ce que j'ai commencé

-dans ma liste de défis j'ai celui de lire toute l'oeuvre de King

-j'ai bien l'intention de prendre mon temps, quitte à lire le tome 8 en 2035 :p

J'ai déjà le troisième tome en ma possession mais je vais d'abord lire la suite de "Islanova" :-)

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03 mai 2019

Rendez-vous psychiatre : check (ou presque)

Le jeudi 2 mai 2019 est à marquer d'une pierre blanche : J'AI REUSSI A OBTENIR UN RENDEZ-VOUS CHEZ LE PSYCHIATRE PARISIEN !!!!! Inutile de dire que j'étais très contente et que j'ai même envoyé un sms de joie à l'Averse (elle a donc été la première à apprendre la nouvelle, juste avant ma mère ^^).

En fait l'agenda de ce médecin, c'est comme les soldes express : il y a plusieurs dates d'ouvertes à un moment T ; premier arrivé premier servi et au bout de 3 heures c'est fini :-( Il faut donc tomber au bon moment...

 Le rendez-vous aura lieu en novembre 2020 ; c'est très loin mais c'est toujours mieux que 3 ans d'attente au CRA. Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là genre je peux mourir ou le psy peut mourir va savoir, mais je peux "espérer" être officiellement reconnue autiste début 2021, et savoir si j'ai un syndrome d'Asperger ou autre chose. On croise les doigts :-)

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