Le blog de Dawn Girl

12 juin 2019

Et le mal viendra de Jérôme Camut et Nathalie Hug (enfin la moitié que j'ai lue ^^)

et le mal viendra

"Et le mal viendra" est à la fois une préquelle et une suite au roman "Islanova", sur lequel j'avais fait un article ici. J'avais bien aimé ce dernier, malgré quelques défauts de crédibilité. Je partais donc avec un a priori positif pour lire "Et le mal viendra" ; malheureusement je viens de le refermer à la page 273, soit à la moitié du livre. Je n'avais plus envie de me forcer.

 Il y a une critique sur Babelio qui résume à peu près mon avis ; je vous la retranscris ici : 

Page 200, j'abandonne. Lisant essentiellement le soir par petits bouts, je ne comprends rien: trop de noms, trop d'allusions aux ouvrages précédents (que j'ai tous lus, pourtant), trop d'aller-retours dans le temps, je m'y perds. OK, c'est fort bien formulé comme toujours. Or, cette tendance au fouillis, entamée avec Islanova, prend ici un veritable envol qui - pour moi - manque d'intérêt. Je vais plutôt relire Malhorne.

 En fait, le livre fait des allers-retours entre les années 2016-2018 et 2028 ; on suit donc tour à tour Morgan Scali, dévasté par la mort tragique de sa femme lors du 13-Novembre au Bataclan, qui décide de tout plaquer et de partir en Afrique avec ses enfants pour essayer de changer le monde (et comment il finira par basculer dans le terrorisme), et Julian Stark, qui est prêt à remuer ciel et terre pour démanteler le réseau de Scali et récupérer sa fille.

Je me suis complètement perdue dans le livre : d'une part, les allers-retours incessants entre les deux époques m'ont donné une véritable gerbe lecturesque : je ne savais plus qui était méchant et qui était gentil, je confondais Shana avec Charlie et Milan avec Leny ; je ne me souvenais plus du rôle de Novak dans "Islanova" et ça m'agaçait ; de plus les auteurs nous ont pondu une véritable toile d'araignée entre l'armée congolaise régulière, les militaires des pays voisins qui ont conquis des territoires sur le pays, les rebelles, les Rangers, les colons, les terroristes, les étrangers-gentils, les étrangers-gentils-mais-qui-s'acoquinent-avec-l'ennemi, ceux qui ont l'air méchant mais sont gentils, les locaux dont les étrangers ont graissé la patte, la compagnie de pétrole... je ne comprenais pas les objectifs de chaque protagoniste, je n'arrivais pas à visualiser le décor. Tous les soirs je reprenais la lecture ; je peinais, je m'obligeais à finir le chapitre... Et puis hier soir, j'ai dit stop.

J'ai horreur d'abandonner un livre, surtout quand il figure sur ma PAL. J'ai envie de l'écouler en entier, ma PAL. Mais là ce n'était plus possible. Désolée Zofia ! ^^

J'essaierai peut-être de revenir dessus plus tard, mais là j'ai vraiment besoin d'une (longue) pause car je suis très refroidie. Je suis repartie dans le tome 3 de "La Tour Sombre" de Stephen King.

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07 juin 2019

Mes plus beaux moments de solitude

Parce que la petite Averse  m'a inspirée avec son florilège d'anecdotes drôles, je vous livre ici mon florilège de moments de grande solitude. Le plus ancien souvenir a 28 ans, le plus récent quelques mois à peine. 

-1991, dernier jour d'école avant les grandes vacances. J'entends la maîtresse dire : "vous pouvez aller dehors". Je suis sûre de l'avoir entendue. Je prends donc ma corde à sauter et je me sauve dans la cour de récréation.Deux minutes plus tard, alors que j'alterne les sauts à cloche pied et les sauts bras croisés, la maîtresse  m'interpelle par la fenêtre : "NON MAIS DAWN GIRL QU'EST CE QUE TU FAIS DEHORS LA CLASSE N'EST PAS TERMINEE ! VEUX-TU RENTRER TOUT DE SUITE ???" Je me tourne et je vois mes camarades de classe qui regardent la scène par la fenêtre en souriant. L'horreur.

-1999. Je suis à une grosse fête familiale au fin fond des Côtes d'Armor. On se balade dans un chemin, j'ai envie de faire pipi. Je me mets donc dans le fossé. Et là, BIEN SÛR, des gens sont passés (alors que dix secondes plus tôt il n'y avait personne en vue). Je me suis donc assise dans ma pisse pour faire genre "Non non rien, je me suis posée là pour cueillir des pâquerettes".

---> (une autre version de cette histoire existe : celle où j'ai quand même réussi à me faire gauler en train de pisser au fin fond d'une gare routière allemande par UN VELO qui passait par là).

-2004, je suis en première année de fac de droit. Ma mère ne cesse de me tourmenter avec ses plaintes contre mon père pour abandon de famille (si je n'approuve pas ses démarches, cela signifie pour elle que j'approuve le comportement de mon père. Alors qu'à l'époque j'ai déjà coupé les ponts avec lui. Bref). Il y a une prof de droit que je trouve géniale. Elle est froide comme les vents du Nord, mais son cours est passionnant. Elle est concise, percutante, claire. C'est un plaisir de se taper 4 heures de droit civil tous les mardis matins. Si si je vous jure. Ma mère me dit : "Va lui demander ce qu'on peut faire comme démarche contre ton père". En bon petit soldat, je m'exécute.

Déjà elle accepte que je vienne la voir à la fin du cours, mais elle ne reste pas assise à son bureau ; elle se lève et je dois la poursuivre dans le couloir. Et là, entre deux portes d'amphithéâtre, et devant des camarades de promo, à peine ai-je commencé à lui dire "c'est pour ma mère..." qu'elle me coupe la parole et me dit : "Ah non non, je ne réponds qu'aux questions concernant le cours. Pour le reste vous avez des consultations gratuites d'avocat. J'ai déjà des gens qui ont téléphoné chez moi donc maintenant je ne donne plus aucun conseil".

Bon au moins, après ça, ma mère ne m'a plus jamais demandé d'aller voir un prof et s'est débrouillée toute seule avec ses avocats. Quant à cette prof, je continue de penser que c'est une juriste très brillante avec une capacité exceptionnelle pour enseigner (elle a dirigé au moins une vingtaine de thèses, possède plusieurs chaires à la fac et a écrit 12 000 livres), mais je pense également que c'est une femme naviguant dans des hautes sphères élitistes  et méprisant profondément les étudiants de première année. Dommage Brigitte.

-2006, je suis en leçon de conduite avec B. Aujourd'hui, il y a une troisième personne dans la voiture, apparemment un nouvel enseignant qui vient d'intégrer l'auto-école. A un moment, on passe devant une maison de quartier, B. déclare : "C'est là qu'ont lieu les examens du code de la route". Je réponds : "Oui effectivement, c'est là que je l'ai passé l'année dernière". B. rétorque : "Je m'adressais à David". Voilà voilà...-

-2006 toujours, mon moniteur d'auto-école (qui n'était alors plus B.), me dit "monte dans la voiture, j'arrive tout de suite". Je m'installe donc derrière le volant, et là je vois que l'épingle à nourrice que j'avais placée pour réparer maladroitement la braguette de mon jean, s'est à moitié barrée (oui je l'aimais bien ce jean et je ne voulais pas le foutre à la poubelle, ON NE SE MOQUE PAS). Bref, constatant donc que ma braguette est joyeusement ouverte à tous les vents, je m'exclame tout fort (et en anglais dans le texte) : "Oh my god !!!!" Et là j'entends quelqu'un se marrer à l'arrière de la voiture. Je me retourne : il y avait une inspectrice. Voilà voilà...

-2016 : quelqu'un vient chez moi pour me racheter des anciens bodys devenus trop petits pour ma fille. On fait affaire, puis je lui demande : "C'est pour quand ?" et là elle me répond : "Ca y est, elle est née il y a deux mois". Voilà voilà voilà...

-2017 : au boulot, un patient sort de son rendez-vous accompagné d'une jeune fille qui a l'air d'avoir 18 ans et demi. Je déclare donc à celle-ci : "Si votre papa a des questions, qu'il n'hésite pas à nous appeler". Réponse de l'intéressée : "Heu en fait c'est mon mari". Voilà voilà voilà...

-2018 : un de mes contacts Facebook poste sur son mur la photo d'une fille. Sur la photo je ne vois qu'une seule chose : le sourire gingival de cette fille (certains détestent les clowns, moi ce sont les sourires gingivaux. Il n'y a rien de plus dégueu qu'un sourire gingival, ça me débecte). Comme je ne sais pas garder mon opinion pour moi, je commente la photo en m'exclamant : "Les dents !" avec un smiley terrifié (vous savez, le bleu avec les yeux écarquillés). Deux jours plus tard, je vois que mon contact Facebook est ami avec la fille de la photo. Qui a donc vu mon commentaire sur sa dentition avec l'émoticône du cri de Munch. Ahem.

Je ne manquerai pas de vous raconter d'autres anecdotes de ce type, car en fait ça m'arrive assez souvent :-)

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30 mai 2019

La foldingue 3.0

Il y a quelques semaines, je vous racontais mes déboires au boulot avec une collègue qui m'a hurlé dessus quand elle s'est fait virer parce que son solde de tout compte n'arrivait pas assez vite à son goût ; et celle qui lui a succédé qui multipliait les conneries et m'angoissait par son attitude pot de colle. En fait c'est encore parti en couille comme avec l'autre d'avant, sauf que là c'est plus grave :'-(

13 mai : elle ne se présente pas au boulot. 45 minutes plus tard, la pharmacienne d'à côté vient me voir en me disant "votre collègue est juste là derrière, elle est ivre morte dans sa voiture, j'ai ramassé les bouts de verre. Elle ne veut pas que j'appelle son mari. Je ne sais pas quoi faire". Je vais prévenir mon patron, qui décide au vu des événements de mettre fin à sa période d'essai. "Si elle ne vient pas un jour sur deux parce qu'elle est bourrée, on ne pourra pas compter sur elle". J'en profite pour lui dire que même si je ne veux pas tirer sur l'ambulance, il se trouve que cette fille multiplie les erreurs depuis qu'elle est là, que je suis en état d'hyper nervosité à bosser avec elle, donc cet "incident" complète le tableau. Au final, après avoir passé une heure avec elle la pharmacienne est allée porter un médicament à l'hôpital (elle bossait quand même...) et quand elle est revenue ma collègue était partie. Dans sa voiture donc, et en état d'ébriété...

 14 mai : quand j'arrive au boulot je vois que ma collègue a laissé un message sur le répondeur à 6h50 du matin : "Désolée je n'ai pas pu vous prévenir hier, mais j'ai fait un malaise et je suis hospitalisée. Je vous tiens au courant dès que j'en sais plus sur mon état de santé car j'ai une batterie d'examens à passer".

18 mai : elle m'appelle au cabinet en me demandant si j'ai bien reçu son arrêt de travail, et me dit qu'elle reviendra le lundi suivant.

20 mai : elle ne se présente pas ; je reçois un appel de sa mère qui me dit qu'elle ne sera pas là aujourd'hui et qu'elle nous tient au courant. J'essaye de lui demander pour combien de temps elle est arrêtée, mais elle me répond qu'elle ne sait pas. Elle a l'air pressée de raccrocher...

21 mai : message de ma collègue sur le répondeur disant qu'elle sera absente toute la semaine.

27 mai : message de ma collègue sur le répondeur pour dire que son arrêt va se prolonger et qu'elle nous "envoie les papiers". Je la rappelle pour savoir combien de temps elle est arrêtée ; je tombe sur sa messagerie et elle ne rappelle pas.

28 mai : une autre de mes collègues me dit qu'elle lui a envoyé un SMS comme quoi elle revenait le lendemain... Vu ses propos de la veille je me dis WTF.

29 mai : elle est revenue. Mon patron lui annonce qu'il la licencie. Elle redescend à son poste (avec moi, donc), comme si de rien n'était. Puis une de mes collègues vient la prendre par les épaules ; elle commence à dire qu'elle n'appréciait pas la manière de faire de mon patron, que s'il voulait lui parler il aurait pu le faire avant. Elles repartent voir mon patron (je n'ai pas entendu la conversation car je m'occupais des patients pendant ce temps-là).

Quand elle revient, elle me dit qu'elle me laisse les dossiers, que je suis au courant de la situation et que de toute façon "ça doit te faire très plaisir, hein ?" Je lui réponds que pas du tout, qu'elle se plante complètement. Elle rétorque "ouais c'est ça". Je monte à l'étage pour faire un truc ; quand je redescends elle est partie et a laissé les clés du cabinet sur mon bureau.

 Après la pause déjeuner elle m'appelle sur le téléphone du cabinet, et là s'ensuit une conversation surréaliste :

"Bon je t'écoute, qu'est ce que t'as à me dire ?

-Comment ça, qu'est ce que j'ai à te dire ?

-Ben je sais pas, tu m'envoies des messages depuis tout à l'heure".

Dans la mesure où je ne lui ai jamais envoyé de message de ma vie, je nie formellement. Je lui demande de quel numéro émanent ces messages mais elle refuse de me répondre. "Qui d'autre que toi m'enverrait des messages disant "je vais gérer mes dossiers au carré, toi tu vas partir et moi je vais rester? C'est pour me rendre folle, hein c'est ça tu veux me rendre folle ?"

Je réessaye de lui faire dire le numéro qui envoie ces messages mais elle botte à nouveau en touche. Elle me demande de lui donner mon numéro, ce que je refuse évidemment. Elle se marre : "Ah ben ouais, forcément dans ce sens-là ça ne marche pas, hein". Je finis par lui dire de m'envoyer ses messages sur le mail du cabinet, ce qu'elle accepte. Bien sûr, je n'ai rien reçu.

J'en ai parlé à mes collègues ; l'une d'elle m'a demandé si elle était bourrée. Je lui ai répondu "peut-être, je n'en suis pas sûre". Quand ma mère était bourrée cela s'entendait ; là vraiment sa voix était normale (bien que ses propos étaient délirants). Je suis ensuite allée voir mon patron, qui n'en a eu strictement rien à cirer. Il a juste dit : "Ah ben comme ça on a moins de scrupules à se séparer d'elle". Comme c'est agréable de se sentir protégée par son boss <3

Le soir j'en ai parlé à ma mère qui m'a fait flipper : "Non mais elle est complètement psy, ta collègue ! Si ça se trouve elle va se ramener avec un couteau. Fais une main courante".

Je vais donc aller faire une main courante à la gendarmerie demain matin (aujourd'hui c'est férié), mais d'une part j'ai peur de me faire jeter (on connaît l'accueil que réservent certains flics / gendarmes aux victimes, l'Averse est bien placée pour en parler) ; et d'autre part j'ai peur d'aller bosser maintenant. J'ai peur qu'elle téléphone encore au cabinet et qu'elle m'accuse d'avoir crevé ses pneus, tué son chien ou je ne sais quel délire encore. J'ai peur qu'elle vienne et qu'elle dégoise à mon sujet devant les patients, et/ou qu'elle ait un couteau dans la main et qu'elle me plante. J'ai peur qu'elle ait raconté à ses proches qu'elle a été virée à cause de moi (ce qui est faux évidemment, mais je ne l'aime pas et je n'ai jamais réussi à le lui cacher ; je ne sais pas faire ça), que son mari et/ou son fils, et/ou son père, voyant qu'elle est en détresse et que son futur chômage lui a mis encore plus la tête sous l'eau, se pointent au cabinet avec un couteau ou un fusil de chasse et essayent de me buter. Je sais que je n'ai pas eu de menace directe, mais elle a l'air de faire un délire paranoïaque sur moi et je ne me sens pas en sécurité si je vais bosser. D'autant plus que mon patron prend tout ça par-dessus la jambe et que je ne peux pas compter sur lui (ce que je savais déjà, étant donné qu'il ne bouge pas le petit doigt quand je me fais hurler dessus par la mère d'un patient au point d'en pleurer).

Je ne peux pas démissionner ; si je le fais je ne toucherai pas de chômage et B. est au SMIC donc on ne peut pas vivre à trois sur son seul salaire, c'est impossible.

Cerise sur le gâteau de merde : la folle devra revenir au cabinet pour récupérer son solde de tout compte (à moins qu'elle décide de venir faire son préavis, va savoir), bref elle devra revenir quoi qu'il arrive et comment vous dire que je préférerais crever que d'être présente ce jour-là. Elle me fait peur.

 Je m'énerve d'avoir peur comme ça, je me demande ce que j'ai fait pour que ma route croise celle de cette tarée et je donnerais tout pour faire un bond de 3 mois dans le temps pour savoir comment cette histoire va évoluer.

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14 mai 2019

Les Trois Cartes de Stephen King

Les_Trois_Cartes_La_Tour_sombre_tome_2

 

Il s'agit du deuxième tome du cycle "La Tour Sombre" de Stephen King. Je n'avais pas fait d'article sur le tome 1 (et je ne pense pas que j'en ferai sur les 8 tomes car cela risque d'être fastidieux), mais j'avais envie de parler de celui-ci.

En gros, l'histoire de la saga, (pour ce que j'en connais jusqu'ici ^^) est celle de Roland de Gilead, l'un des derniers Pistoleros, qui voyage en quête de la Tour Sombre. Dans le premier tome (ainsi que dans la préquelle intitulée "Les Soeurs d'Elurie" dans un des recueils de nouvelles de King), Roland semble évoluer dans un univers qui ressemble au désert américain ; il se bat avec ses armes façon western ; on en apprend un peu sur sa jeunesse et sa formation aux armes ; dans "Le Pistolero" il rencontre un jeune garçon nommé Jake qui va l'accompagner dans sa poursuite de l'Homme en Noir.

Là où réside toute la subtilité, c'est que si on a l'impression que King nous conte une histoire qui s'est passée il y a très longtemps ; il y a des éléments plus récents comme la chanson "Hey Jude" des Beatles (une chanson du 20ème siècle, donc) qui infirment cette hypothèse... On comprend que le jeune Jake est mort dans notre monde avant de se réveiller dans celui de Roland... Moi qui ai du mal à visualiser les espaces et les temps, c'est toute une gymnastique pour mon cerveau ^^

Au début du deuxième tome, Roland se réveille sur une plage qui semble infinie, et peuplée de homards géants et ne ressemblant pas à ceux de "notre" monde (Roland les surnomme "homarstruosités"). L'un d'eux le blesse gravement. Il continue son chemin difficilement, car la morsure du homard semble lui avoir inoculé un poison.

Il se retrouve face à une porte, posée là sur la plage, semblant sortir de nulle part. En l'ouvrant, il se retrouve dans la tête (au sens propre du terme) d'un passeur de drogue se trouvant dans un avion, et dans les années 80. Il entre en contact avec Eddie (c'est le nom du passeur), puis on assiste à une fusillade à la sauce mafia sicilienne de New York. Ensuite Roland ramène Eddie dans son monde, puis ils continuent leur route ensemble. Il y aura une deuxième porte, s'ouvrant cette fois sur les années 60, et enfin une troisième porte où on retrouvera Jake, le jeune garçon du premier tome, avant sa mort dans "son" monde.

A la base la fantasy ce n'est pas du tout mon truc, mais le "monde parallèle" de Roland ressemblant au nôtre (à part qu'il parle avec des mots désuets et que son arme paraît antique), je n'ai pas été trop déroutée. Du coup ce roman m'a plu. Maintenant je pense que 8 tomes ça fait beaucoup et que ça risque de me paraître long, mais : 

-j'aime bien finir ce que j'ai commencé

-dans ma liste de défis j'ai celui de lire toute l'oeuvre de King

-j'ai bien l'intention de prendre mon temps, quitte à lire le tome 8 en 2035 :p

J'ai déjà le troisième tome en ma possession mais je vais d'abord lire la suite de "Islanova" :-)

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03 mai 2019

Rendez-vous psychiatre : check (ou presque)

Le jeudi 2 mai 2019 est à marquer d'une pierre blanche : J'AI REUSSI A OBTENIR UN RENDEZ-VOUS CHEZ LE PSYCHIATRE PARISIEN !!!!! Inutile de dire que j'étais très contente et que j'ai même envoyé un sms de joie à l'Averse (elle a donc été la première à apprendre la nouvelle, juste avant ma mère ^^).

En fait l'agenda de ce médecin, c'est comme les soldes express : il y a plusieurs dates d'ouvertes à un moment T ; premier arrivé premier servi et au bout de 3 heures c'est fini :-( Il faut donc tomber au bon moment...

 Le rendez-vous aura lieu en novembre 2020 ; c'est très loin mais c'est toujours mieux que 3 ans d'attente au CRA. Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là genre je peux mourir ou le psy peut mourir va savoir, mais je peux "espérer" être officiellement reconnue autiste début 2021, et savoir si j'ai un syndrome d'Asperger ou autre chose. On croise les doigts :-)

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22 avril 2019

Islanova de Camut et Hug

islanova

Ayant gagné le livre "Et le mal viendra" de Nathalie Hug et Jérôme Camut (ou Nathalie Camut ou Jérôme Hug, ou Jérôme Mug et Nathalie Cahute, bref il paraît qu'on les appelle les CamHug).

 (Note pour plus tard : arrêter avec les digressions qui ne font rire que moi et quelques illuminés de mon acabit).

 BREF ayant remporté ce livre chez Zofia donc, avant de le lire j'ai suivi les conseils de cette dernière et j'ai commencé par lire "Islanova" pour mieux comprendre l'histoire et mettre les événements dans leur contexte. Un prologue de presque 800 pages tout de même :)

 Résumé : Dans un futur proche, Julian Stark, un ancien flic ayant quitté la police après les attentats du 13-Novembre, s'est retiré dans les Vosges. Un jour, il surprend Charlie, sa fille de 16 ans, au lit avec Leny, le fils de sa femme. Furieux, il colle un pain dans la figure de Leny, et suite à cette altercation, les deux jeunes s'enfuient vers une ZAD (Zone à défendre) qui se situe sur l'Ile d'Oléron. Les écologistes qui s'y trouvent se battent pour la mise en place d'un système d'aqueducs amenant de l'eau potable dans des pays qui en manquent et ainsi, sauver des vies. Ils tentent d'autre part d'empêcher l'ouverture d'un énorme complexe bâti par des investisseurs chinois, nommé les Portes de Jade.

 Un livre dans l'air du temps, donc, avec cette ZAD qui rappelle un peu celle de Notre-Dame-des-Landes (le livre y fait allusion d'ailleurs). Charlie est fascinée depuis longtemps par Vertigo, l'un des meneurs de la ZAD ; tandis que Leny ne sait pas trop dans quoi il s'est fourré.

Au départ on découvre simplement la vie d'une ZAD, avec construction de cabanes et culture de patates à la ferme. Et puis on s'enfonce dans quelque chose de plus complexe : le gouvernement français tente (en vain) d'envoyer les CRS pour évacuer la ZAD de force ; il y a un mort et le sang coule... C'est le début d'une guerre. On quitte les simples zadistes pour découvrir une véritable société encadrée par des mercenaires qui n'hésitent pas à tuer ; les habitants de la ZAD se retrouvent séquestrés dans un état autoproclamé indépendant. On se demande qui tire les ficelles, qui est volontaire et qui est manipulé.

 

L'action ne manque pas ; les chapitres sont courts et ça n'arrête pas de bouger. Niveau rebondissements, on peut dire que les auteurs y sont allés fort. Comme Zofia j'ai eu un peu de mal à saisir le message du livre : les zadistes sont gentils, ils ne veulent que le bien ? Ils se sont fait berner par des méchants miliaires extrémistes ? L'Intelligence Artificielle est dangereuse ? Amazon va nous buter avec Alexa (cela dit j'ai envie de trucider Alexa quand je vois la pub de merde où Julien Clerc bêle "fais-moi une plaaaace au fond de ta vue" ; moi je lui ferais bien une place au fond de ma poubelle). (A Alexa hein, pas à Julien Clerc) (D'ailleurs Alexa c'est quoi ce prénom de merde sérieux ???)

Il y a des trucs vraiment ridicules dans le livre, comme Leny et Kit qui trouvent quand même le moyen de baiser dans un caisson hyberbare alors qu'ils sont juste en danger de mort ; comme Julian Stark (un nom vraiment pourri ; par pitié les auteurs arrêtez de baptiser vos flics de noms pseudo-américains-mais pas trop comme Stark, Shark ou Steak ; appelez-les Maurice Dupont, merde).

BREF Julian Stark qui se balade tranquillou avec une louve comme si c'était un teckel, la louve qui grignote ses petits nonosses et lui lape la main, sans déconner c'est n'importe quoi ; un loup est animal SAUVAGE bordel. Et puis la fille qui s'appelle Charlie alors que l'histoire est directement liée aux attentats de Paris ; la ficelle est tellement grosse ; leur nom de famille n'est pas Cabu ou Wolinski tant qu'on y est ?

Enfin, entre la ZAD et les Portes de Jade avec leur dédale de sous-sols, on a l'impression que l'Ile d'Oléron fait 30 000 kilomètres carrés façon terrain de foot d'Olive et Tom ; j'ai du mal à croire que seul le sud de cette petite île de l'Atlantique puisse contenir un tel microcosme. M'enfin on va dire que c'est un roman :)

Les CamHug (ou les HumCag ? Les ChuGam ? Pardon j'arrête :D) semblent avoir voulu nous transposer un film d'action américain sur l'Ile d'Oléron. Un peu comme Paris Enquêtes Criminelles ou Doc Martin, des séries françaises qui veulent imiter les séries américaines mais sans y parvenir.

Mais malgré ces défauts j'ai tout de même passé un bon moment avec ce livre. Le temps de me faire le deuxième tome de la Tour Sombre de Stephen King, et je m'attaque à "Et le mal viendra" ; je vous ferai un article :)

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15 avril 2019

Lettre au Fantôme

Ce post est la suite du précédent ; je le poste à l'arrache depuis mon téléphone ; les commentaires vont être fermés dessus mais cela n'a aucune importance.
Après avoir tapé une lettre de sentiments à mes collègues et à mon patron, j'ai ressenti le besoin d'écrire la lettre destinée à l'enfant qui aurait pu naître en 2012 mais qui n'est pas né parce que j'ai avorté. Je me suis adressé à lui et puis j'ai écrit ce que j'aurais aimé qu'il me réponde. Et là putain je peux vous dire que les larmes ont coulé, et pas qu'un peu...
Je ne me rappelle plus si j'avais pleuré à l'époque. Je me souviens que j'ai fait une espèce de dépression parce que le géniteur de cet enfant se pavanait avec une autre nana moins de 2 mois après l'Evenement, que je voyais tellement la vie en noir que chaque soir au coucher je me forçais à trouver quelque chose de positif à ma journée, mais je ne sais plus si j'ai pleuré.
Peut être que pour exorciser vraiment il faudrait que j'imprime la page Word et que je la brûle, mais je n'ai pas de cheminée, c'est ballot.

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13 avril 2019

La lettre de sentiments

Je suis en train de finir "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", un livre qui explique les différences entre les hommes et les femmes afin de permettre aux couples de mieux se comprendre et de mieux communiquer. En soi l'ouvrage est plutôt intéressant, mais je ne suis pas fâchée d'arriver au bout car je préfère largement lire des romans.

Parmi les techniques de communication au sein du couple, l'auteur préconise la "lettre de sentiments", c'est à dire mettre sur papier ses émotions négatives (la colère, la peur, l'angoisse, le regret) afin de les regarder en face pour ensuite, être capable d'accueillir les émotions de l'autre avec davantage d'empathie. Puis ensuite, rédiger la réponse que l'on souhaiterait avoir de la part de l'interlocuteur. On peut écrire cette lettre de sentiments à son conjoint, mais également à un parent, à son enfant, voire même à soi-même.

L'auteur donne quelques formules pour débuter les phrases, du style "Je n'aime pas...", "Je regrette", "Je suis énervée par..." etc etc.

Etant actuellement bourrée de stress et d'émotions négatives à cause de la grosse vache slash morback qui me sert de collègue, je trouve cette démarche très intéressante et j'envisage sérieusement, durant ma semaine de vacances, d'écrire une palanquée de lettres de sentiments : 

-à ma collègue 

-à B.

-à ma mère

-à mon père

-à l'enfant que j'ai retiré de mon ventre en 2012

-à la fille aînée de B.

-à mon patron

Bon je me doute que ça ne va pas me détendre en deux secondes et demie, mais si ça peut me libérer un peu... 

Je peux déjà dessiner mentalement la trame de ma lettre de sentiments envers ma collègue : 

*Je n'aime pas ta gueule

*Je n'aime pas ta putain de voix de braillarde qui me scie les oreilles et le thorax avec

*Je suis très irritée par cette façon que tu as de m'envahir ; de t'incruster quand je discute avec quelqu'un ou de me mettre mes courriers sous pli sans que je t'aie sonnée

*Je regrette de ne plus bosser en binôme avec M.

J'ai hâte de me mettre à l'ouvrage :) Je vous dirai si ça a changé quelque chose.

 

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28 mars 2019

J'ai un problème... (ta gueule Sylvie Vartan)

Bon je rigole mais j'ai vraiment un problème... Un  truc pas grave en soi mais qui me bouffe.

J'ai quelqu'un dans la tête. Quelqu'un qui m'intrigue, m'intéresse, m'attire. J'y pense tout le temps, tous les jours, très souvent. J'ai des papillons dans le ventre ; j'ai les mêmes pensées que quand je suis tombée amoureuse de B. Je me sens "poursuivie" par certaines chansons qui passent à la radio (à l'époque de B. c'était "Il avait les mots" de Sheryfa Luna...)

Dans le post où je vous parlais pour la première fois de mon TSA, j'avais évoqué brièvement le fait que depuis petite je m'attachais souvent à quelqu'un. Je sais maintenant que c'est un symptôme du TSA, mais cela peut déboucher parfois sur une vraie histoire d'amour ; la preuve avec B.

B. justement : évidemment je me suis posé des questions : est ce que je l'aime toujours ? La réponse est oui. Bien sûr, après quelques années ce n'est plus comme au début où on copulait partout dans toutes les positions, mais je l'aime toujours. Il m'attire toujours physiquement, même si c'est différent de la passion du début. Il est mon équilibre. Si je ne l'avais plus, je serais vraiment mal. Et perdue. 

La psychologue m'a demandé ce que j'éprouve pour les personnes à qui je m'attache. J'ai eu du mal à répondre : de l'intérêt ? De l'attrait ? Je n'ai pas osé prononcer le mot "amour". Même moi je n'ai jamais compris grand chose à ce machin ; pourtant ce n'est pas faute de l'analyser. Avec les années j'ai appris à avoir la bonne attitude et à laisser le feu mourir doucement à l'intérieur de moi, même si ça me fait mal. J'ai parfois sauté le pas et déclaré mes sentiments, comme avec Benjamin (mal m'en a pris, mais au moins je n'ai aucun regret ^^). Dans le cas présent, il est absolument hors de question de lui dire ce que je ressens, mais alors c'est mort de chez mort : l'histoire serait tout simplement impossible à cause de nos vies de famille respectives (oui, comme d'habitude j'aime la facilité <3)

Mais putain c'est le grand brasier à l'intérieur de ma tête... Je me dis que c'est peut-être aussi une montée de libido parce que j'ai arrêté la pilule (j'ai cru faire une thrombose le mois dernier) ; l'arrêt de la pilule provoquant souvent une explosion d'hormones. Donc ça va peut-être passer. Mais je ne pense pas... Arf......

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26 mars 2019

L'outsider de Stephen King

outsider_

L'histoire : le corps d'un enfant est retrouvé, assassiné et violé avec une branche d'arbre. Les analyses ADN et les témoignages sont sans équivoque : l'assassin est Terry Maitland, l'entraîneur de baseball de la ville, un homme connu et respecté. Il est arrêté et menotté un jour de match, sous les yeux de sa femme, de ses filles et de la moitié de la population locale. Il clame son innocence...

 

Après avoir terminé ce livre, je suis heureuse : j'ai enfin retrouvé le vrai Stephen King, celui que j'aime lire. Oubliée ma déception avec "Joyland" et son pathos ridicule ; King est de retour, et mon envie de le lire avec.

 Le roman démarre avec les dépositions des témoins ; une première partie un peu fastidieuse et pas très réussie je trouve : en effet, les protagonistes ont tous la même manière de s'exprimer ; on dirait que c'est toujours le même témoin qui revient ; il change juste de nom, d'âge et de sexe, mais il parle exactement pareil. J'en ai tiré une conclusion : King n'est pas doué pour les romans policiers purs, et j'ai d'ailleurs pensé que si l'histoire restait une simple enquête policière, j'allais encore être déçue.

 Et puis. Un rebondissement survient, (genre à la page 200, mais après plus de trente Stephen King à mon actif je n'ai pas été étonnée), et l'enquête démarre vraiment. Ceux qui ont aimé "Ca", "Bazaar" ou encore "La Tour Sombre" retrouveront tous les ingrédients qui font la réussite d'une histoire Kinguesque : le type cinglé pour qui on éprouve de l'empathie malgré tout ; la bande de protagonistes qui avance ensemble pour enquêter ; le lieu abandonné où siège le "Mal"... Bref du bon, du très bon. Je recommande sans réserve.

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