Le blog de Dawn Girl

19 février 2018

Le secret de Laurence

Il y a quelques jours, j'ai entendu parler par hasard d'un "jeu" intitulé "Le secret de Laurence". Un site interactif où on peut entrer dans un appartement, fouiller et photographier des indices pour essayer de découvrir quel est le secret de Laurence. Plus de 7000 personnes ont joué ; seules trois (voire aucune selon d'autres sources) ont trouvé que Laurence était alcoolique.

Je suis allée voir l'appartement en question et je dois avouer que ça m'a bouleversée ; vous vous doutez pourquoi. J'ai trouvé des similitudes avec l'état dans lequel était l'appartement de ma mère il y a un peu plus d'un an : nourriture périmée dans le frigo, taches par terre, chewings gum à la menthe, magazines non déballés, brosse à dents ensanglantée... Le logement de Laurence était cependant relativement rangé et propre comparé à celui de ma mère, pour qui j'aurais pu ajouter : boîte aux lettres pleine à craquer, très forte odeur d'urine, légumes pourris dans leur sac plastique, vaisselle moisie dans l'évier, toilettes sales, litière des chats tellement dégueulasse qu'on ne voit plus les graviers, sol de la chambre jonché de courriers pas ouverts / jetés dans un coin / pleins d'urine séchée, énorme tache d'excréments séchés sous le lit, matelas sans drap housse... et j'en oublie. Il faut dire que Laurence, si elle était bien alcoolique, n'évoluait pas dans le même contexte social que ma mère.

 

Car Laurence existe en chair et en os, et l'appartement du jeu n'est autre que le logement qu'elle occupait lors de sa maladie. Laurence, c'est Laurence Cottet, une ancienne cadre de chez Vinci, qui souffrait d'un alcoolisme "mondain" et qui un jour, s'est écroulée devant 650 personnes lors d'une cérémonie professionnelle. Elle a été licenciée suite à cet incident, s'est fait prendre en charge et est  abstinente depuis 2009.

Ma mère est abstinente depuis début 2017 mais elle restera toujours fragile. ON restera toujours fragile. Je l'ai portée comme un fardeau pendant plus de vingt ans et la plaie est toujours à vif. Dès qu'elle ne répond pas au téléphone, je m'inquiète. Dès qu'elle a la voix un peu pâteuse, je m'inquiète. Dès que j'en parle, j'ai les larmes aux yeux. C'est pour ça que j'appréhende tellement ma visite chez l'hypnothérapeute, et plus tard (j'espère) chez la psychologue. J'en ai marre de pleurer pour ça. J'ai versé des hectolitres de larmes à cause de ma mère, et encore aujourd'hui, alors qu'elle n'est plus en danger de mort immédiat, je continue encore de pleurer. J'ai l'impression que la source ne se tarira jamais.

 

Bref, pour en revenir au jeu, je trouve cette idée de visite virtuelle d'appartement géniale. J'aurais voulu l'avoir. Je pense que seuls ceux qui ont eu un proche alcoolique peuvent mesurer l'extrême tristesse et la solitude infinie que cet appartement représente. Est ce que j'aurais trouvé le secret de Laurence si j'avais joué avant que la clé de l'énigme soit dévoilée ? Je ne sais pas, peut-être... Quand on sait, c'est facile.

 

L'alcoolisme est tabou, mais l'alcoolisme féminin c'est encore pire. Une femme, ça doit être sexy et distingué. Une femme, au pire ça sirote une coupe de champagne. Mais une femme alcoolique, c'est sale, moche, dépravé, honteux. Une femme alcoolique, ça doit se cacher. Ca doit masquer les dégâts avec beaucoup de blush, du fond de teint et des Frisk qui arrachent la gueule.

Sauf que quand c'est ta femme ou ta mère qui titube, tu ne peux pas te cacher les yeux. Et l'alcoolisme féminin, il FAUT en parler. Elles sont combien, à crever d'arrêts cardiaques ou de varices oesophagiennes au fond de leur appartement transformé en décharge publique ? Combien de conjoints ou d'enfants pleurent parce que l'une d'elles picole ? Combien se retrouvent dans une relation de co-dépendance, à devenir le parent de leur mère et à perdre à jamais leur place d'enfant ? Des milliers apparemment. Je suis loin d'être toute seule, même si je l'ai cru pendant des années. Ma mère a été sauvée grâce à sa volonté of course, mais aussi grâce à la ténacité d'un médecin qui a défendu son dossier et s'est battue pour qu'elle bénéficie d'une greffe. Ca fait un moment que je souhaite envoyer un mot de remerciement à ce médecin d'ailleurs, pour tout ce qu'elle a fait. Mais je n'ose pas. Si je le fais, je ne veux pas que ma mère le sache ; or ma mère est toujours suivie par ce médecin.

 

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers "Le secret de Laurence".

 

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02 février 2018

L'art d'être malade 2.0

Les zamis, je suis officiellement en état de décomposition avancée ah non ça je l’ai déjà dit atteinte de l’addiction à internet. Ou au téléphone. Ou à Facebook. Ou tout ça à la fois. En tout cas mon corps commence à rejeter les écrans ; je le ressens vraiment physiquement.

J’avais déjà senti qu’il y avait un problème au mois de septembre, durant mon séminaire professionnel : je me suis réveillée le premier matin avec un œil rouge, mais vraiment ROUGE écarlate ; le truc qui met trois jours à passer ; j’étais vraiment gênée :-S Je me suis dit que les gens allaient imaginer que je me droguais. Après coup je me suis demandée s’il n’y avait pas un rapport avec le fait d’être sur mon téléphone dès 6 heures du matin, et jusque tard dans la nuit (on se tapait des journées de fou avec des nuits courtes ; et dans une chambre d’hôtel on s’ennuie).

Je n’ai pas de connexion internet chez moi (bled paumé + vieille bâtisse = ça ne passe pas). Je passe donc beaucoup de temps sur mon téléphone. Beaucoup trop de temps. Si je ne fais pas attention, j’y passe des soirées entières ; quasiment toute ma pause déjeuner le midi et même un peu au boulot quand mon patron n’est pas là. 90 % du temps je suis sur Facebook.

Il y a quelques temps, je me suis tapée un gros mal aux yeux. Pendant plusieurs jours. J’avais beau prendre du Doliprane, ça ne me faisait pas grand-chose. Ca a fini par passer. Puis ça a été des maux de tête. Trois jours d’affilée.

C’est là que j’ai réalisé que j’étais accro. Quand je ne suis pas sur mon téléphone, je ne sais pas quoi faire de mes mains. J’ai pourtant une fille… Bref je crois que je suis passée au stade « addiction » depuis un petit moment déjà. J’essaye donc de faire des efforts ; de ne plus passer mes soirées dessus ne serait-ce que par respect pour l’homme qui partage ma vie. Mais j’ai tendance à compenser par des jeux de gestion du temps sur mon ordi, ce qui n’est pas mieux au final. J’ai vraiment du mal à rester en place si je ne suis pas dans un autre monde. Ce qui traduit un malaise, blablabla.

Alors vous allez me dire que comme toute addiction, il faut se soigner. L’ennui c’est que j’ai déjà pas mal de rendez-vous médicaux sur mon seul jour de repos hebdomadaire. Je n’ai pas perdu de vue les coordonnées de la psychologue que mon médecin m’a recommandée l’année dernière et j’ai bien l’intention d’aller la voir. Mais en attendant je dois me débrouiller par mes propres moyens. Je vais déjà parler de ma peur de l’avion et (sans doute) évoquer mon émétophobie à l’hypnothérapeute le mois prochain. Le reste suivra j’espère si je ne meurs pas avant. Je suis convaincue que la peur de la mort englobe tous mes problèmes.

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23 janvier 2018

Avoir un second enfant... ou pas

(exceptionnellement je publie le même billet sur mes deux blogs)

 

Avant d'avoir ma fille, j'imaginais que tout serait facile : un nouveau-né ça dort tout le temps, ça tète et ça fait caca. Fastoche !

 

FAUX. Un nouveau-né, ça dort bizarrement vu qu'il est nostalgique de ton utérus. Un nouveau-né, ça a des coliques. Il faut lui APPRENDRE à téter, à lui mettre la bouche correctement sur le sein et écouter s'il déglutit. Il faut lui faire accepter une tétine de biberon. Il faut le mettre dans son lit, même si ça te déchire le coeur, subir ses pleurs quotidiens parce qu'il n'a pas envie d'être dans son lit, supporter le sempiternel dilemme "laisser pleurer ou pas ?". Un nouveau-né, ça HURLE à cause des maux de ventre. Un nouveau-né, c'est un inconnu que tu viens de rencontrer (même s'il sort de ta chatte on est bien d'accord), et tu dois apprendre à le connaître ; et comme il ne sait pas parler, ben quand il a besoin de quelque chose il pleure. Et ta mission, si tu l'acceptes, c'est de DECRYPTER ses pleurs.

Et puis tu t'inquiètes de savoir pourquoi il pleure, pourquoi il ne fait pas de sieste, pourquoi il régurgite, pourquoi il fait caca, pourquoi il ne fait pas caca, si c'est normal que son cordon ombilical soit tout noir.

Le soir, tu passes discrètement la tête par l'entrebâillement de sa porte pour écouter s'il respire encore. Parce que tu as lu sur internet qu'il y avait environ 2000 bébés français par an qui meurent de la MSN (pas le tchat des années 90, mais la Mort Subite du Nourrisson).

 

Tu te lèves toutes les nuits, tu es naze, tu as les cheveux qui tombent et le périnée en vrac. Il te reste 15 kilos à perdre de ta grossesse et tu as envie d'en foutre une à Elodie Gossuin qui fait sa pub pour XL-S machin alors qu'elle a pondu DEUX fois des jumeaux et qu'elle est mince comme toi sur ta photo de classe de 3ème B.

 

Après, ton enfant grandit ; il te fait des sourires et tu lui fais des gouzi-gouzi. Tu le vois changer, grandir, se mettre assis puis debout, tu craques devant ses petits cheveux qui poussent ; tu commences à lui mettre des converse et à t'émerveiller devant ce mini humain que tu as réussi à faire avec ton petit vuvule (bon oui ya la petite graine de ton mec aussi). Tu trouves cela merveilleux de beauté et tu te dis que le miracle de la vie c'est quand même un truc de ouf.

Puis il passe des petits pots à la pizza, il mange tout seul des morceaux de viande avec sa petite fourchette. Tu lui ordonnes de ne pas GOBER la nourriture mais d'utiliser ces PUTAINS DE DENTS qui l'ont fait hurler de douleur quand elles ont poussé, sinon il va encore vomir l'intégralité de son repas sur le linoléum que tu viens de laver bordel (oui, un bébé ça vomit aussi).

Puis il approche des deux ans et là il commence à s'opposer ; quand il est frustré il tape par terre en hurlant et en poussant des cris bizarres. Une crise de nerfs ? Nope, une colère. Bienvenue dans le terrible two :-)

 

Se pose alors la question du deuxième enfant. Maintenant que le premier bébé n'en est plus un, pourquoi ne pas lui faire un petit frère ou une petite soeur ? Je pense que 90 % des couples ne se posent même pas la question, et youplaboum ils commencent les essais le soir-même.

 

Pas moi.

 

Déjà, il faut recommencer les 9 mois à vomir... Aller chez le médecin et avoir peur de vomir dans sa poubelle, aller faire les courses et avoir peur de vomir au rayon charcuterie (j'avais un sac à vomi dans mon sac à main NE RIEZ PAS), vomir sur la plage (si si je vous jure), vomir chez ta mère, vomir avant le déjeuner, après le dîner, juste avant d'accoucher... Les Aventures de Martine version gerbe.

Recommencer les 25 kilos in the butt (que j'ai toujours pas perdus d'ailleurs). Recommencer la chute de cheveux post-partum où tu as l'impression que tu vas devenir chauve tellement ça tombe. Recommencer la rééducation du périnée (en espérant ne pas tomber sur une ravie de la crèche cette fois. Putain je peux tellement pas voir son sourire de merde que j'ai envie de la frapper quand je la croise au supermarché). Recommencer la peur de la mort subite du nourrisson, les angoisses que ton troll hurle 5 minutes / 30 minutes / 1 heure / 6 heures après que tu l'aies posé dans son lit à barreaux (et même à 21 mois hein... à l'heure où j'écris ces lignes il est 10 heures et elle hurle dans son lit en refusant de dormir). Recommencer les coliques, les poussées dentaires, les colères... Recommencer les vaccins où tu as peur que la chair de ta chair fasse 40 de fièvre après l'injection, ait des convulsions et décède (et ce ne sont pas les conneries écrites sur les groupes anti-vaccins / healthy food / no poo / no bra / touffe pas épilée qui vont te rassurer).

 

Recommencer la galère sans nom de trouver un mode de garde. J'ai compris récemment que si tu ne réserves pas ta place 1 an avant avec ton test de grossesse à la main, c'est foutu. On a été refusé dans la crèche de la ville voisine parce qu'on n'habite pas dans ladite ville... Sauf que dans notre commune de résidence "on prend en priorité les frères et soeurs, et on vient d'apprendre plusieurs grossesses chez des mamans dont les enfants sont déjà ici". Quant aux assistantes maternelles, quand tu vas sur leur site officiel elles ont douze places de disponibles, mais quand tu leur téléphones elles sont complètes jusqu'en 2021. J'ai envoyé un sms à l'une d'entre elles (dont les infos ont soi-disant été mises à jour avant-hier), elle ne m'a jamais rappelée... J'hésite entre me fouetter avec un bouquet d'orties ou me taper la tête contre les murs <3

Puis je dois avouer que je ne suis pas fan des ass mat en fait, je préférerais une place en collectivité.

 

Au début j'étais catégorique ; la boutique était fermée, fini, plus d'enfant. Mais depuis quelques temps je me surprends à me dire "pourquoi pas, finalement". Et puis ma fille fait une colère, et je me dis "non, plus jamais". Et puis elle est mignonne quand elle regarde son livre de Babar et qu'elle fait un bisou en l'air quand je pars travailler, et je me dis "si si, j'en veux une autre !" Et puis elle refuse de faire la sieste. Et puis je caresse ses frisettes blondes. Et puis elle hurle parce qu'elle veut emmener Monsieur Patate au supermarché. Et puis j'ai envie de la manger. Et puis elle tape violemment sur la table basse. Et puis elle me fait un grand sourire. Et puis elle me fait la grimace. Et puis je me souviens à quel point j'ai mal vécu d'être fille unique... Même si c'est pas si mal que ça en fait. Et puis je me dis que mon homme a plus de 50 ans et que père âgé = davantage de risques de problèmes de santé chez l'enfant. C'est un fait, on ne peut pas le nier.

 

Comme vous voyez, je ne cesse de passer du "oui" au "non", puis du "non" au "oui". Je pense que ma fille aimerait plus tard avoir une petite soeur, mais d'un autre côté on est bien tous les trois. Peut-être que si elle a une soeur elles seront comme chien et chat et ne s'entendront pas du tout. Ou peut-être très proches. Alice est particulièrement colérique (et, je pense, difficile pour un premier enfant) ; je me dis qu'un autre sera forcément plus calme. Ou pas...

 

Détail qui a son importance quand même : mon chéri n'en veut pas. En grande partie, je crois, à cause du caractère très fort de notre princesse.

 

Pour finir, avoir un second enfant signifierait pour nous déménager (et trouver un logement social avec 3 chambres équivaut à peu près à chercher une assistante maternelle. Ou une licorne). On est bien dans le village où on habite, ça me ferait vraiment chier de partir.

 

En résumé : je ne suis clairement pas prête, et mon homme encore moins. Peut-être que nous le serons un jour...

 

 

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19 janvier 2018

Défi 8 : aller en Italie ; ajouter un autre à la liste : rester en vie :-S

phobie-avion

 

Mes zamis, je suis officiellement en état de décomposition (très) avancée. Avant-hier, j'ai réservé des billets d'avion. Depuis, la peur de mourir me submerge et menace de me dévorer.

 

Avant, je n'avais pas peur de l'avion. Je l'ai pris plusieurs fois sans me poser une seule question ; je n'imaginais même pas une demi-seconde qu'il y avait le moindre risque. Je suis allée en Tunisie, puis en Chine (11 heures de vol et pas un gramme de stress), en Ecosse, en Crète.

C'est lors du retour de Crète que ma peur de l'avion a commencé : ma cousine m'a refilé son stress. Depuis, il ne m'a plus quittée. Il ne fait que grandir depuis 2012.

 

Ma mère voulait partir à Rome ; ça fait longtemps qu'elle voulait retourner en Italie. J'ai "sacrifié" la moitié de ma semaine de vacances en avril pour lui faire plaisir. Conclusion : je vais être loin de ma fille pendant 4 jours, et SURTOUT je vais monter à bord d'un putain de cercueil volant. Je dois être maso.

Voici des extraits de la bouillie qui tourne en boucle dans mon cerveau :

 

-On va se crasher

-L'avion va exploser

-Un incendie va se déclarer et tout va péter, on va piquer du nez

-Les pilotes vont faire des erreurs de pilotage, comme lors du Rio-Paris de 2009 et on va plonger droit sur les Alpes

-Le pilote sera un copycat de Andreas Lubitz

-Un passager va se lever, brandir sa Kalach et s'exclamer que l'avion est maintenant sous contrôle

-Ma fille va se retrouver orpheline de mère à 2 ans

-B. ne va jamais tenir le coup sans moi

-On a autant de chances de se crasher en avion que de gagner au Loto

-Il n'y a eu aucun crash en 2017 ; il faut bien que les accidents (re)commencent un jour

-Souviens-toi du deuxième couplet de la chanson "Ironic" d'Alanis Morrissette

-C'est cool, si je meurs d'un accident d'avion au moins je ne mourrai pas d'un cancer

-Ma mère mourra avec moi, comme ça je ne flipperai plus de savoir comment et quand elle va mourir

-J'ai pas eu le temps de payer mes obsèques

-J'ai oublié de dire à B. qu'il ne laisse pas mon père et sa famille s'approcher de notre fille

-Qu'est ce qu'il va faire des chats ? De l'appartement de ma mère ?

-Arrête d'imaginer les photos que tu vas prendre / les mots que tu vas poster sur Facebook pour dire que tu es toujours vivante, sinon ça va te porter malheur et tu vas vraiment mourir

-Je vais mourir alors que mon abonnement à la salle de sport vient de démarrer

-J'aurai jamais le temps de me refaire un GTA Vice City complet avant de mourir

-J'ai signé mon arrêt de mort en appuyant sur "valider"

-Le 8 avril c'est la Sainte Julie

-SANS COMPTER LES TERRORISTES :-S

-Est ce que je laisse un mot à B. sous son oreiller en lui expliquant où se trouvent les photos de sms que son ex lui a envoyés, et de les envoyer à leur fille pour qu'elle voie qu'elle est manipulée, et que j'espère qu'il me pardonnera d'avoir fait ça ?

-Mais qu'est ce qui m'a pris de vouloir partir en vacances SANS MA FILLE ???

-C'était écrit ; c'est l'heure que je parte mais ma fille, ce n'est pas son heure. C'est pour ça que ma mère a eu cette idée de voyage à ce moment-là précis

-J'ai toujours su que ma mère me tuerait un jour

-Comment ils font, mes amis Sandra et Paul pour partir aux quatre coins du globe sans se poser de question ???

 

Bref, je suis persuadée de conjurer le sort avec des pensées (ou pas). C'est horrible je vais jamais tenir 3 mois comme ça. J'ai envie de pleurer ; je ne peux plus annuler maintenant, c'est trop tard. J'aimerais tellement être comme tout le monde, me dire que Rome c'est magnifique, que j'ai de la chance, que je vais en prendre plein les yeux... Mais non, cette putain de peur décuplée par tout ce qui se passe en ce moment me paralyse complètement. Ils ont beau dire "l'avion est le moyen de transport le plus sûr, blablabla..." je suis désolée, t'es à 40 000 pieds d'altitude dans un machin qui fait plusieurs tonnes et tu ne contrôles rien du tout. Ta vie est entre les mains du pilote. T'as juste à prier pour atterrir vivant sur le plancher des vaches.

 

BREF on est bien d'accord qu'il faut que je fasse quelque chose sous peine de finir par claquer d'une crise cardiaque avant même de monter dans le tombeau volant. Ma mère m'a donné les coordonnées de quelqu'un ; j'ai déjà vu plusieurs magnétiseurs pour le stress (en général) et ça n'avait rien donné, mais là franchement je suis prête à n'importe quoi pour cesser de me faire les pires films, même de bouffer des asperges. Je ne me vois pas aller voir mon médecin et lui expliquer qu'il me reste 3 mois à vivre, je vais avoir l'air con.

 

J'avais de toute façon envisagé depuis longtemps de voir quelqu'un pour ma putain d'émétophobie qui m'empoisonne la vie ; Zofia m'avait donné envie de tester la thérapie EMDR et j'avais commencé à regarder les praticiens de ma région qui font cette méthode.

La personne que je vais aller voir ne fait pas l'EMDR, mais c'est une hypnothérapeute. Le rendez-vous est pris pour le 8 mars et je vous avoue que je suis vraiment flippée....

 

Au téléphone elle a commencé à me demander, pour préparer le terrain, comment m'était venue ma peur de l'avion, puis m'a demandé si j'avais eu des événements traumatiques dans ma vie. Bien évidemment, il va falloir que je lui parle de l'alcoolisme de ma mère et des humiliations de mon père... Putain, je vais encore me transformer en paquet de morve ambulant ; dès que je parle de mes parents à un inconnu je me mets à pleurer comme une madeleine. Elle va me foutre à poil avec ses yeux et ses paroles ; ça me fait peur. J'ai également peur de ce que fait l'hypose ; j'ai peur de me sentir partir, de ne rien contrôler et de paniquer pour sortir de l' "état" dans lequel je vais être. Lâcher prise, je ne sais pas faire. J'ai également peur de vomir si elle "fait sortir" quelque chose de moi (coucou l'émétophobie.....)

 

BREF (ter) je crois que je flippe autant de voir l'hypnothérapeute que de monter dans l'avion en fait. Je ne manquerai pas de vous raconter comment cela s'est passé :-)

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15 janvier 2018

Premier déjeuner avec la belle-famille, check

J'avais fait une tarte au citron meringuée et un moelleux chocolat-framboise, histoire de marquer des points. En effet, Madame B. ne cuisine pas. Comme elle a également une sale gueule, je l'ai battue à deux niveaux : mon superbe physique de rêve et ma cuisine. Na.

 J'étais stressée (comme d'hab vous me direz) : B. ne s'entend pas vraiment avec ses frères ; du coup même si on est ensemble depuis un bout de temps maintenant, je n'avais vu ses frères et ses belles-soeurs qu'une seule fois, à l'enterrement de sa mère. Je me suis posé  des questions existentielles du style "Dois-je leur serrer la main ou leur faire la bise ?" "Vont-ils trouver que j'ai l'air fatiguée, que j'ai un gros cul ?" "Vont-ils se dire que quand même, notre fille est vachement plus belle que les deux grands ?" "Et ma crème au citron, va-t-elle être liquide ?"

 Au départ ça a mal commencé : à peine arrivée, l'une de ses belles-soeurs a commencé à nous dire d'un ton pas sympa : "Je vais vous poser une question, je voudrais pas être désagréable mais vous fumez à l'intérieur ??"

Alors déjà on ne fume pas, on VAPOTE. Je lui ai expliqué que ce n'était pas du tabac, et que la VAPEUR ce n'est pas comme la FUMEE, ça ne reste pas dans la pièce. Mais elle a répliqué : "Oui mais ça fait des produits dans l'air quand même". Bref ça m'a sincèrement gonflée qu'elle se permette d'interdire quelque chose alors qu'on n'était pas chez elle :-S Perso ma mère s'est allumée plusieurs clopes chez mon oncle et ma tante à Noël ; ma fille était à côté et ça m'a embêtée, mais je ne suis pas permis de dire quoi que ce soit, vu que je n'étais pas chez moi. Je dois être trop bien élevée.

 Bref après elle s'est détendue (heureusement car honnêtement vu l'entrée en matière je ne l'aurais probablement pas calculée de la journée). L'autre frère de B. et sa femme étaient complètement différents, beaucoup plus naturels et accessibles.

 Vers le milieu de l'après-midi, l'une des nièces de B. est arrivée avec son copain ; elle a dit bonjour à tout le monde sauf à B. et moi :-( Même son copain est venu vers nous... Voilà voilà... 

Bon après je n'ai pas regretté car c'est le genre de fille qui a un balai dans le cul et qui lèche le derrière de son grand-père, ses mains autour de sa tasse de thé : "Ah oui bon-papa, tout à fait bon-papa, vous avez raison bon-papa"... Elle doit jamais péter, elle.

En résumé : j'ai discuté avec tout le monde pour être polie et sociable ; il en est ressorti qu'il y a une belle-soeur sympa et une autre... un peu spéciale ; la plus grande des nièces est malpolie et coincée du cul. Il y a des personnes dont je me méfierai à l'avenir. Mais de toute façon ils sont tellement différents de B. qu'il est évident qu'on ne les côtoiera jamais de plus près ; on ne doit pas être assez bien pour eux...

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15 décembre 2017

Adieu Benjamin

(hey, deux posts en 24 heures, c'est un événement lol)

 

Cet après-midi, j'ai entendu un extrait de la chanson "Eternal flame" des Bangles. Direct, j'ai fait le relation avec un post sur un blog... Celui-ci. Direct, je l'ai relu. Mai 2009, diantre ça ne nous rajeunit pas...

Ce qui est marrant, c'est que la nuit dernière, j'ai justement rêvé de "Benjamin"... Quelle étrange coïncidence :-)

Retour dix ans en arrière.... 

"Benjamin", c'était un prof à moi. J'avais alors 24 ans. A l'époque, j'étais brisée par ma rupture avec B. ; le garçon qui me plaisait n'en avait rien à foutre de ma gueule, j'étais dans une école que je détestais. Je ne me sentais pas à ma place dans ce milieu de bourges fils à papa qui se foutaient de moi quand j'arrivais dans ma Ford Fiesta toute cabossée. Je n'avais clairement rien à faire là.

Benjamin avait la trentaine ; il avait le charme et l'humour raffiné des professeurs de droit. Il était à la fois décontracté et un poil guindé. Physiquement, un hipster avant l'heure ; un peu musclé (ou enrobé ??? ^^) et une barbe de trois jours. Je suis tombée sous son charme.

Quand j'ai quitté cette école de merde, j'ai vu qu'une des rares amies que je m'étais faite là-bas avait Benjamin dans ses amis Facebook. Un peu folle, j'ai cliqué sur "Ajouter comme ami". Il a accepté. Double salto arrière dans ma poitrine.

Sa page Facebook n'avait rien d'un exutoire comme pouvait l'être la mienne ; il l'utilisait comme jukebox et postait donc très régulièrement des vidéos YouTube. Il ne racontait absolument rien de sa vie personnelle. Pour parler très franchement, je n'aimais pas la musique qu'il postait. Mais comme il me plaisait, je me forçais à aimer. J'essayais de faire de l'humour ; quelquefois cela lui plaisait. Je me rappelle d'une phrase qu'il m'a adressée un jour : "Continue les phrases décalées Dawn Girl, c'est là-dedans que tu excelles".

 

Le hasard a voulu que je parte vivre dans sa ville natale. Un soir, il est venu me parler sur le chat Facebook ; ça a duré 45 minutes malgré des coupures parce que je me connectais depuis le putain de hotspot de la maison d'en face qui marchait quand il avait le temps. Je rêvais qu'il m'invite à boire un verre lorsqu'il monterait rendre visite à sa famille. En fait, cela me faisait du mal mais je ne m'en rendais pas compte :-S

 

Et puis, il y avait Astrée, son amie avocate (qui était également chanteuse, comédienne et blogueuse ; c'est d'ailleurs elle qui a rédigé le post de mai 2009 que j'évoquais au début). J'ai tout de suite compris qu'elle parlait de lui dans ce post ; rien que le lycée évoqué était un indice évident. Grâce à ce post, j'ai compris que Benjamin était sur Meetic. Je ne comprenais pas comment un mec aussi exceptionnel que lui pouvait traîner sur ce marché à la morue virtuel.

 

Les choses ont dégénéré quand j'ai commencé à être jalouse d'Astrée. J'ai cru qu'ils étaient ensemble. J'ai compris que ça devenait craignos et j'ai supprimé Benjamin de mes contacts Facebook. Je l'ai regretté après, mais finalement c'était mieux comme ça.

Je lui ai envoyé un mail où je lui ai expliqué tout ce que j'avais ressenti depuis 1 an et demi. J'ai précisé qu'il allait sûrement me prendre pour une tarée harceleuse, mais que j'avais besoin d'écrire tout ça pour tourner la page. On a fini par se parler au téléphone ; il a été très gentil. Il m'a expliqué qu'il était resté très longtemps avec quelqu'un ; qu'à son divorce il avait connu ce qu'il n'avait pas connu à 18 ans ; qu'il avait eu une histoire qui l'avait fait morfler et qu'il s'était réfugié dans les jeux vidéos en ligne. Qu'il allait mieux depuis quelques mois mais qu'il était très bien "célib".

Bon, j'étais dégoûtée parce que MOI AUSSI j'aimais les jeux vidéos et que MOI AUSSI j'avais morflé à cause d'une histoire d'amour. Mais bon, c'était clairement mort et j'avais intérêt à me calmer sinon j'allais VRAIMENT passer pour une tarée harceleuse.

Ultime coïncidence ironique à la con ; quelques jours plus tard il est venu me parler sur Meetic, sans savoir que c'était moi of course. Il avait été séduit par mon profil "fantasque". Bon j'aurais pu me lancer dans une tirade à base de : "ah ben TU VOIS, là tu viens me parler alors que je n'ai rien demandé !!! On est fait l'un pour l'autre bordel, le dieu Meetic a parlé. Epouse-moi steuplaît, je te ferai des fricadelles au maroilles (il est marseillais comme vous l'aurez compris :D)". Mais non, je l'ai jouée honnête et j'ai signé le message de mon prénom. Il m'a répondu courtoisement ; nos échanges se sont arrêtés là.

Quatre ans plus tard, les aléas de ma vie professionnelle ont fait que j'ai appris qu'il s'était maqué juste après cette histoire, qu'il s'était marié et qu'il avait eu un enfant. Même si les choses s'étaient tassées de mon côté, je vous avoue que j'ai un peu eu envie de dégueuler sur le coup (enfin sur sa copine surtout). Et puis bon, je me suis remise avec B. ; j'ai eu un enfant à mon tour et j'ai arrêté de le voir comme Dieu-le père. J'ai tapé son nom tout à l'heure sur Gougueule ; je suis tombée sur une vidéo où il parle de règles de droit au milieu d'une scène, façon one man show. Il a coupé ses cheveux, rasé sa barbe et perdu ses muscles (ou son enrobage ??? ^^). Sur une photo, il pose avec un globe terrestre dans les bras à une époque j'aurais aimé être un globe terrestre. Il ne me plaît plus du tout. That's all folks.

N'empêche qu'avec le recul, je me rends compte que je l'ai vraiment joué kamikaze en lui déclarant ma flamme par mail. Mais c'était soit ça, soit je me consumais de l'intérieur. Peut-être qu'aujourd'hui il en rigole encore dans ses dîners en ville avec ses potes maîtres de conférence : "AH je t'ai pas raconté l'histoire de l'étudiante foldingue qui m'a dragué sur Facebook ?? J'ai dû déménager en Antarctique t'sais ! Des fois je vérifie si elle n'est pas planquée sous ma voiture avec le cric".

Et c'est vraiment étrange d'avoir entendu "Eternal flame" juste après avoir rêvé de lui. ^^

La conclusion de tout ça, c'est que j'ai horreur du prénom "Benjamin".

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14 décembre 2017

J'en ai marre (ta gueule Alizée)

Je ne sais pas si c'est la fin de l'année qui fait ça, mais je sature... De mon boulot... de mon patron surtout.

 

J'y vais encore avec plaisir le matin. Mais j'en ai ras le bol d'avoir un patron qui fait la gueule toute la journée. J'en ai ras le bol qu'il se verse 17 000 balles par prélèvement automatique le 1er de chaque mois, avant de nous verser nos salaires (manuellement bien sûr). J'en ai ras le bol qu'il nous demande TOUS les jours de décaler des rendez-vous parce qu'il va pêcher, bouffer au resto ou chier dans les fourrés. J'en ai ras le bol qu'il se planque dans sa tour d'ivoire et refuse tout contact avec les parents, et nous laisse gérer la colère des personnes mécontentes à l'accueil. J'en ai ras le bol qu'il parle de moi en disant « le secrétariat ». J'en ai ras le bol que TOUTES les erreurs du cabinet soient mises sur le dos du « secrétariat ». J'en ai ras le bol qu'il nous dise de « faire couler de l'eau dans les lavabos » quand ça pue les égouts dans tout le cabinet et qu'il y aurait plutôt besoin de refaire la robinetterie mais que ça coûte trop cher et qu'il préfère investir dans une maison aux Iles Saintes pour ses vieux jours. J'en ai ras le bol qu'il laisse pourrir son cabinet et ses murs sans en avoir rien à foutre de ce que tout ça deviendra quand il partira à la retraite. J'en ai ras le bol qu'il nous critique par derrière comme un putain d'hypocrite. J'en ai ras le bol qu'il nous impose nos dates de vacances ; et au dernier moment sinon c'est pas drôle. J'en ai ras le bol de bosser le samedi. J'en ai ras le bol de ma collègue à la voix douce, j'ai envie de l'emplafonner quand elle dit « On a bien coocooné ce week-end ». Non mais « COOCOONER », sérieusement !!!!!!!! J'en ai ras le bol de me dire que c'est à la première qui tombera enceinte pour se barrer. J'en ai ras le bol de me dire qu'il y a encore un putain de séminaire au mois de septembre où je devrai prendre l'avion, pleurer parce que j'ai peur de mourir dans un cercueil volant estampillé Airbus et rester 4 jours loin de ma fille. J'en ai ras le bol de me dire que quand ma fille ira à l'école, je pourrai me carrer bien profond les vacances scolaires. J'en ai ras le bol que la vitrine de la salle d'attente ne fonctionne pas. J'en ai ras le bol qu'il flique TOUT ce qu'on fait ; qu'il répète les mêmes choses trois fois par jour comme si on était neuneu.

 

J'ai une semaine de vacances en janvier, mais c'est plutôt deux mois de vacances qu'il me faudrait.

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24 novembre 2017

La manipulatrice, la pétasse et le pervers (quel titre alléchant n'est ce pas ^^)

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« Ce soir dans « Faites entrer l'accusé » : derrière le sérieux étudiant en informatique se cachait un pervers cannibale et collectionneur de petites culottes»

 

Maelle n'est donc pas venue à l'enterrement de sa grand-mère... Un comportement approuvé, voire encouragé par sa mère.

Bon je sais que c'est mal de regarder dans le téléphone de mon chéri, mais j'ai vu des SMS que son ex lui a envoyés, et sans déconner elle est complètement folle en fait... Déjà, elle commence par envoyer un message en signant « Maelle ». Ensuite quand B. demande à parler à leur fille elle fait barrage en rétorquant : « Elle est au travail. » et « Elle ne voudra pas te parler ! »

Plus tard dans la soirée, B. lui demande d'insister, que Maelle est leur fille et que sa relation avec elle est différente de leur relation à eux. Et là, je suis tombée sur le cul en lisant la réponse : « Dans la psychologie infantile, le premier amour du garçon c'est sa mère et le premier amour de la fille c'est son père. Et toi, tu es parti vivre avec une autre femme qu'elle. Tu l'as trahie !»

Et je passe sur le magnifique : « Tu n'as pas encore compris que dans cette histoire, c'est elle que tu as le plus trompée ».

 Cette femme est donc officiellement givrée :-S. Elle devrait arrêter de lire des bouquins de psychologie et consulter elle-même...

 Bref j'ai pris les SMS en photo (si B. apprend que j'ai fait ça, il me tue). J'ai fait une copie sur mon ordi et sur deux clés USB. C'est au cas où il arrive quelque chose à B ; si elle me fait chier je n'hésiterai pas à ressortir ces SMS qui prouvent noir sur blanc qu'elle a instrumentalisé Maelle pour se venger du divorce et priver B. de leur fille. Elle verra qu'avec moi, me marcher sur les pieds c'est marcher sur une mine. Connasse.

 Quant à leur fils, il était présent à l'enterrement (au moins...), mais par contre il est toujours aussi inquiétant. Je suis sûre qu'il va virer psychopathe ; affiché dans « Faites entrer l'accusé » ou « Chroniques criminelles ». Il fait vraiment flipper avec son stoïcisme et son mutisme. On ne sait pas ce qu'il pense, on dirait qu'il ne ressent rien. J'imagine déjà les gros titres du JT « Un étudiant breton sans histoire finit par découper son coloc » façon Luca Rocco Magnotta. Et là, j'ai envie de déménager loin, très loin... En Afrique tiens, comme La Nevrosée ^^. Au moins il n'ira pas nous trouver là-bas.

Nan parce que là, il est peut-être déjà en train de mettre au point son plan pour nous trucider... Paraît que les cinglés préparent ça des années avant de passer à l'acte.

Brrrrrr.

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01 novembre 2017

rapaces

Un joli portrait de famille <3

 

Je crois que là, on a atteint le fond du fond avec la fille aînée de B. (et l'espèce de vautour avide d'argent qui lui sert de mère).

 

Comme vous le savez déjà, Maelle n'adresse plus la parole à B depuis l'été 2016. A partir de la séparation de ses parents elle ne le contactait plus que pour lui demander de l'argent, et depuis qu'on a eu notre fille, elle a carrément mis le numéro de portable de B. en « indésirable » (Madame l'a dit à B. comme si c'était tout à fait normal o_O)

 

La mère de B. vivait ses derniers jours de vie (elle est décédée ce matin); elle a donc demandé à voir ses petits-enfants... dont Maelle qui soit dit en passant, n'est pas allée voir ses grands-parents depuis des années alors qu'elle habite à 15 km de chez eux.

 

B. ne pouvant pas contacter directement sa fille, il a téléphoné à Madame pour lui demander que Maelle aille voir sa grand-mère. Réponse de Madame : « Je vais lui dire, mais je ne suis pas sûre qu'elle fera quelque chose ».

 

Là-dessus, l'un des frères de B. (sans que B. n'ait rien demandé), est allé chez Maelle pour lui redire que sa grand-mère la réclamait. Ni une ni deux, B. a reçu un sms envoyé depuis le portable de Madame : « Ce n'était pas la peine d'envoyer ton frère pour plaider la cause de ta mère. Signé Maelle ».

 

Je ne sais pas ce qui est le plus choquant : que cette petite conne tienne ce genre de propos envers son père et parle de sa grand-mère mourante en disant « ta mère », ou que Madame relaye ce message avec son propre téléphone... J'ai d'ailleurs un doute si ce n'est pas Madame elle-même qui a rédigé le message.

 

Bref comme vous pouvez l'imaginer, B. n'a pas du tout apprécié cette ingérence et a rappelé son frère qui lui a raccroché au nez. De son côté, Madame a eu le culot d'envoyer un sms quelques heures plus tard en disant : « Maelle avait décidé d'aller voir sa grand-mère, mais elle a changé d'avis à cause de la visite de ton frère ». BAH VOYONS.

 

Ce que je vois moi, ce sont deux putains de vipères qui sont cul et chemise pour traiter B. comme un paillasson ; une jeune fille de 19 ans qui n'a plus aucun respect pour son père parce que sa mère l'utilise comme bras armé pour se venger d'avoir été trompée et quittée. Par contre, t'inquiète pas que le jour où B. décèdera, elles seront là pour récolter l'héritage, bande de rapaces.

 

B. est au fond du trou ; il pleurait carrément hier soir... J'enrage de ne pouvoir rien faire ; si j'envoie un message à Maelle ça va encore envenimer les choses (j'imagine que moi je suis la vilaine « maîtresse » qui a brisé leur famille, et lui le méchant papa qui a abandonné ses enfants... salope), et ça risque de me retomber sur le nez.

 

J'enrage aussi que B. ne tape pas du poing sur la table avec son ex ; il y gagne quoi à la ménager à part se faire traiter comme de la merde ??? Ca fait cent fois que je lui dis de l'envoyer chier, mais il ne le fait pas, et je ne comprends pas pourquoi.

 

PUTAIN je vous jure que si j'ai la Maelle en face de moi, je lui colle une claque. Et je pense que face à mon quasi-quintal, ses cinquante kilos toute mouillée feront 3 fois le tour de son string sans toucher l'élastique. Sale gosse mal élevée qui ne pense qu'au fric et qui va devenir une vieille mégère, tout comme sa mère. Je les vomis. BEUH.

Posté par Dawn Girl à 11:35 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
26 octobre 2017

J'ai testé pour vous...

Me mettre au sport... Parce que j'ai pas le choix en fait :p

Je vous replante le décor : le sport et moi, on n'est pas copains. J'ai un physique totalement anti-sport ; je deviens rouge ketchup et je crache mes poumons dès que je fais le moindre effort physique. Il y a quelques mois, je me suis pété les deux pieds en courant 500 mètres. A l'école, les cours de sport étaient ma hantise : je ne savais pas courir, j'étais disgracieuse même en ramassant une balle. Je suis nazebrock en gym (je crois que j'ai le record du monde de la note la plus basse). Je ne sais pas faire la roue, ni l'équilibre ; je conchie le saut de mouton. J'étais toujours la dernière choisie pour les équipes de sport collectif. Seul le basket allait à peu près car je suis très grande, et le handball j'aimais bien (mais ils me collaient toujours dans les buts, les cons).

Je m'étais inscrite avec une copine dans une salle de sport il y a... dix ans putain. Je n'ai pas été très assidue, j'avoue... Aujourd'hui, je n'ai plus le choix : il me reste 25 fucking kilos à perdre (quinze de ma grossesse et dix en trop que j'avais déjà d'avance). Je me sens énorme et je ne reconnais plus mon corps. Si je ne mesurais pas 1,80 m, je serais obèse. L'horreur....

BREF un beau jour sur Facebook, je vois une personne que je connais qui parle de la Training Academy. Je vais voir, et là j'hallucine en voyant les photos avant/après... Les gens fondent littéralement, et passent de la Mère Denis à Cindy Crawford. En quelques semaines seulement. POUR DE VRAI JE VOUS JURE.

(oui, seules les personnes de plus de 50 ans connaissent la Mère Denis. Et j'en ai 33. Meh.)

Je prends donc contact avec la Training Academy par mail ; la fille me pose quelques questions sur mes objectifs, mes attentes blablabla, puis me convie à une réunion d'information. Je dis banco.

J'arrive donc le jeudi soir à la fameuse réunion, la fleur au fusil et un peu à la bourre. Je pensais qu'on allait être 20 personnes... GROSSE ERREUR.

On était au moins 200 personnes :-S Dont certaines, franchement, n'avaient pas besoin de maigrir... On aurait cru une conférence Weight Watchers à Paris avec Amel Bent en guest star, alors qu'on était juste dans une zone industrielle en périphérie de Rennes. Putain, c'est là qu'on se rend compte de la portée de Facebook.

Je me suis dit : "OK, donc en fait on passe un casting, là ?" J'ai regardé les murs de la salle : une tapisserie entière d'anciens challengers avec les photos avant et après ; un dessin géant de Wonderwoman avec la phrase "Fais du reste de ta vie le meilleur de ta vie".

Deux anciens challengers sont venus témoigner ; ils balançaient des petites vannes et tout le monde riait. Quand ils disaient "j'ai perdu 15 kilos", il y avait toujours quelqu'un pour lancer un "bravo" et déclencher les applaudissements. Là déjà, je me suis cru dans une secte.

Ensuite, la coach nous a expliqué les modalités du challenge : verser une certaine somme d'argent qui est remboursée si on réussit le challenge (la politique de la carotte et du bâton) ; les séances très intensives (coaching à l'américaine avec des alternances de 20 secondes très intensives puis 10 secondes de relâchement). Elle a indiqué qu'il allait falloir changer nos habitudes alimentaires (avec une liste d'aliments à respecter scrupuleusement). 

Enfin, elle a précisé que les personnes acceptées dans le challenge devraient obligatoirement changer leur photo de profil Facebook et mettre à la place "Je fais le challenge -7 kilos en six semaines" ; se géolocaliser à la Training Academy sur Facebook à chaque séance, et badger sous peine d'être disqualifié. 

"Si l'une des règles vous pose problème, ne vous inscrivez pas !" a-t-elle martelé. J'ai donc suivi son conseil et je ne me suis pas inscrite :p Le côté show à l'américaine, demande pour être accepté dans le challenge et fliquage à l'extrême (pourquoi pas nous demander de mettre des culottes à leur effigie sans déconner ???) m'ont clairement dérangée.

Par contre, ça m'a remotivée pour m'inscrire dans une salle de sport classique ; ce que j'ai fait le lendemain matin. Je me suis mise au vélo elliptique et aux cours de musculation, et je peux vous dire que j'en chie. Je fais toujours 20 kilos de trop ; j'espère au moins en perdre cinq d'ci la fin de l'année. Je ne manquerai pas de vous raconter mes (més)aventures à la salle de sport. 

A suivre !

Posté par Dawn Girl à 16:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]