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Le blog de Dawn Girl

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16 juillet 2026

Reprise catastrophique ^^

 

 

Depuis le 15 juillet à minuit, je suis officiellement chômeuse. Comme je connaissais ma date de départ depuis longtemps, je m'étais déjà mise en quête d'un job alimentaire pour l'été + quelques semaines par-ci par là en septembre - octobre (car j'ai ma formation LSF une semaine sur deux), mais bon c'est COMPLIQUE bon sang ; à chaque fois les dates ne collent pas (déso mais la première semaine d'août je pars en vacances et hors de question d'annuler) ; le marché du travail est vraiment moribond, j'ai jamais vu ça. Genre je me fais recaler pour du ménage steuplaît 😭

 

J'avais quand même fini par trouver quelque chose, un poste d'agent hospitalier dans un EHPAD. Des contrats à la journée uniquement (environ 8 sur juillet-août, pas ouf mais c'était mieux que rien). Je devais normalement faire ma première mission le 18 juillet précédée d'une journée en binôme le 16 pour être formée ; bah en fait l'expérience a été avortée car j'ai fait un truc que je n'avais jamais fait de toute ma vie : je me suis barrée avant la fin de la journée. Il y a eu tellement de trucs problématiques sur UNE SEULE JOURNEE que je ne pouvais pas faire autrement. Mon cerveau me criait de partir en courant.

 

*Déjà, la veille de la prise de poste, je constate que personne n'a pris la peine de m'indiquer avec qui je vais travailler, à quelle heure je dois me présenter etc. J'envoie donc un SMS à la RRH, qui ne le lit pas (🤡) ; ça commence à urger donc j'appelle directement le portable des RH, où heureusement ça décroche. Une salariée me dit qu'elle me rappelle dans 10 minutes avec les infos. Elle m'envoie donc un SMS 2 heures plus tard (🤡), en m'indiquant le nom de ma binôme et le secteur où je vais travailler le lendemain. Bon.

 

*Le matin du binôme, je suis stressée comme jamais hashtag le bide en vrac. Dix fois je suis sur le point d'appeler pour leur dire que finalement je ne viendrai pas, mais je finis par y aller. Comme je sais très bien que personne ne m'accueillera sur place, dès mon arrivée je me sors les doigts et je chope quelqu'un dans le couloir en lui disant : "Bonjour je m'appelle Dawn Girl, je dois travailler en doublure avec Machine aujourd'hui". La personne m'indique où poser mes affaires, où trouver une tenue etc. Puis on monte à l'étage, elle me pète dans une chambre avec celle que je pense donc être Machine (en toute logique puisque j'ai dit que je bossais avec Machine 🤷‍♀️). Bien entendu, Machine n'est pas au courant que je bosse avec elle (🤡). Au bout de quelques minutes, il s'avère qu'en fait cette collègue n'est pas du tout Machine (🤡🤡) ; j'ignore pourquoi on m'a mise avec elle alors que j'ai bien spécifié le prénom de ma binôme attitrée dès que je suis arrivée... Ca commence mal. A cause d'un micmac d'échanges de postes entre collègues auquel je n'ai strictement rien compris, on me met finalement non pas avec Machine, mais avec Truc qui a déjà commencé à travailler depuis un moment (bah oui tu m'étonnes avec tout le retard qu'on a pris avec leur organisation éclatée au sol, je me retrouve obligée de prendre le train en marche pour une tâche super speed que je n'ai jamais faite avant, j'adore ❤). Truc est très gentille avec moi mais je me sens déjà fatiguée psychiquement.

 

*Ensuite on nettoie des chambres ensemble avec Truc, RAS ça se passe bien. Je lui pose des questions, je lui montre que le travail m'intéresse. Petit bémol quand même : à un moment on descend en plonge où elle a un peu tendance à faire son truc dans son coin en speed ; en l'observant je finis par comprendre qu'il faut laver les plateaux et la vaisselle et refaire les plateaux pour les petits déjeuners du lendemain. Mais à certains moments j'ai l'impression de ne servir à rien ; c'est bien de me laisser prendre des initiatives mais elle semble oublier que je suis censée faire le poste toute seule dans deux jours, donc bah j'ai besoin d'un minimum de pédagogie et d'être impliquée voyez-vous...

 

*Le midi je comprends qu'il y a certains résidents qui descendent tous seuls au restaurant, d'autres qu'on doit appeler pour qu'ils aillent manger, et d'autres enfin qu'on emmène nous-mêmes car ils sont en fauteuil roulant et ne peuvent pas le faire tous seuls. Je ne vois pas comment, en une seule journée, je vais pouvoir retenir qui est dans quel cas (encore une fois, après-demain je suis censée faire ce poste en autonomie (🤡). Tout est trop brouillon, je ne sais pas ce qui est optionnel là-dedans, qu'est ce qui tient de l'entraide entre collègues et quelles sont les tâches dont j'aurai réellement la responsabilité samedi ; ça commence à m'inquiéter.

 

*Ensuite nettoyage à deux une partie de l'après-midi, je commence à être cuite physiquement mais sinon pas de souci. C'est après que ça se gâte : Truc commence à aller discuter avec une secrétaire pendant 3 plombes et m'abandonne (il faut se mettre à ma place : c'est ma première journée, je découvre le poste ; je prends des initiatives quand je suis à l'aise mais là, je ne sais pas ce qu'on est censé faire après...). Ensuite on va chercher deux résidentes pour les emmener dîner ; les deux fauteuils roulants ne passent pas dans l'ascenseur donc Truc y va seule avec sa résidente et me dit qu'elle revient... sauf qu'elle ne revient pas. La résidente restée avec moi est une personne compliquée (tant qu'à faire 🤡) ; elle s'impatiente, j'essaie de la rassurer comme je peux mais au bout d'un moment je ne sais plus quoi lui dire. Une autre résidente arrive en déambulateur ; elle m'oblige à appuyer sur le bouton pour appeler l'ascenseur (bah oui elle n'en a strictement rien à foutre que j'attende ma collègue, elle a faim, je comprends 🤣), résultat la dame avec moi commence à me pourrir parce qu'on attend pour rien depuis tout à l'heure ; je lui réponds qu'il y a plusieurs restaurants et que je ne sais pas où je dois l'emmener ; heureusement une infirmière passe derrière moi et m'indique que je dois l'emmener au rez de chaussée. Bon soit, je la dépose là-bas. Je remonte, je croise ENFIN Truc et je lui dis que j'ai poireauté avec Mme X qui me pourrissait la tête, Truc me dit que soi disant elle était bloquée devant l'ascenseur qui ne s'arrêtait jamais à son étage. Alors 1. perso quand j'ai appuyé sur le bouton d'appel l'ascenseur est venu tout de suite (ascenseur qui d'ailleurs indiquait le même étage en continu depuis tout à l'heure donc il n'a pas bougé ; elle me prend pour une bille ou c'est comment ?)  ; et 2. elle était seule sans résident ni fauteuil roulant donc AU PIRE elle pouvait très bien prendre l'escalier. BREF ça commence à me gonfler tout ça.

 

*A un moment donné une connasse d'esthéticienne qui discutait avec Truc se met à ricaner en nous regardant : "Vous avez des belles tenues dis-donc gnarf gnarf gnarf" (elles étaient froissées mais bon pardon je ne suis pas responsable du repassage, je prends la tenue qu'on me donne, Jeannette), et ensuite ELLE ME DESIGNE DU MENTON steuplaît, comme si j'étais un truc décoratif moche dont elle pouvait se moquer ouvertement. Je l'ai fusillée du regard, j'espère qu'elle s'est sentie bien mal à l'aise. Salope de harceleuse.

 

*Et alors le pompon de la pomponnette, l'événement qui m'a fait dire "stop, ça suffit" : Truc qui me sort après le coup de l'ascenseur : "Bon, tu préfères aller bosser au deuxième étage ou en bas ?" Je lui réponds que je m'en fiche, que je ne connais ni l'un ni l'autre. Au final elle me dit qu'elle va monter au deuxième et que je peux donc descendre aider Bidulette au restaurant. Alors pour vous présenter Bidulette, c'est une grande gueule qui parle fort avec une voix vulgaire ; exactement le type de personne qui me déteste sans aucune raison 🤓. J'ai mangé avec elle le midi et j'ai fait des efforts pour parler avec elle (alors qu'elle n'en faisait strictement aucun, mais ça c'est l'histoire de ma vie, c'est toujours comme ça 🤣). Je ne suis donc pas ravie d'aller bosser avec elle MAIS je fais un effort et je ne laisse rien paraître ; je vais la voir et je lui demande si je peux l'aider à faire quelque chose. Et là elle me dit qu'elle doit distribuer le pain sur les tables ; elle va chercher son pain, son beurre, elle pose tout sur son chariot et elle commence à le donner aux résidents en déambulant joyeusement entre les tables ; pas un seul instant elle ne me calcule 🤣 Chais pas elle peut me demander de le faire, ou me donner autre chose à gérer pendant qu'elle s'occupe de ça, non ? Non. Je me sens comme une conne à la suivre pendant qu'elle va super vite, j'ai l'impression d'être gênante plus qu'autre chose, et ça ajouté à tout le reste, bah là, d'un coup, j'atteins un point de non-retour : c'est trop. 

 

Je me suis barrée. Je suis allée au vestiaire, j'ai mis ma tenue à laver, j'ai pris mes cliques et mes claques et tchao la compagnie. Normalement je devais finir mon service deux heures plus tard, mais là c'était pas possible. 

 

Pourquoi ? Parce que je me suis pas tapé 9 mois de burn out, une rupture conventionnelle avec avocat et compagnie pour ENCORE me faire traiter comme de la merde. J'ai 42 ans, j'ai déjà fait la potiche dans des endroits malsains où je m'emmerdais pendant que les plus forts posaient leur cul sur ma chaise, j'ai soupé jusqu'à la nausée de patrons et de collègues toxiques, je me suis bien fait écraser la gueule par des gens névrosés qui ne supportaient pas que je brille plus qu'eux, ça suffit. Avant je supportais, maintenant c'est non. Vous n'avez pas besoin de mon aide ? Au revoir.

 

Merde à la fin.

 

Depuis ma voiture j'ai envoyé un mail à la RRH pour lui indiquer que j'annulais ma mission du 18 juillet, que je m'étais sentie inconfortable en fin de journée. Le lendemain, pour me protéger juridiquement, j'ai envoyé un autre message où j'ai détaillé ce qui s'était passé. Elle m'a répondu, et rien ne va dans sa réponse :

 

"Merci pour ces explications, en revanche je trouve dommage que vous ne soyez pas venue nous voir suite à ces trois petits "incidents" qui se sont déroulés sur une journée de 11 heures".

 

1 : Zéro excuse pour le comportement de certaines collègues. 2 : zéro remise en question concernant l'organisation. 3 : venir la voir ? A 18 heures elle avait fini sa journée depuis longtemps. 4 : normalement quand tu embauches quelqu'un c'est ton job de prendre deux minutes pour lui demander comment ça se passe, non ? Elle, je l'ai croisée par hasard vers la fin d'après-midi, c'est à peine si elle m'a jeté un regard... 5 : "3 petits "incidents"", ou comment minimiser des comportements maltraitants...

 

La grosse blague, c'est que sur leur site internet ils se présentent comme ça :

 

MDR

 

Bref, j'estime avoir fait ce qui était la meilleure solution pour moi, parce que quand ça commence comme ça dès le premier jour, c'est pire après. Ca m'a mis un gros coup au moral : les deux jours suivants j'étais vraiment mal, j'étais triste et anxieuse parce que je ne sais pas si je vais pouvoir retrouver du travail, parce qu'on est 150 putains de candidats pour chaque pauvre CDD payé au SMIC proposé sur Hellowork ou Indeed, parce que je ne sais pas si la LSF offre des débouchés mais que c'est là-dedans que je veux bosser, parce que j'ai peur que mes indemnités de fin de contrat fondent comme neige au soleil alors qu'à la base je voulais les épargner, parce que je veux monter ma micro entreprise mais que je ne vais pouvoir le faire avant le mois de mai et qu'en plus beaucoup de micro entreprises se cassent la gueule, que je ne sais pas comment faire une étude de marché, etc etc. MAIS objectivement je ne pouvais pas faire autrement.

 

Next.

 

 

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8 juillet 2026

Le grand saut

 

Nous y sommes presque : dans 7 jours tout pile, je ne serai officiellement plus salariée chez l'employeur qui m'avait embauchée il y a quatre ans. Les + : plus de harcèlement, plus de collègue toxique, plus de boule au ventre. Les - : une incertitude totale de ce que je vais devenir sur un marché du travail complètement saturé où tu te fais jeter même pour faire du ménage en CDD dans des chambres d'hôpital alors que tu as de l'expérience (oui oui). Plus de salaire. Certes je pars avec un gros chèque (mon avocat m'a négocié 10 mois de salaire), mais vu la gueule de la conjoncture ils vont vite fondre. Surtout que j'ai des projets, et que tout projet coûte de la thune.

 

1 : j'ai décidé de tenter une VAE pour obtenir mon diplôme de secrétaire médicale, car bon au bout de 14 ans de pratique je pense que je suis légitime. Sauf que l'accompagnement pour une VAE coûte 2000 balles... Alors je pourrais faire sans, mais l'idée c'est de l'avoir, si je fais toute seule j'économise des sous mais je risque de me planter. Et comme il y a constitution d'un dossier + présentation devant un jury... Alors je peux mobiliser mon CPF mais clairement j'ai pas toute la somme.

 

2 : je continue de me former à la LSF. Je ne sais pas exactement ce que je vais en faire ; je sais juste que j'ai envie de m'en servir dans ma vie professionnelle. Je ne connais pas les débouchés par contre. En tout cas, chaque module d'une semaine coûte 250 balles, et d'ici le printemps prochain je vais en faire 10. Je vous laisse faire le calcul... (et encore, c'est le niveau minimum).

 

3 : j'ai deux projets de voyage avec Alice l'année prochaine : un week-end à Marseille et un séjour en Irlande. Alors oui c'est du luxe, mais pas question de me priver de ça. Quand j'ai déglingué mon livret A pour payer le séjour à Disney et les 4 jours à Nice et Marseille, pas une seconde je ne l'ai regretté. Je ne le regrette toujours pas d'ailleurs : cela fait de beaux souvenirs pour Alice et ça, ça n'a pas de prix.

 

4 : il y a l'école d'Alice à payer, la cantine, son transport scolaire (elle rentre au collège donc c'est dans la commune d'à côté, terminado les trajets à pied), ses cours de théâtre et de piano et mes cours d'escalade (qu'est ce qui m'a pris de m'inscrire pour grimper tous les lundis soirs, je sais pas. Mais je l'ai fait 🤣🤣).

 

J'envisage de me reconvertir dans un taff alimentaire au moins dans un premier temps, mais ce ne sera pas avant l'été 2027 car j'ai besoin d'être disponible des semaines entières pour mes stages de LSF. Ca pose souci d'ailleurs pour bosser cet été, à chaque fois les dates ne collent pas mais hors de question de renoncer à la pauvre petite semaine de vacances que j'ai prise début août, ni à mon projet LSF. 

 

J'ai trouvé quelques jours de boulot alimentaire sur juillet et août (des missions à la journée, j'aurais préféré un CDD plus long mais bon...). Mon anxiété maladive fait que depuis des jours je me fais les pires scénarios dans la tête : et si personne n'est là pour m'accueillir ? Je vais devoir explorer les locaux à la recherche des casiers, du frigo ? S'il n'y a pas de tenue à ma taille ? Si les résidents sont des gros cons et refusent mes services ? Si mes collègues sont des connasses ? Les scènes tournent en boucle dans mon cerveau et je ne peux rien y faire. Je me vois déjà repartir en courant, la queue entre les pattes... 

 

Et surtout, je me dis que TOUT CA, c'est à cause de ma harceleuse. J'avais trouvé un boulot pérenne, certes pas passionnant mais bon au moins j'avais la sécurité de l'emploi. J'étais à l'aise dans les locaux, j'avais mes petites habitudes dans le quartier, j'avais un mercredi et un lundi sur deux de repos... et là j'ai été contrainte de larguer tout ça, de payer un avocat et de faire une rupture conventionnelle tout ça pour quoi ? Pour une connasse névrosée qui m'a conduite au burn out, pour des RH qui n'ont pas bougé le petit doigt et continuent de protéger cette personne, personne qui va reprendre son poste tranquillou à la rentrée sans être inquiétée, et ça c'est TELLEMENT dégueulasse. Je sais qu'il fallait que je parte, que je n'avais pas le choix, que c'était la seule chose à faire, que ma santé est plus importante qu'un travail. Mais là je me retrouve précaire, obligée de changer d'environnement pro alors que le changement ça m'angoisse, en train d'espérer décrocher un entretien et avoir l'opportunité (lol) de sucer la bite des recruteurs pour espérer qu'ils me choisissent pour me payer un SMIC et me parler comme à un chien... Bah non je ne veux plus de ça en fait.

 

Bref je sais pas où je vais, mais j'y vais. Espérons juste que ce soit pas dans le mur et que je me retrouve à vivre sur la retraite de B. (1200 balles. Whaou 😂)

17 juin 2026

17 juin

La barrière de la loose.

 

Mademoiselle D. a été mon crush féminin de 2022. Je dis "féminin" mais en fait je ne devrais même pas le préciser, car cela fait belle lurette que tous mes crushs sont exclusivement féminins. Les mots "crush" et "masculin" sont devenus antinomiques dans mon cerveau. Je ne remarque même plus les mecs, ils font partie du décor mais ils ne m'attirent plus, ils ne m'intéressent plus. Leur corps ne m'a jamais fait rêver, mais alors aujourd'hui ça me laisse carrément de marbre. Je les laisse volontiers à mes congénères femelles, allez-y faites-vous plaisir, c'est pas moi qui vous les piquerai, je peux même vous arranger le coup si vous voulez😂. J'ai d'ailleurs récemment compris comment j'ai pu malgré tout être attirée par des mecs et aimer sincèrement B. (car je l'ai aimé hein. Vraiment. Alice est le fruit d'une véritable histoire d'amour et cela ne changera jamais. Mais je ne suis définitivement pas hétérosexuelle et B. sera le dernier homme de ma vie, c'est un fait incontestable que j'ai parfaitement intégré). J'aurai l'occasion de reparler de tout cela ultérieurement car ce n'est pas le sujet de ce post. 

 

1er septembre 2022 : jour de rentrée scolaire. Avec B. et Alice, nous pénétrons dans la cour de l'école et rejoignons la pancarte indiquant "Mlle D., CP-CE1". Je connais Mlle D. de vue depuis 3 ans ; dire qu'elle m'attire serait exagéré mais elle m'intrigue. Aujourd'hui pourtant je la trouve assez froide ; le changement est radical par rapport à sa collègue de l'an passé, un vrai bonbon qui prenait le temps d'aller saluer chaque élève individuellement avec un grand sourire et un câlin verbal. Là, le Bonbon est parti travailler ailleurs, il fait un temps de chiotte et Mlle D. est froide, l'année scolaire commence mal 😂 Je relativise en me disant que tant qu'elle est gentille avec Alice, le reste m'importe peu. Ma fille me le confirme la semaine suivante : oui, elle aime bien sa nouvelle maîtresse et oui, ça se passe bien en classe. Par contre, concernant la consigne de l'ORL de placer Alice au premier rang en raison de sa surdité, là encore macache bono. Je grince des dents. Ce n'est pas moi qui ai demandé ça mais un médecin, donc à quelle heure tu te permets de ne pas en tenir compte ? Cependant je laisse couler, je ne sais plus pourquoi. Peut-être qu'Alice m'a dit qu'elle entendait bien les consignes même en étant au fond, et que ses résultats étant excellents je n'ai pas jugé nécessaire de ruer dans les brancards.

 

Quelques jours plus tard se tient la réunion de rentrée dans la salle de classe d'Alice. Comme à chaque fois que je me retrouve au milieu de tous les parents d'élèves qui se disent salut, se tapent la bise et parlent de leurs conjoints respectifs en les désignant par leurs prénoms, j'angoisse. Je déteste tellement ça ; j'ai l'impression qu'ils vivent tous dans le même lotissement et que je fais bande à part ; cela me met mal à l'aise alors je reste en retrait. Je sais que de leur point de vue à eux, je suis froide et hautaine (c'est ce que pensent tous les gens qui ne me connaissent pas, je l'entends depuis toujours. Ils se trompent mais ce n'est pas grave). Histoire de ne pas trop les voir (déjà que je suis obligée de les entendre), je m'assois au premier rang. La réunion commence ; Mlle D. se met à parler, et là l'horizon s'ouvre. Comme dirait l'expression consacrée, elle dégage quelque chose. Je me dis : "Mais WOW elle est super jolie en fait." Sa voix est douce tout en maîtrisant parfaitement son sujet, elle est rassurante, elle dégage une bienveillance de fou, elle fait même des petites blagues. Bref, elle est parfaite. Je ne suis pas tombée sous son charme, je me suis carrément cassé la gueule.

 

Alors évidemment c'est la maîtresse d'Alice donc pas question que je sorte de mon rôle de parent d'élève. Peut-être qu'elle s'est déjà fait draguer par des papas (des mamans je pense pas car on est dans une école privée-catholique-bien-sous-tous-rapports), mais de toute façon ce n'est pas mon genre de draguer. Moi je suis plutôt du genre à souffrir en silence en me demandant pourquoi je flashe toujours sur des personnes inaccessibles, pourquoi je ne me contente pas d'une nana célib de la salle de sport, mais que voulez-vous c'est l'histoire de ma vie. Même pour le père de ma fille j'ai trouvé le moyen d'aller chercher mon moniteur d'auto-école marié et père de deux enfants (oui bon j'ai fini par l'avoir mais quelle souffrance ce fut). 

 

Je ferme ma gueule donc. Je note mentalement les infos perso que Mlle D. laisse filtrer : deux enfants (garçons a priori), un au collège et l'autre en primaire qui sait jouer aux échecs, pas d'alliance, une voiture beaucoup trop grosse pour être conduite par une femme célibataire (ptdr le cliché pourri), son 06 (elle me l'a donné un jour où Alice a eu un souci à l'école, en me disant : "c'est mon téléphone personnel"). J'ai eu trois fois plus de rendez-vous individuels avec elle que les autres parents, en raison du fait qu'Alice était en avance scolairement et qu'il fallait constamment s'adapter. Lors de la réunion pédagogique pour décider du passage anticipé d'Alice en CE2, elle a fait plusieurs petites blagues pour me faire rire (et moi j'ai répondu de la merde 🤓). Et puis voilà, les deux années suivantes sont passées, Alice n'était plus dans sa classe ; que pouvais-je faire à part me contenter de lui jeter des oeillades pas discrètes du tout quand je la voyais au portail ? Je n'allais pas lui mettre un mot sous son essuie-glace façon PV en lui disant : "Vous êtes très jolie". (je vous jure j'ai failli le faire). J'ai également gardé son 06 ; bien entendu je ne l'appellerai jamais mais quelquefois je guette sa photo de profil WhatsApp pour voir si j'aperçois un Monsieur D. dessus (non) (mais bon il y a forcément quelqu'un qui l'a prise en photo de dos, c'est pas Inspecteur Gadget elle n'a pas les bras aussi longs) (niééééé). 

 

En 2023-2024, comme j'en ai parlé à plusieurs reprises ici, j'ai été sous l'emprise d'une collègue de travail. J'étais persuadée d'être amoureuse d'elle, j'étais même prête à lui déclarer ma flamme. Heureusement, elle a eu la bonne idée de dépasser les bornes une fois de trop en juin 2024, ce qui m'a fait définitivement ouvrir les yeux sur sa véritable nature et me rendre compte que ce que je ressentais n'était nullement de l'amour.  Cette femme est l'une des personnes les plus toxiques que j'ai connues de ma vie. A cause d'elle, je suis en burn out depuis 8 mois et je quitte mon travail le mois prochain. Je ne veux plus jamais la revoir.

 

Pendant que je m'étais amourachée de ma collègue j'avais du coup un peu occulté Mlle D., mais jamais totalement. De toute manière comme je la voyais au portail lorsque j'allais chercher Alice à l'école, c'était impossible de l'oublier complètement.

 

6 juin 2025. Je suis dans la salle d'attente du médecin. Je suis arrivée très en avance à mon rendez-vous ; je regarde donc Roland Garros sur mon téléphone pour patienter. Soudain, une notification de ma boîte mail apparaît : "Ecole - Informations rentrée 2025". J'ai un mauvais pressentiment. Musetti abandonne ; je coupe Roland Garros et je vais consulter le message.

 

Je lis en diagonale ; deux notions me sautent aux yeux : 1. "fermeture d'une classe" et 2. "départ de Mlle D." (je précise qu'à la manière dont le mail est tourné, on comprend que cette mutation n'est pas la décision de Mlle D., elle s'en va uniquement à cause de la suppression de classe).

 

Alors celle-là, je ne l'ai pas vue venir... Mlle D. travaille dans cette école depuis plus de dix ans, pourquoi c'est à elle de partir ? Pourquoi ce n'est pas sa collègue arrivée seulement en septembre dernier ? Comment ça marche, les critères de l'Education Nationale, les barèmes, les points, les bidules ? Alice répondrait : "Comme du caca". Bah je suis bien d'accord. Du caca qui envoie Mlle D. dans une autre école à la place de sa collègue qui n'est là que depuis 1 an.

 

17 juin 2025. En accord avec la maîtresse d'Alice, je vais chercher cette dernière à l'école plus tôt car elle a un rendez-vous chez l'ergothérapeute. Je me rends donc près de la barrière avec son sac pour l'attendre ; c'est la récréation du midi et c'est Mlle D. qui surveille la cour. Heureux hasard : aujourd'hui je suis pimpée comme jamais. Je me pimpe souvent quand Mlle D. est là (je me lisse les cheveux, je me maquille, je mets mes plus beaux habits ; je ne peux pas m'empêcher de tout faire pour qu'elle me trouve jolie), mais là j'ai mis le paquet sans même savoir qu'elle serait là : ma coiffeuse préférée m'a fait des tresses collées, j'ai réussi à me mettre de l'eye liner sans ressembler à un panda, ma peau n'est pas trop dégueu, bref je suis objectivement agréable à regarder. Mlle D. me voit et s'approche en souriant ; mon estomac fait un salto arrière. Elle me demande si je suis venue apporter le sac d'Alice, je lui réponds que non, je suis venue récupérer l'enfant à qui appartient le sac.

 

Mlle D. va prévenir Alice puis revient ; la devise de ma fille étant "doucement le matin, pas trop vite le soir", on a le temps de discuter un peu le temps qu'elle me rejoigne à la barrière. La mutation de Mlle D. me traverse l'esprit, j'ai envie de lui dire que je suis triste qu'elle parte mais je n'y arrive pas, j'ai peur de dire de la merde. Je préfère jouer à la fille cool et souriante qui s'en fout, alors que c'est tout le contraire, si elle savait. Alice finit par arriver. Je dis à Mlle D., toujours avec mon air TDAH featuring je m'en foutiste : "Bon, bah merci, bon après-midi !" Mlle D. me souhaite également une bonne journée et retourne à ses élèves. Je me revois encore derrière cette foutue barrière, la regardant partir vers la cour, et me disant : "j'aurais dû lui dire pour sa mutation. Je suis nulle...".

 

Nous nous rendons chez l'ergothérapeute dans la ville d'à côté. Comme il fait beau, ce jour-là c'est entraînement au stade pour s'exercer à lancer et attraper un ballon. Debout à côté du gymnase, je me rejoue la scène avec Mlle D. et je m'en veux de lui avoir dit : "Bon bah merci, bon après-midi !" Si ça se trouve, elle a pris ça comme un : "Allez dégage !", alors qu'elle était gentiment restée avec moi le temps qu'Alice arrive... J'ai fait bien pire que dire de la merde, j'ai carrément FAIT de la merde.

 

Pourquoi, quand on a peur que la personne en face de nous devine ce qu'on ressent, on a toujours besoin de se protéger en lui faisant croire le contraire quitte à être blessant ? Je ne voulais pas qu'elle parte de la barrière, je ne voulais même pas qu'elle parte de l'école tout court. Les mots "ACTE MANQUE" me tournent dans le cerveau comme une rengaine lancinante. Je sens que je vais m'en vouloir toute ma vie.

 

D'autant plus que je n'ai jamais revu Mlle D. Il y a bien eu un pot de départ à la fin de l'année scolaire, mais primo j'ai eu peur de me retrouver encore au milieu des autres parents qui se disent salut, se tapent la bise et parlent de leurs conjoints respectifs en les désignant par leurs prénoms, et deuxio JAMAIS je n'aurais osé lui dire que j'étais triste qu'elle parte blablabla devant ses collègues et les autres parents d'élèves... Si j'y étais allée, j'aurais dit des banalités encore plus affligeantes que la première fois. Déjà que je lui avais joué le numéro de la fille désinvolte et que je m'en mordais les doigts à présent, c'était pas pour lui jouer l'acte 2 quelques jours plus tard😂 Je n'y suis donc pas allée. En revanche je lui ai écrit une carte que j'ai déposée dans la boîte aux lettres de l'école en demandant à l'association des parents d'élèves de la lui remettre (et j'espère que ça a été fait). J'ai essayé d'être le plus sincère possible, je lui ai écrit qu'elle allait manquer à beaucoup de personnes, que je lui souhaitais le meilleur dans sa nouvelle école et je lui disais de rester la belle personne, calme et solaire qu'elle était. J'ai repensé plusieurs fois à ce que j'avais écrit en me demandant si je ne m'étais pas un peu emballée en mode envolée lyrique. Avec moi, soit c'est du je m'en foutisme, soit c'est carrément la grande déclaration théâtrale, je ne sais pas faire les choses à moitié 😂 Mais je voulais tellement rattraper le "bon bah merci, bon après-midi !" du 17 juin que j'ai voulu l'effacer avec le plus de gentillesse possible, quitte à en faire trop. Bref, tant pis c'est fait.

 

Aujourd'hui nous sommes le 17 juin 2026 ; un an jour pour jour s'est écoulé depuis l'épisode de la barrière. Il s'en est passé des choses dans ma vie : j'ai coupé les ponts avec ma mère, j'ai quitté mon boulot, j'ai eu un autre crush +++ (une femme divorcée un peu plus âgée que moi, mais comme d'hab inaccessible, inutile que j'en parle, c'est grosso merdo la même impasse que Mlle D). Je me suis mise sérieusement à la musculation ; quand je réfléchis trop je vais soulever de la fonte et ça me fait du bien. J'essaie d'aller de l'avant, vraiment. J'essaie de ne pas ressasser le passé, la barrière, le pot de départ, la carte, Mlle D. et ma connerie. J'essaie de me dire que quand je rencontrerai la bonne personne ce sera simple, ce sera fluide, et pas à base de : "j'aurais dû dire ci, j'aurais dû faire ça". Mais tant que je ne l'ai pas trouvée, Mlle D. restera dans ma tête, et Mlle S. également, et Machine Inaccessible numéro 12, et blablabla.

 

Je m'auto-fatigue.

 

 

 

 

 

 

 

24 mai 2026

Défi 25 : pas encore le saut en parachute, mais...

 

MAIS j'ai testé pour vous la simulation de chute libre en soufflerie 😁

 

C'était vraiment cool, j'ai adoré. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un tube avec un coussin d'air à plus de 200 km/h en-dessous de nous. La première session se déroule en deux vols de 2 minutes, on est un petit groupe de 5 personnes à passer à tour de rôle.

 

Première étape : le briefing vidéo qui montre en images comment cela va se passer, puis on enfile l'équipement (combinaison, charlotte, casque, lunettes, bouchons d'oreilles), le moniteur nous briefe avec un bonhomme en bois articulé pour expliquer la bonne position à adopter, les éventuels défauts qu'on peut avoir et leurs conséquences, (il m'a très bien cernée car il m'a dit : "bon toi tu as l'air d'avoir un gros cerveau donc tu essaies de te détendre hein !"), et puis go c'est parti !

 

Une fois en haut le moniteur fait lui-même un petit vol solo pour nous montrer concrètement ce que ça donne en vrai, et puis c'est enfin à nous. J'étais avec quatre autres personnes (que des mecs, deux adultes, un ado et un pré-ado). L'un des deux adultes a galéré comme jamais, je passais en dernier et j'avoue que ça m'a fait peur car je me suis dit que si lui galérait, moi j'allais carrément me donner en spectacle...

 

Alors concrètement, les premières secondes dans la soufflerie ça fait bizarre (j'ai cru que je n'allais jamais réussir à respirer), mais on s'habitue vite à ces conditions extrêmes. Le moniteur est toujours avec nous, il nous tient si besoin, nous fait monter, descendre etc. Il nous communique par gestes les consignes (moi c'était souvent "tends tes jambes !"). Une fois sortie du machin il m'a dit : "Bon Dawn Girl, comme je te disais, tu vois bien que tu ne peux pas tout contrôler. Détends tes bras !". Celui qui avait galéré m'a dit que j'avais super bien géré, ça m'a fait plaisir 😊.

 

A la fin des deux vols, l'un des mecs m'a dit qu'il avait sauté en parachute une fois et que c'était limite plus facile que ce qu'on venait de faire : "comme tu sautes en tandem, c'est l'instructeur qui donne l'impulsion pour sauter donc tu as juste à prendre la bonne position et lui fait tout le boulot, trouver l'équilibre, gérer le parachute etc".

 

Du coup, pour le jour où je me lancerai pour le saut en parachute, j'aurai moins peur 😉.

6 mai 2026

Fuck you I'm not rich (ou comment j'ai tout flambé... et je parle pas de crêpes)

 

 

Mes zamis, je suis officiellement ruinée... En l'espace de 6 mois à peine j'ai littéralement déglingué mon livret A : sur 8 ans d'économies il reste à peine 1500 €, et mon compte chèques est quasi continuellement dans le rouge. Et le pire, c'est que je culpabilise même pas... Je suis en mode YOLO, j'ai plus de mère, bientôt plus de boulot, je me suis battue contre des moulins à vent pour qu'au final ma harceleuse reste en place pendant que je vais pointer au chômage, je vais peut-être crever dans un crash d'avion au mois de mai, donc profitons de la vie et comme dirait l'autre, no money no problem. Allez on flambe !

 

Bon, je tiens quand même à tempérer : je ne suis pas une inconsciente. Je n'ai pas pris de crédit Cofimerde, Alice ne manque de rien et je ne joue pas au casino. En fait, des dépenses obligatoires se sont mêlées à des dépenses plaisir : au mois d'août j'ai pris un crédit pour acheter une nouvelle voiture (donc une échéance mensuelle qui tombe jusqu'en 2031), ensuite il y a eu les deux jours à Disney, puis le stage LSF, puis mon employeur a changé de cabinet comptable et donc adieu la subrogation : désormais c'est la CPAM qui m'indemnise en fractionné... Après il y a eu une journée à Paris, les gâteaux d'anniversaire personnalisés pour les anniversaires de B. et d'Alice, la Switch 2 (mais bon c'était ses 10 ans, il fallait marquer le coup), une expertise psychiatrique pour ma mère que j'ai payée, mon nouvel ordinateur portable (sachant que j'ai repoussé l'achat de quasiment 1 an), les frais d'avocat, les billets d'avion pour Nice... Bref tout tombe en même temps, je n'ai aucun regret mais je me demande bien ce qu'on va bouffer pendant notre séjour dans le sud, des clous ? 😂 Et encore j'ai été raisonnable, à la base je voulais aller voir un match au Vélodrome (il se trouve qu'il y a l'OM contre le Stade Rennais quand on y sera), mais bon non non ce sera pour une autre fois (et d'ailleurs on va à Marseille en Flix Bus car j'ai failli faire une descente d'organes en voyant les conditions de transport entre Marseille et Nice, j'avais l'impression de demander un Meaux - Moissy Cramayel). Idem pour mon cinquième tatouage : je vais devoir attendre. Par contre j'ai bien l'intention de partir une semaine cet été, tant pis si je dois faire le tapin pour payer.

 

Je termine mon contrat mi-juillet avec mon employeur, je vais toucher des indemnités (j'aurais pu avoir 3 fois plus en allant jusqu'aux prud'hommes, mais la procédure aurait été longuissime et je craignais qu'ils mettent la clé sous la porte avant de percevoir un seul centime, et donc devoir partir avec juste mes deux yeux pour pleurer). Avant de signer la rupture conventionnelle je me voyais déjà placer mon épargne pour un futur achat immobilier et/ou acheter une place de parking à Paris pour avoir une rente mensuelle, mais comme dirait mon grand-père j'ai compté les oeufs dans le cul de la poule, ça m'apprendra tiens. Je vais plutôt faire en sorte de trouver un job alimentaire pour ne pas toucher à cet argent que je mettrai sur un livret, en attendant de me former à la LSF et j'espère, bosser là-dedans. 

 

(bon en même temps si mon avion se crashe, adieu Berthe, je n'aurai plus à me soucier de tout ça).

 

(en vrai j'ai hâte d'y être)

 

PS : si je survis, je vous ferai un article sur Andrea Mara en rentrant ; j'ai dévoré ses bouquins sortis en français et sincèrement c'est une jolie découverte ! 

 

allez adieu.

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10 avril 2026

Défi 19 : le tombeau volant (aaaaargh)

 

Le 13 mai prochain, je vais reprendre l'avion (je ne l'ai pas pris depuis 2014). En effet, je vais passer le long week-end de l'Ascension dans le sud de la France avec Alice. 

 

Alors j'aurais pu éviter de me faire du mal et y aller en train, mais le prix étant sensiblement le même pour 6 ou 7 heures de voyage et que j'ai vraiment la flemme de passer ma journée le cul posé dans un siège à devoir dire à ma fille "àquelleheureonarrive", j'ai opté pour le tombeau volant.

 

Le pire c'est que je vais devoir faire ma warrior et faire un grand sourire en cachant qu'à l'intérieur de moi c'est Beyrouth, car ce sera la première fois en avion pour Alice et il est hors de question que je lui refile mon stress. Et il y a de fortes chances pour qu'elle pleure en disant au revoir à son père (en décembre dernier quand on est allé à Disney, elle a pleuré avant de descendre sur le quai de la gare en disant : "tu vas me manquer papa". Donc voilà voilà interdit pour moi de flancher).

 

Franchement j'envie tellement les gens qui prennent l'avion comme ils prennent leur voiture. Comment ils font pour ne pas avoir peur ? Comment ils font pour être SÛRS qu'ils arriveront vivants à destination, que l'avion ne va pas se crasher ? Comment ils font pour ne même pas y penser ? Comment ils font pour profiter de leur séjour à 100 % sans être pollués par la perspective du vol retour ? 

 

En plus j'ai prévu d'emmener Alice en Irlande l'année prochaine donc il va bien falloir réussir à dominer cette foutue trouille de mourir.

 

Bref je ne manquerai pas de vous raconter comment ça s'est passé, si on a eu du soleil (là-dessus je n'ai aucun doute que oui, dans le sud il y a toujours du soleil). 

7 mars 2026

Défi 27 : publier un deuxième livre

 

Bah je ne pensais pas que ce serait aussi dur :p

 

Pour mon premier livre, comme je parlais de moi il suffisait que je me replonge dans mes souvenirs et les mots venaient tous seuls. Bien sûr j'ai fait 40 000 corrections, j'ai reformulé, supprimé les répétitions, soigné mes concordances de temps, mais c'était vraiment facile. J'ai livré mon histoire brute, sans aucun romançage, juste la vérité rien que la vérité.

 

Ce livre-là, c'est différent. Cela fait un moment que je veux écrire sur le harcèlement moral au travail, j'ai même un ancien collègue qui m'a dit vouloir préfacer mon livre si j'allais au bout du projet (bon, nos liens sont malheureusement en train de s'étioler donc pas sûr que ça se fasse). J'ai mis beaucoup de temps à commencer, car je ne savais pas par quel bout prendre le truc : raconter mes expériences pro en consacrant un chapitre à chaque harceleureuse ? J'ai commencé mais j'ai vite abandonné. Créer un personnage qui regrouperait à lui tout seul tous les connards et connasses qui m'ont harcelée IRL ? Franchement c'est humainement impossible :p 

 

J'avais donc mis le truc en stand by dans un coin de ma tête, et puis récemment, des petites bulles sont montées à la surface de mon cerveau : un prénom, un lieu, une introduction... J'ai donc pris la décision d'ouvrir un nouveau document vierge et de m'y mettre.

 

Sauf que la fiction, bah c'est dur... Mon premier chapitre est encore en chantier. Je n'arrête pas de buter sur mon histoire, je sais où je veux aller mais je ne sais pas comment y aller. Je n'arrive pas à me concentrer à 100 % sur cette tâche. Il y a sans doute un mix de raisons à cet état de fait : je suis TDAH, j'ai plein de parasites qui me pourrissent la tête (la procédure avec mon boulot, les zaventures pourries de ma chère mère...) Peut-être que l'environnement joue aussi : je n'ai pas de bureau à part mon lit et la table de la cuisine ; et quand Alice est là c'est juste impossible d'écrire quoi que ce soit, elle est hyper collante et c'est un vrai moulin à paroles... j'ai besoin d'être seule, et suuuuuurtout de CALME. 

 

J'ai bien pensé à emmener mon ordi dans un café, mais ça veut dire aller à Rennes et franchement ça me fait iech de dépenser de l'essence ou un ticket de bus pour aller je ne sais où, payer un chocolat chaud à 6 euros pour ne même pas être sûre de trouver un endroit qui me satisfasse. J'ai bien pensé à la bibliothèque des Champs Libres, mais je n'y ai jamais mis les pieds depuis qu'elle a été construite (honte à moi) donc je ne sais même pas s'il y a là-bas des tables où se poser avec son ordi, et s'il y en a, dans lequel des 12 000 étages elles se trouvent. Et j'oserai jamais demander.

 

Bref, je vais me contenter du champ derrière ma maison 😂

27 janvier 2026

Suite du feuilleton (et c'est pas le dénouement hélas)

Les fêtes ont été compliquées à traverser. D'une parce que les mots très violents de ma mère continuaient à résonner dans ma tête ("je regrette de l'avoir mise au monde et de lui avoir tout sacrifié", je ne PEUX PLUS supporter ce discours culpabilisant de merde. Comment lui faire comprendre que je n'ai pas demandé à naître ?) ; et de deux parce que malgré les mots violents, malgré les maltraitances, malgré le chantage affectif, malgré la maladie de ma mère, malgré ces décennies entières à vivre une vie triste à pleurer à cause de ladite maladie, malgré toute la santé que j'y ai laissé, bah malgré tout ça, je culpabilisais encore qu'elle se retrouve seule à Noël. J'avais l'impression d'être un monstre. Je ne supportais plus d'entendre parler de Noël, d'entendre parler des personnes en situation de mort sociale ; j'avais l'impression que la société entière me montrait du doigt en me disant que je devrais avoir honte d'abandonner ma mère à Noël (et quelque part, j'avais honte). J'avais hâte que tout ça soit terminé, ces fêtes à la con, cette injonction à DEVOIR passer Noël avec ses parents. C'est sans doute un peu pour cela que j'ai emmené Alice à Disneyland Paris le lendemain de Noël ; je voulais partir ailleurs (et si j'avais eu les moyens financiers, on serait allé en Polynésie).

 

Paradoxalement, je me suis rendue compte que pour la première fois, le repas de Noël ne me stressait pas. Avant, je ne comprenais pas pourquoi ça m'angoissait alors que je ne recevais que ma mère chez moi. Un repas pour 4, ce n'est pas comme si je devais préparer un festin complet pour 10 personnes... Et puis à force d'y réfléchir, la réponse s'est imposée d'elle-même : ce qui me stressait, c'était ma mère. Je marchais sur des oeufs pour ne pas me prendre de réflexion, de blague méchante sous couvert d'humour... Pas de mère, pas de stress. J'ai cuit ma volaille peinard et fait mes toasts, en chaussettes et attifée de mon peignoir moche, sans avoir peur d'encaisser des remarques sur ma coloration, ma supposée fatigue, ma façon de faire la vinaigrette, la sécheresse de mon pain ou l'heure à laquelle on mange. Personne n'a balancé de phrase acerbe. La paix, enfin. 

 

Une fois Noël passé j'ai été un peu soulagée, mais la culpabilité ne m'a pas lâchée. Elle venait par vagues, me laissant parfois un peu de répit, mais elle ne me laissait jamais tout à fait tranquille.

 

Et puis le 17 janvier 2026 est arrivé.

 

Ce jour-là, on s'apprêtait à déposer Alice à son cours de dessin avant d'aller faire les courses, lorsque j'ai reçu un SMS d'une de mes cousines : 

 

"Bonjour Dawn Girl désolée de te déranger mais avec ta mère c'est très compliqué et je peux comprendre ce que tu ressens [...] Il y a eu un gros problème Charlotte croit que la porte est défoncée, je ne sais pas où est le chat. Il faudrait qu'elle soit prise en charge par l'UDAF. Charlotte va t'appeler".

 

Je lui ai répondu que franchement, rien que l'idée de m'approcher de chez ma mère m'angoissait ; ce à quoi elle a répondu : "Je comprends que tu aies des angoisses tu as sûrement vécu des moments très difficiles".

 

Bah tu m'étonnes Simone ! 

 

Bref donc Charlotte (mon autre cousine) m'a appelée, et là j'ai appris qu'elle gérait ma mère tant bien que mal depuis quelques semaines et qu'elle réalisait à quel point ma mère était un vampire émotionnel, à quel point cela avait été lourd pour moi et à quel point elle comprenait que j'ai coupé les ponts.

 

Je vous la fais courte, mais en vrac : il y a plusieurs semaines elle s'est fait arrêter par la police alors qu'elle conduisait sous l'emprise de l'alcool ; ils l'ont mise en cellule de dégrisement et lui ont suspendu son permis de conduire. J'ignore pourquoi et comment, mais depuis ce jour, sa voiture est en train de se faire désosser sur un parking quelque part dans sa commune (alors qu'elle s'est fait serrer à Rennes).

Le jour de son anniversaire elle a fait un malaise devant une voisine qui voyant son état a appelé les pompiers. Quand ils ont tapé à sa porte, elle n'a pas ouvert. Ils ont donc défoncé sa porte (et potentiellement une fenêtre ?). Ils ont voulu l'emmener aux urgences mais elle a refusé. Elle est donc restée comme ça pendant 2 jours avec sa porte d'entrée pétée, puis elle a fini par appeler ma cousine qui a dû se dépatouiller avec son assurance pour trouver un serrurier qui soit ok pour intervenir le jour-même (on était samedi...). Très gentil, il a vu que la situation était compliquée et ne lui a facturé qu'une heure de main-d'oeuvre + une serrure 1 point pour que tout soit remboursé par l'assurance.

 

Parallèlement à ça, cela fait un moment que ses voisins ont alerté le syndic de copropriété à cause d'une odeur insoutenable qui émane de chez elle. Ils ont parlé d'excréments par terre, de bouteilles d'alcool qui traînent, de toilettes inutilisables (bon après à prendre avec des pincettes ; je n'ai aucun doute sur le faut que son appart soit dans un état de dégueulasserie horrible, mais bon le téléphone arabe on connaît). Ils soupçonnent un syndrome de Diogène et savent qu'elle a un problème avec l'alcool. Ma cousine a eu l'assistante sociale de la commune au téléphone, qui a bien pris le dossier en main et m'a contactée la semaine suivante. Au départ elle s'est emballée en mode : "on va organiser une hospitalisation d'office dès qu'elle sort de son prochain rendez-vous chez le médecin". J'ai calmé un peu le jeu en disant que je préférais que le médecin traitant lui parle d'abord d'une hospitalisation de son plein gré et que l'hospit d'office ne devrait être envisagée qu'en dernier recours.

 

J'ai eu rendez-vous mardi avec l'assistante sociale (et rien que retourner dans la commune de ma mère m'a littéralement oppressée). J'ai rempli avec elle une demande de mise sous curatelle (encore un truc bien culpabilisant à faire mais bon a-t-on le choix ?). On a appelé ensemble le médecin qui nous a informé que ma mère acceptait d'être expertisée par un psychiatre (très bonne surprise ; j'ai failli tomber de ma chaise) ; elle attend juste le rapport des pompiers pour envoyer le dossier au procureur et ça devrait aller assez vite. Entretemps ma cousine m'a appris que ma mère tenait des propos lunaires (elle semblait avoir des hallucinations, disait que Fufu était devant elle alors qu'il est mort, qu'on était en 2024 etc) ; qu'un jour elle a laissé couler l'eau chaude chez elle pendant 5 heures ; mais que paradoxalement, lors de leur dernière conversation elle avait l'air "normale" et qu'elle lui a dit qu'elle serait probablement hospitalisée "en HP", donc elle semble comprendre la situation. Bref à suivre... Quelque part j'avoue être quand même soulagée que d'autres personnes la prennent en main.

 

A côté de ça, mon avocat a eu des nouvelles de l'avocate de mon employeur, et alors ces connards ont le culot de s'octroyer les actions que j'ai faites (mise en place d'horaires aménagés pour éviter les contacts avec ma harceleuse, alerte au CSE...). Ils nient tout en bloc et jouent la montre. Il va essayer de négocier des indemnités mais j'a bien peur que tout cela finisse aux prud'hommes... en 2027... C'est long et je suis lessivée. D'ailleurs j'ai chopé une crève de l'enfer, m'est avis que ce n'est pas étranger à tout ça. A suivre également...

 

29 décembre 2025

Noyez Joël

 

 

Pas mal de choses se sont passées depuis mon dernier post ; il y a du positif et du négatif. Je vais commencer par les trucs pourris, autant évacuer et passer à la suite 😂

 

Gros dossier, sans surprise : ma mère... La dernière fois j'en étais restée à ma plainte déposée le 10 décembre. Je ne sais pas si elle en a été avertie, mais en tout cas, le mercredi suivant elle a appelé à trois reprises sur le portable de B. Je n'ai pas écouté les messages mais B. m'en a parlé.

 

Premier message le matin : elle disait en pleurant que Fufu était mort le matin-même et demandait à ce qu'on l'enterre dans le jardin de mes beaux-parents. J'ai été surprise qu'il ne soit mort "que" à ce moment-là, car deux semaines auparavant ma cousine m'avait envoyé un sms comme quoi il était mourant. J'avais même pleuré car contrairement à ce que ma mère ne manquera pas de raconter à tout le quartier, j'aimais ce chat. C'était le chat le plus gentil de la terre. J'espère qu'il n'a pas trop souffert.

 

Par contre. Ma mère qui demande qu'on vienne chercher son corps pour l'enterrer, alors qu'une semaine auparavant elle parlait de justice et de gendarmerie ? Donc là on était censé aller la voir, hop on se reparlait comme si de rien n'était, on allait tout effacer et ça repartait comme en quarante pour jouer la comédie hypocrite et continuer de niquer ma santé mentale, pour que tout ressorte encore une fois d'ici 1 an ou deux ? Hors de question.

 

J'ai donc envoyé un sms à ma mère en lui disant que j'étais très triste de la mort de Fufu, mais que cela ne changeait rien au fait que je ne souhaitais pas reprendre contact pour l'instant, que j'avais besoin de temps. Je terminais en disant que la clinique vétérinaire pourrait sans doute prendre en charge le corps de Fufu.

 

Après avoir lu ce sms, ma mère a laissé un nouveau message où là elle ne pleurait plus du tout, mais par contre elle me pourrissait bien la tête en disant que j'étais en-dessous de tout etc. Et le soir, elle a laissé un dernier message (manifestement alcoolisée), où elle a déclaré qu'elle regrettait de m'avoir mise au monde, et que si son appartement à 300 000 balles ne m'intéressait pas, le notaire se chargerait de tout.

 

Allez joyeux Noël !

 

(j'ai demandé à B. de mettre le haut-parleur et de filmer avec mon téléphone pendant qu'il lisait les messages vocaux, ainsi ça m'a permis de les conserver au cas où. Ils sont sur mon ordinateur avec le message lunaire qu'elle avait laissé en juillet 2023 et qui m'avait flingué mes vacances. On n'est jamais trop prudent).

 

Autre truc négatif : le boulot. Sans surprise, ils n'ont pas réagi suite au courrier de mon avocat (en tout cas il ne m'a rien dit ; j'attends que les fêtes soient passées pour lui envoyer un message et venir aux nouvelles). Il va bien falloir que cette putain de rupture conventionnelle soit signée, car moi j'ai des projets pour la suite et c'est pas avec eux 🤭

 

Passons au positif :

 

J'ai commencé à apprendre la LSF (ça va être long car je n'ai pu faire qu'un seul module pour l'instant et le prochain n'est pas avant fin juin...) C'était vraiment super ! On était un groupe de 12 apprenants, on s'entendait super bien ; les formatrices étaient sourdes donc il a fallu se débrouiller pour se faire comprendre. Moi qui n'osais pas y aller, qui détestais mimer... bah j'y suis allée, j'ai osé, je me suis même fait filmer et j'ai même réussi à me regarder ! Un truc qui était complètement inenvisageable avant. Et mine de rien, même avec un seul module j'ai appris pas mal de signes. J'ai tellement hâte de continuer, j'ai envie de travailler avec les personnes sourdes, je me sens vraiment dans mon élément !

 

Autre truc positif : il y a deux mois, je me suis mise au sport. Sérieusement. J'ai pris un coaching personnel, ça me coûte un bras mais au moins je peux progresser sans me blesser, faire les exercices adéquats pour atteindre mes objectifs etc. Et les progrès, je les sens : je soulève des poids de plus en plus lourds, je commence à perdre des kilos, bref je me sens mieux dans mon corps et je suis super motivée pour continuer encore longtemps. Je n'ai jamais dérogé à mes trois séances par semaine à la salle, je résiste beaucoup mieux aux TCA, bref c'est sur la bonne voie !

 

Et enfin, la semaine dernière j'ai emmené Alice à Disneyland Paris (pas sur un coup de tête mais presque), je raconte tout ça en détail dans cet article.

 

Bref c'est dur, je suis sous antidépresseurs, je suis stressée +++ à cause de ma mère mais j'essaye de regarder devant et d'avoir des projets positifs, et surtout des projets pour MOI, et pas pour les autres.

10 décembre 2025

Ce matin, j'ai déposé plainte contre ma mère

 

La fin d'année n'est pas facile : je suis en arrêt maladie depuis le mois d'octobre parce que mon employeur ne fait toujours rien pour nous protéger, ma collègue et moi, contre une manager harceleuse qui continue de se pavaner en toute impunité. Je suis donc allée voir un avocat avec mon classeur où j'ai répertorié dans l'ordre chronologique tous mes échanges par mail avec les RH depuis 1 an, mes arrêts maladie, mes alertes à ma supérieure hiérarchique etc etc ; il a envoyé hier une lettre recommandée à la direction en les informant que j'ai bien été victime de harcèlement moral et qu'à ce titre, je souhaite partir et être indemnisée. J'espère qu'ils vont se sortir les doigts avant que je retourne bosser (je veux partir le plus vite possible mais la procédure risque d'être longue et mon médecin ne voudra jamais m'arrêter jusqu'au mois d'avril).

 

Et donc, par-dessus le marché, ma mère, à qui j'ai signifié au mois de mai dernier par SMS que je souhaitais que le contact entre nous soit rompu et à qui j'ai bien spécifié de ne pas chercher à me contacter, est revenue à la charge. B. et moi avons tous les deux bloqué son numéro ; j'ai désactivé mon répondeur donc elle a fait avec ce qu'elle avait sous la main : le répondeur de B. Entendre sa voix m'étant très pénible, je me suis bouché les oreilles pendant que B. écoutait le message. Lui n'a écouté qu'un mot sur deux, mais il a tout de même glané les mots "gendarmerie", "justice", "aller sur le lieu de travail de Dawn Girl ou à l'école d'Alice". Il y a deux ans, elle a déjà laissé des messages vocaux insultants et calomnieux, qui m'ont plongée dans un état de stress et d'angoisse comme jamais je n'avais connu de ma vie. Je vis avec la peur qu'elle appelle le 119 ou qu'elle aille voir les flics en racontant n'importe quoi, que même si ses propos sont du délire complet elle soit crue et qu'on nous arrache Alice, bref j'en ai ras le pompon de vivre dans le stress et l'angoisse à cause d'une personne qui devrait représenter la sécurité et l'amour inconditionnel, et qui au lieu de ça représente la négativité, l'écrasement, et surtout son immaturité de merde qu'elle n'a jamais résolu et elle préfère me pourrir la vie au lieu de regarder ses traumas en face. J'en. Ai. Ras. Le. Bol.

 

N'ayant ni le temps ni l'énergie de me rendre en gendarmerie et risquer de me faire jeter, je suis passée par une plainte par courrier adressé au Procureur de la République en LRAR. Je n'arrive pas à savoir si elle en sera avisée au cas où la plainte est classée sans suite. Je m'en fous qu'elle soit classée sans suite, ce que je veux c'est qu'elle soit reçue par un flic qui va lui dire de me laisser en paix. De laisser B. et Alice en paix et de ne plus jamais me contacter, comme je le lui ai gentiment demandé il y a 7 mois. Je ne veux pas d'argent. Je veux qu'elle sorte définitivement de ma vie et qu'elle aille faire chier quelqu'un d'autre. Je veux que ma plainte lui fasse peur et qu'elle arrête ses putains de messages vocaux. C'est tout.

 

Je sais que je prends le risque qu'elle s'enflamme encore plus, mais je ne pouvais pas ne rien faire. Et si jamais elle n'est pas informée de ma plainte, je crois que je n'ai plus aucun moyen pour l'empêcher de se pointer chez moi, à mon travail ou d'aller raconter de la merde au 119. Et ça, ça m'angoisse...

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