Les zamis, je suis officiellement en état de décomposition avancée ah non ça je l’ai déjà dit atteinte de l’addiction à internet. Ou au téléphone. Ou à Facebook. Ou tout ça à la fois. En tout cas mon corps commence à rejeter les écrans ; je le ressens vraiment physiquement.

J’avais déjà senti qu’il y avait un problème au mois de septembre, durant mon séminaire professionnel : je me suis réveillée le premier matin avec un œil rouge, mais vraiment ROUGE écarlate ; le truc qui met trois jours à passer ; j’étais vraiment gênée :-S Je me suis dit que les gens allaient imaginer que je me droguais. Après coup je me suis demandée s’il n’y avait pas un rapport avec le fait d’être sur mon téléphone dès 6 heures du matin, et jusque tard dans la nuit (on se tapait des journées de fou avec des nuits courtes ; et dans une chambre d’hôtel on s’ennuie).

Je n’ai pas de connexion internet chez moi (bled paumé + vieille bâtisse = ça ne passe pas). Je passe donc beaucoup de temps sur mon téléphone. Beaucoup trop de temps. Si je ne fais pas attention, j’y passe des soirées entières ; quasiment toute ma pause déjeuner le midi et même un peu au boulot quand mon patron n’est pas là. 90 % du temps je suis sur Facebook.

Il y a quelques temps, je me suis tapée un gros mal aux yeux. Pendant plusieurs jours. J’avais beau prendre du Doliprane, ça ne me faisait pas grand-chose. Ca a fini par passer. Puis ça a été des maux de tête. Trois jours d’affilée.

C’est là que j’ai réalisé que j’étais accro. Quand je ne suis pas sur mon téléphone, je ne sais pas quoi faire de mes mains. J’ai pourtant une fille… Bref je crois que je suis passée au stade « addiction » depuis un petit moment déjà. J’essaye donc de faire des efforts ; de ne plus passer mes soirées dessus ne serait-ce que par respect pour l’homme qui partage ma vie. Mais j’ai tendance à compenser par des jeux de gestion du temps sur mon ordi, ce qui n’est pas mieux au final. J’ai vraiment du mal à rester en place si je ne suis pas dans un autre monde. Ce qui traduit un malaise, blablabla.

Alors vous allez me dire que comme toute addiction, il faut se soigner. L’ennui c’est que j’ai déjà pas mal de rendez-vous médicaux sur mon seul jour de repos hebdomadaire. Je n’ai pas perdu de vue les coordonnées de la psychologue que mon médecin m’a recommandée l’année dernière et j’ai bien l’intention d’aller la voir. Mais en attendant je dois me débrouiller par mes propres moyens. Je vais déjà parler de ma peur de l’avion et (sans doute) évoquer mon émétophobie à l’hypnothérapeute le mois prochain. Le reste suivra j’espère si je ne meurs pas avant. Je suis convaincue que la peur de la mort englobe tous mes problèmes.